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08/12/2016

Etrange et beau

Un bruit étrange et beau

ZEP

éditions "rue de Sèvres"

 

Zep est surtout connu pour ses 14 albums de Titeuf. J'ai parlé dans ce blog de ses albums "Happy Sex" et "Happy Parents", pleins d'humour.

Il nous livre maintenant un album plein de poésie et de tendresse, réellement étrange et beau.

Un moine chartreux, ayant fait le choix du silence, mais il n'y a pas de silence "juste un bruit étrange et beau". Il quitte son monastère, pour la première fois depuis 25 ans, pour se rendre à Paris, pour un héritage qui profitera à sa communauté.

Dans le train, il rencontre une jeune femme atteinte d'une anomalie vasculaire, persuadée qu'elle va bientôt mourir, qu'il faut "profiter de la vie, elle ne dure pas".

Il n'avait pas vu de femme depuis des années.

 

"Mon père disait qu'un jardin était le reflet de notre âme..."

"Si je ne doutais pas, je n'aurais pas besoin de croire"

 

11:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

07/12/2016

L'affaire du Mediator

La fille de Brest

d'Emmanuelle Bercot

avec Side Babett Knudsen, Benoît Magimel

 

La "fille de Brest", c'est cette pneumologue qui s'est battue pour dénoncer les risques cardiaques que faisait courir le Mediator, médicament coupe faim pour les diabétiques.

Même si tout le monde connait la fin : l'interdiction, finalement, du médicament, il est impossible de ne pas être pris par ce thriller à rebondissement.

Il est rare que je puisse regarder un film de plus de deux heures sans le trouver trop long.

Film porté par l'extraordinaire Side Babett Knudsen, révélée en France par la série Borgen. Elle est tout simplement époustouflante dans sa quête des preuves de son intuition de la nocivité du Mediator. Au plus près de la souffrance de ses malades.

Pour Benoît Magimel, la vie n'est plus un "long fleuve tranquille". Il a pris du ventre, mais son talent s'épanouit au moins autant dans son personnage tourmenté qui va voir sa carrière de professeur de médecine brisé pour n'avoir pas respecté l'omerta. 

Même en sachant qu'il s'agissait d'effets spéciaux je n'ai pas soutenu la vision de l'opération à coeur ouvert, et encore moins l'autopsie ! Les spectateurs gênés détourneront, eux aussi, le regard.

Un film à ne pas manquer, pour ce qu'il raconte, pour la façon dont il est mis en scène, pour ses interprètes .

 

17:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

06/12/2016

Chacun cherche sa route

Sur la route

100 photos pour la liberté de la presse

au profit de Reporters sans frontières

 

J'ai déjà parlé sur ce blog du livre de Jack Kérouac et du film qui s'en est inspiré.

Pas sur le même trajet, mais dans le même esprit, "De New-York à Reno" de Inge Morath. 5 000km d'Est en Ouest. Des photos presque toutes en noir et blanc.

Dans l'esprit de Kérouac également, le reportage photographique de Dennis Stock : marginaux, hippies, motards... Là aussi en noir et blanc.

Larry Towell est allé photographier les réserves indiennes  d'Arizona : Navajos et Apaches.

Mais il n'y a pas que l'Amérique. En France, la route c'est le Tour de France. Pas seulement la course cycliste , même si elle donne l'occasion de partir à la rencontre de la France , et des Français.

Enfin, même si ses photos sont au début de l'album, les images colorées de la Grande Bretagne, par le célèbre Martin Parr. Formidablement kitsch.

 

Concernant la liberté de la presse, Courrier international lui consacre un dossier cette semaine. Rien de réjouissant...

 

 

18:45 Publié dans photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photos

02/12/2016

Hollande contre la Gauche ?

Le livre des trahisons

sous la direction de Laurent de Sutter

éditions PUF

 

L'heure du bilan est en train de sonner. Ce livre regroupe une quarantaine de contributions, dont une majorité venant de philosophes, sous la direction de Laurent de Sutter, auteur par ailleurs de "Métaphysique de la Putain", dont j'ai parlé dans ce blog.

Contributions à charge, parfois tellement exagérées qu'elles en deviennent ridicules.

Beaucoup de preuves de trahison par rapport à la déclaration de Hollande "mon ennemi, c'est la finance". La plus lucide est sans doute Barbara Formis, philosophe : "On ne peut pas être d'une part pour la croissance et d'autre part contre la finance". En allégeant les charges des entreprises françaises pour les rendre plus compétitives Hollande n'a créé quasiment aucun emploi...et s'est aliéné son électorat.

Mais se moquer de Fleur Pellerin qui a avoué ne pas avoir lu Modiano et "ne lire que deux livres par semaines"...

Mais reprocher comme "néocoloniale" l'intervention salvatrice au Mali qui a permis d'arrêter les djihadistes qui fonçaient sur la capitale...On sait pourtant à quel point il est difficile de reprendre une ville abandonnée à la terreur islamiste.

Autre reproche, à mon avis exagéré, celui qui concerne de ne pas avoir été assez loin en ne permettant pas la fécondation pour autrui qui aurait ainsi ainsi aux couples homosexuels hommes d'avoir des enfants. Le mariage pour tous, la possibilité d'adopter, la possibilité pour les homosexuelles femmes d'avoir des enfants, tout cela est donc considéré comme minime...

"L'histoire de la gauche peut être lue comme l'histoire d'une longue suite de trahisons, dont celles signées François Mitterrand ou Lionel Jospin". Laurent de Sutter ne devrait pas s'arrêter là. Il oublie de citer Léon Blum. La question est de savoir si tout homme au pouvoir ne trahit pas ses idéaux, et encore plus ceux de ses électeurs ?

Possible quand on lit dans la conclusion que l'exemple à suivre est "Podemos" qui se garde bien d'aller au pouvoir et se contente de bloquer toute alternative au pouvoir en place. Syriza, cité en exemple par tous les "purs" de gauche s'est heurté aux réalités du pouvoir.

Dernière proposition de la post-face : "inventer une contre-société" dans le cadre du mouvement "Nuit debout" renaissant de ses cendres...Dois-je préciser que je n'y crois pas ?

 

28/11/2016

la conjuration des patriotes

Les Philopyges

Antoine Barral

éditions Singulières

 

Philo = ceux qui aiment, ex philosophes ceux qui aiment la sagesse.

Pyges = les fesses, en particulier les callipyges dont parle si bien Brasses dans "Vénus callipyge" ("A l'heure où les faux-culs sont la majorité, gloire à celui qui dit toute la vérité")

L'action se passe à la fin du XIXe siècle, en plein affaire Dreyfus ("une profonde fracture traverse toutes les classes sociales"), au moment de Fachoda ("Hanotaux signait avec les Anglais un accord frontalier dessinant des pointillés sur un territoire africain où aucun n'avait jamais mis les pieds.), des premiers coups de pioche du futur métropolitain.

Le roman mêle habillement les personnages réels comme Déroulède qui prépare un coup d'Etat, Mallarmé, Pierre Louis, Zola, le Président Félix Faure dont la mort est relatée dans une version "hard", et des personnages de fiction, dont le héros "anarchiste pacifiste", dreyfusard résolu, dilettante , amant de la fille, libérée, d'un grand bourgeois. Certaines scènes de leurs amours sont assez "crues", en relation avec le titre.

Un roman historique, érotique, humoristique.

 

"La fille aînée de l'Eglise se vautrait dans l'orgie antisémite"

"Alimenté par sa sainte et charitable et bonne presse, le peuple de Dieu accourait pour huer Zola le vendu, Zola le traître, Zola l'Italien"

"Les opportunistes qui attisent les haines trouvent toujours des masses inconscientes pour les suivre. Le pire est que cela fonctionne encore."

"Le progrès technique, s'il est aux mains de la classe ouvrière, affranchira l'humanité"

 

 

11:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, histoire