11/12/2011
A la recherche des arches perdues
Le pont de Sommières
Redécouverte d’un pont antique habité
Sophie Aspord-Mercier et Laurent Boissier
Editions errance
C’est en cherchant un guide sur Mexico, où je dois me rendre en février, que j’ai trouvé, dans l’excellente librairie bruxelloise « Filigrane », ce petit livre sur Sommières, son pont, et Vidourle, personnalité forte de la région.
Le tout avec un excellent DVD intitulé « à la recherche des arches perdues du pont de Sommières ».
Sommières ville médiévale, entre Cévennes et mer, en partie bâtie sur la moitié du pont construit par les Romains au début de notre ère.
Tout le monde, à Sommières, savait que les sept arches visibles du pont ne représentent qu’une partie de celui-ci. Le film nous identifie, grâce à des cameras infrarouges, et en 3D, au moins vingt arches. Le film nous montre également comment la ville médiévale s’est construite, sur, puis autour, du pont.
Vidourle, que je connais surtout pour son entrée dans la mer, par l’étang du Ponant, « frontière » entre La Grande Motte et le Grau du Roi. Vidourle célèbre pour ses « vidourlades » qui ont si souvent inondé Sommières, au moins depuis 1336. Le livre contient des photos qui illustrent bien le phénomène en 1958 et 2002.
Un des ponts antiques les mieux conservés. Le plus long de la Gaule romaine narbonnaise, avec ses 190 mètres, dont le Conseil municipal demandait, en 1908, la destruction et le remplacement par un pont métallique sans pilier. Demande chiffrée par les services de l’Etat en 1923…Demande refusée, car ce n’est pas le pont qui cause les inondations ! Comme l’écrivait en 1745 l’ingénieur Henri Pitot : «anciennement l’eau pouvait passer sous les 18 arches, elle ne peut passer aujourd’hui que sous six. L’avidité des particuliers riverains, qui travaillent toujours à augmenter leurs possessions aux dépens du lit du fleuve est très nuisible ». Des constructions dans des zones inondables ?
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyages
10/12/2011
la lecture est comme une drogue
Liquidation
Imre Kertész
Prix Nobel de littérature 2002
Editions "Actes Sud", collection "Babel" (poche) n°707
J'avais acheté ce petit livre pour lire dans l'avion pour Budapest, pendant le semestre de présidence hongroise de l'Union européenne.
Attiré par une lecture plus urgente, un rapport officiel...ou un roman policier à terminer, je l'avais mis de coté. Il méritait que je le retrouve dans ma bibliothèque.
Un éditeur essaie de retrouver le roman que son écrivain le plus admiré a, assurément, écrit, avant de se suicider.
Pour cela il retrouve la dernière maitresse de celui-ci, ainsi que son épouse, dont lui même a été l'amant.
Les souvenirs des totalitarismes, de la Shoa, du communisme, ne sont jamais loin.
"La littérature est un piège qui nous retient prisonnier. Plus précisément, la lecture. La lecture est comme une drogue qui confère un agréable flou aux cruels contours de la vie".
"La vie est un vaste camp de concentration institué par Dieu sur la terre pour les hommes et que l'homme a développé en camp d'extermination de l'homme.
La grande désobéissance, c'est de vivre sa vie".
"Le véritable moyen d'expression de l'individu, c'est sa vie"
"Kürti croyait à la politique et la politique l'avait trompé, comme elle trompe tout le monde"
"Le sentiment de culpabilité est le seul véritable lien qui puisse exister entre deux personnes"
"Notre histoire était comme toutes les histoires, inexplicable et irréversible"
"L'once de mystère dont tout amour a manifestement besoin"
"Ce fatras qui porte le nom charitablement vague de "passé"
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
09/12/2011
Isabelle Huppert et Benoit Poelvoorde se donnent la réplique
Mon pire cauchemar
D'Anne Fontaine
Avec Isabelle Huppert, Benoit Poelvoorde, André Dussolier, Virginie Efira
Une comédie basé sur la rencontre improbable de deux personnages appartenant à deux mondes différents : l'une habite dans un luxueux appartement de la place du Panthéon, l'autre a peur que les services sociaux lui retirent son fils.
Cela est source de gags, dont l'essentiel se trouve dans la bande annonce.
Une satire sociale rythmée par des dialogues acérés.
A noter également le thème secondaire, mais à la mode, du sexagénaire qui redevient père, avec les problèmes posés par les efforts qu'il doit faire pour séduire sa jeune compagne.
Je ne suis pas un fan de Benoit Poelvoorde, mais je reconnais qu'il signe là une performance remarquable, face à Isabelle Hupert, égale à elle même.
La Bruxelloise Virginie Efira et André Dussolier complètent le quatuor.
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma
08/12/2011
(mauvaise) exception française
18 nouveaux membres du Parlement européen, dont 2 Français
En raison de l'application du Traité de Lisbonne, la composition du Parlement européen change un peu, avec une répartition un peu modifiée entre nationalité.
Les citoyens français auront droit à deux représentants supplémentaires.
Tout cela n'est pas une surprise et était déjà connu au moment des dernières élections européennes, en 2009.
Dans 11 des 12 pays ayant droit à des députés supplémentaires, ceux-ci sont simplement les premiers "non élus" de juin 2009.
Dans un seul pays les députés supplémentaires sont désignés par l'Assemblée nationale : la France.
Pourtant il aurait été facile de faire comme les autres pays et d'appliquer la même règle que pour l'élection des autres députés français au Parlement européen.
La Droite française a-t-elle tant de mal à accepter l'élection au suffrage universel direct du Parlement européen, non subordonné au Parlement français ?
11:30 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
07/12/2011
la vie au bureau
Coucous Bouzon
Anouk Ricard
Editions Gallimard, collection "Bayou"
Les joies de la vie de bureau, en prenant l'exemple d'une entreprise de fabrication de coucous.
Le patron est particulièrement bizarre, mais pas méchant. Les vacheries entre collègues ne manquent pas, à la hauteur des jalousies.
Avec une petite énigme policière, pour corser les choses. Un univers rendu encore plus singulier par les personnages animaliers, comme s'il s'agissait d'une fable, mais tout cela semble tellement humain.
Un humour un peu absurde qui fait sourire.
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd


