Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/02/2019

Carolus Magnus

Charlemagne

 

Les grands personnages de l'histoire en bandes dessinées

Scénario : Clotilde Bruneau et Vincent Delmas

Historienne : Geneviève Bührer-Thierry

Story Board : Robin Recht

Dessin Gwendal Lemercier

Couleurs : Pierluigi Casolino

éditions Le Monde, Glénat et Fayard

 

Après avoir présenté les chef-d'oeuvre de la littérature en BD, Le Monde se lance dans une série sur les grands personnages de l'histoire. Et Charlemagne est incontestablement au premier rang de ceux-là !

Charles est surnommé "Le Grand", "Carolus Magnus",  par rapport à son père Pépin, plutôt petit et donc surnommé "Le Bref".

Avec ses guerriers francs, Charles part à la conquête de nouveaux territoires en bataillant contre les Lombards, les Saxons, les Avars (Duché de Bavière)

Tout le monde connait la mésaventure subie par son arrière garde en traversant les Pyrénées, attaquée par les Basques, et non par les Sarrasins, après une expédition peu glorieuse.

Son alliance étroite avec les Papes successifs lui permet d'être élu Empereur du Saint Empire Romain-Germanique qu'il veut unifier "par la foi du Christ". Une monnaie commune contribue également à l'unité de l'Empire. L'album se termine avec son couronnement.

L'occasion de rappeler quelques vérités : Charles est né dans l'actuelle Belgique. Il parlait le francique, dialecte germanique plus proche du flamand que de l'actuelle langue française. Et l'Empereur à la barbe fleurie" n'a jamais été barbu mais moustachu ou glabre.

 

 

 

 

 

18:40 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2019

Cathares à Montaillou

Montaillou, village occitan

de 1294 à 1324

Emmanuel Le Roy Ladurie

Folio Histoire

 

J'avoue que je n'avais jamais lu ce célèbre livre, publié en 1975, du non moins célèbre Emmanuel Le Roy Ladurie, remettant toujours à plus tard ce que je redoutait comme un pensum.

Il y a actuellement une controverse parmi les historiens occitans sur l'existence des Cathares. Une médiéviste universitaire à Montpellier affirme même qu'ils ne sont qu'une invention d'un moine du Moyen-âge.

Le livre de Leroy est tiré d'un document de l'évêque et inquisiteur de Pamiers, Jacques Fournier qui poursuit les hérétiques de sa région. Il nous fait revivre la vie de ces paysans occitans du XIVe siècle.

Montaillou est un petit village de la haute Ariège, à 1300 mètres d'altitude. Les bergers montent l'été dans les pâturages d'altitude, et passent sans problème sur le versant espagnol, où quelques "parfaits" trouvent refuge dans leur fuite de l'inquisition.

Le curé, catholique qui joue double-jeu, est "gourmand comme un psychanalyste en mal d'honoraires."et "a moins de coeur que de gésier."

"L'écart des fortunes peut aller de un à cinquante..."

 

 

 

08:18 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire

19/01/2019

Espagne, juillet 36

La guerre civile espagnole

Paul Preston

Adaptation et illustrations : José Pablo Garcia

édition Belin

 

Paul Preston, historien britannique, docteur en Histoire d'Oxford, enseignant à la London School of Economics, spécialiste de l'histoire de l'Espagne contemporaine. Je trouve que le titre d'un de ses autres ouvrages "Une guerre d'extermination" s'applique mieux aux évènements survenus en Espagne lors de cette période. Il ne s'agissait pas d'une "guerre civile", mais d'une guerre de militaires rebelles, avec des troupes marocaines comme fer de lance, soutenus par Hitler et Mussolini,  contre d'autres militaires ("70% des généraux et un peu plus de la moitié des colonels restèrent fidèles à la République"), et surtout contre une population civile mal armée pour se défendre.

"On estime que le nombre des assassinats en zone franquiste est trois à quatre fois supérieur à celui des assassinats en zone républicaine." "Franco qualifiait de "rédemption morale" les tueries qui suivaient la prise de nombreuses villes."

Pour expliquer, Preston remonte au début du XIXe siècle avec l'antagonisme entre une bourgeoisie progressiste d'un côté et de l'autre la noblesse terrienne et l'Eglise. J'ai déjà eu l'occasion de parler de la Constitution libérale, la Pepa adoptée à Cadix en 1812,  annulée par Ferdinand VII.

 

"La dépendance vis-à-vis d'un marxisme français rigide et simpliste que promouvait l'inflexible leader Pablo Iglesias porta préjudice au parti socialiste."

"En 1939, 70% de l'opinion britannique était favorable à la République, alors que le gouvernement conservateur était partisan de Franco."

"En refusant à la République le droit d'acheter des armes, les Britanniques se dispensaient d'aider les forces révolutionnaires."

"Franco concéda aux Allemands d'importantes richesses minières et des droits d'exploitation."

"Fin octobre 36, un peloton franquiste exécuta 14 prêtres basques.Ni le Vatican, ni les hiérarques de l'Eglise espagnole ne condamnèrent les exécutions."

"L'Eglise vit ses efforts au service de la cause rebelle récompensés par le contrôle exclusif de l'éducation."

 

08:37 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire, espagne

17/01/2019

De Charles X à Louis-Philippe

L'été des quatre rois

Camille Pascal

Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2018

éditions Plon

 

Quatre rois : Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe. Difficile de maintenir le suspens puisque l'on connait la fin. Restent toutes les péripéties pour y parvenir.

Juillet 1830 : Charles X, poussé par les ultras, "plus royalistes que le roi", publie des "Ordonnances" mettant en cause, entre autres,  la liberté de la presse, le corps électoral...Contrairement aux assurances de son premier ministre, Polignac, le peuple de Paris se révolte.

Hugo, Stendhal, Dumas, sont témoins. Lafayette, Thiers, Chateaubriand, Talleyrand, Guizot sont acteurs.

Quand Charles X se résigne à abdiquer, il nomme pour lui succéder, non pas le Dauphin, son fils, qu'il considère comme incapable, mais son petit-fils, le Duc de Bordeaux,  fils posthume de son fils ainé, le Duc de Berry.  Il est exagéré d'écrire qu'ils succéderont sur le trône à Charles X. Le Dauphin, restera Duc d'Angoulême,  sans jamais devenir Louis XIX, sauf le temps d'abdiquer en faveur de son neveu. Et le petit Duc de Bordeaux, malgré tous les efforts de sa mère, Duchesse de Berry, devra se contenter d'être le dernier prétendant au trône de la branche aînée des Bourbons. Pour Louis-Philippe, l'Histoire se terminera dix-huit ans plus tard.

 

"L'homme avait été un si piètre préfet de police sous l'Empire que de tels états de service méritaient, à eux seuls, la confiance des Bourbons qui la plaçaient toujours mal."

"Le roi régnait par la volonté de dieu."

"Le Duc d'Orléans offrait un compromis possible pour une France éprise de liberté mais fatiguée des convulsion historiques."

"La Chaussée d'Antin ne voulait pas davantage de la République que le Faubourg Saint-Germain"

"La popularité est à la politique ce que l'encens est au culte des dieux."

"Les rues misérables qui lapaient depuis des siècles les murs du vieux Louvre."

"Ces privations qui assombrissent une vieillesse et déplaisent souverainement aux femmes jeunes."

 

 

08:01 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, histoire

15/12/2018

Bohême-Moravie

Munich

Robert Harris

éditions Plon

 

Septembre 1938. Mussolini a servi d'intermédiaire entre Chamberlain et Hitler afin de trouver un accord sur les Sudètes, cette partie de la Tchécoslovaquie majoritairement peuplée de citoyens d'origine allemande, mais attribuée à la toute nouvelle Tchécoslovaquie,  après la Première Guerre mondiale.

Daladier, Président du Conseil des ministres,  est également invité. Il parlera rapidement de "traquenard". Robert Harris lui attribue un rôle très effacé.

Le chantage d'Hitler est simple : soit les Tchèques quittent les Sudètes, soit c'est la guerre. Seulement vingt ans après la fin de la grande tuerie. La France et le Royaume-Uni avaient promis, par Traités, de défendre la Tchécoslovaquie contre d'éventuels agresseurs. La diplomatie française, passant des accords de défense multiples, est en complète contradiction avec la stratégie de l'Etat-Major, entièrement défensive.

Les opinions publiques française et britannique ne veulent pas "mourir pour les Sudètes." Les foules acclament Chamberlain et Daladier à leur retour dans leur capitale respective. Chamberlain semble penser sérieusement avoir sauvé la paix. Daladier, plus lucide, déclare en petit comité "Ah les cons, s'ils savaient". Il était persuadé qu'il se ferait conspuer à son retour en France. L'Assemblée nationale approuve massivement l'accord de Munich.

Churchill, adversaire de Chamberlain au sein du parti conservateur déclare : "Ils avaient le choix entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre."

Dommage que Robert Harris ne reprennent pas ces citations de Daladier et Churchill.

Moins de six mois plus tard, Hitler raye de la carte d'Europe la Tchécoslovaquie en instaurant un protectorat allemand sur la Bohème-Moravie, et en donnant son indépendance à la Slovaquie, dirigée par un gouvernement pro-nazi.

D., de Robert Harris sur l'affaire Dreyfus,  est un de mes livres préférés. J'ai été un peu déçu par Munich qui n'est pas mauvais quand même.

 

"Chamberlain était aussi égocentrique que Hitler : le Premier ministre amalgamait toujours l'intérêt national et lui-même."

 

 

08:49 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, littérature