Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/10/2019

1515

François 1er

Scénario : Dobbs

Historienne : Florence Alazard

dessin et couleur : Chaiko

Les grands personnages de l'histoire en bandes dessinées

Le Monde / Glénat / Fayard

 

Tout le monde connait 1515, Marignan, date facile à mémoriser. 1525, Pavie est une date essentielle mais moins présente dans la mémoire nationale car Pavie est une bataille perdue, comme Marignan aurait pu l'être. Tellement perdue que le roi est fait prisonnier. Une défaite qui coûtera à la France une forte rançon et la mise en gage à Madrid des fils du roi, dont le futur Henri II qui en gardera un très mauvais souvenir. Et pour la France la perte de la Bourgogne et la fin des ambitions sur le Milanais et Naples.

L'album souligne la confrontation entre le roi et la noblesse qui cultive une culture du "mécontentement". Conflit permanent également avec le "parlement".

Les auteurs ont décidé d'arrêter le récit en 1534, alors que François 1er a régné jusqu'en 1547,  afin de mieux décrire les scènes depuis l'enfance jusqu'au départ de Jacques Cartier vers les Amériques. Laissant ainsi de côté la naissance de la controverse religieuse. "Les membres du Parlement s'opposent à la clémence toute particulière manifestée envers les hérétiques." "Il est grand temps que le parlement comprenne  qu'il n'est en rien autorisé à se mêler d'affaires d'Etat et qu'il doit s'en tenir à son rôle judiciaire." Querelle que l'on retrouvera sous Louis XV et Louis XVI.

L'album montre bien l'opposition entre François et Charles Quint, tous deux tentant d'amener Henri VIII dans leur camp.

Il montre également les trois femmes de grande influence : sa mère, Louise de Savoie, régente du royaume quand son fils est à la guerre, ou prisonnier. Elle négociera la paix, "la paix des dames " avec les Habsbourg. Sa soeur Marguerite devenue Marguerite de Navarre par son mariage avec le Roi de Navarre. Elle est restée dans l'histoire sous ce nom. Et enfin Anne de Pisseleu, devenue favorite après le décès de la reine Claude.

 

 

11:47 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire

11/09/2019

"père la victoire" ou "perd la victoire ?"

Clemenceau

Scénario : Renaud Dély

Historien : Jean Garrigues

Dessin : Stefano Carloni

Storyboard : Chris Regnault

Couleurs : Gabriela S. Hamilton - Arancia Studio

Les grands personnages de l'histoire en Bandes Dessinées

le Monde / Glénat / Fayard

 

Le "tigre", le "premier flic de France", Clemenceau est incontestablement un des "grands personnages" de l'histoire.

Médecin, à la tête du dispensaire de Montmartre, mais opposé à Pasteur parce que celui-ci était bonapartiste et catholique.

Elu député de Montmartre avec un vrai programme radical : suppression du Sénat (il abandonnera cette revendication plus tard, et deviendra sénateur du Var : "le temps de la réflexion, c'est le Sénat"), instauration d'un impôt sur le revenu, et d'une pension de retraite pour les vieux travailleurs. Anticolonialiste, et donc opposé à Jules Ferry. Militant pour l'abolition de la peine de mort.

Il devient ministre, de l'intérieur,  à 64 ans, et "Président du Conseil" la même année. "Premier des flics", il réprime fermement les grèves ouvrières, en particulier dans le Pas-de-Calais. Il suscite la création de la police scientifique et de brigades spécialisées dans la lutte contre le gangstérisme (les "Brigades du Tigre").

Persuadé que l'Allemagne prépare la guerre, il s'oppose à Jaurès.

Après une éclipse de 18 ans, il redevient Président du Conseil à 76 ans. Il multiplie les visites au front, consacrant un tiers de son temps à la visite des tranchées.

Ses adversaires feront campagne contre lui, lui reprochant d'avoir trop cédé lors des négociations du Traité de Versailles, le surnommant "le perd la victoire".

Il terminera sa carrière politique par l'échec de sa candidature à la Présidence de la République, alors élu par les seuls parlementaires qui ne voulaient pas à ce poste d'un homme trop fort.

 

"Toute existence ne prend sens que si elle est, jusqu'au bout, révolte contre l'ordre des choses" (Clemenceau père)

"Délivrer l'homme des chaînes de l'ignorance, l'affranchir du despotisme religieux, politique, économique."

"Depuis la Révolution nous sommes à la recherche d'un régime stable. Il y a un principe sur lequel nous ne pouvons pas transiger : c'est celui qui implique qu'un candidat ayant obtenu moins de voix que son concurrent soit élu." (mais si, ça existe, Trump élu président avec deux millions de suffrages de moins que sa concurrente)

 

08:28 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire

28/08/2019

De la Macédoine à l'Indus

Alexandre le Grand

scénario : David Goy et Luca Blengino

historien : Paulin Ismard

dessin : Antonio Palma

couleurs : Flavio Dispenza-Arancia Studio

Les grands personnages de l'histoire en bandes dessinées

Le Monde, Glénat, Fayard

 

Les Macédoniens étaient-ils Grecs ? Ils le sont devenus sous le règne de Philippe, père d'Alexandre.

Les ambitions d'Alexandre III de Macédoine étaient plus élevées : non seulement conquérir l'empire perse, mais unifier les deux civilisations, en imposant les mariages mixtes, et en intégrant les élites locales.

L'album parle très peu de la suite, de l'éclatement de l'empire dès la mort d'Alexandre, le partage entre ses généraux, le plus célèbre étant Ptolémée, créateur d'une nouvelle lignée de pharaons, ancêtre de la fameuse Cléopâtre.

Alexandre "le grand" était petit et ne reculait pas devant les massacres de population.

L'histoire est racontée,  dans cet album, par deux anciens de l'armée d'Alexandre : un admirateur, et l'autre beaucoup plus critique. Ce qui donne une vision plus équilibrée.

 

 

 

08:38 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire

13/08/2019

Au nom du peuple

Robespierre

Scénario : Mathieu Gabella

Historien : Hervé Leuwers

Dessin : Roberto "Dakar" Meli

Couleurs : Chiara Zeppegno - Arancia Studio

Les grands personnages de l'histoire en bandes dessinées

Le Monde - Glénat - Fayard

 

Hervé Lewers, professeur d'histoire moderne à l'université de Lille, directeur des "Annales historiques de la Révolution française", s'est attaché à replacer Robespierre dans le contexte d'une époque hors du commun, en rappelant les principales prises de position qui marquent le cheminement politique de l'"incorruptible".

Robespierre est probablement un des personnages de l'histoire de France parmi les plus controversés. Ange ou démon ?

"Il défend l'accès des protestants et des juifs à la citoyenneté, s'indigne de l'esclavage, s'oppose, en vain, à ce que le droit de vote soit accordé sous condition d'impôt. Il échoue également à faire abolir la peine de mort."

Hervé Lewers souligne que Robespierre n'était pas seul au Comité de Salut Public, et pas le plus intransigeant.

Au début de Thermidor an II,  trop de députés se sentent menacés. La majorité considère que le péril extérieur s'étant éloigné, la "grande terreur" doit cesser".

En 89, il est élu dans son département du Pas-de-Calais, en 92 il se fait élire à Paris, en s'appuyant sur "le peuple" prêt à manifester, et même à s'insurger.

"Il n'y a plus que deux partis en France, le peuple et ses ennemis" (Robespierre). La question qui reste ouverte aujourd'hui est "qui peut prétendre être le peuple ?, ou son seul représentant ?"

 

 

15:16 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire

31/07/2019

La Raison au service de la Justice

Ne tirez pas sur le philosophe !

Frédéric Lenormand

J.C. Lattès

 

L'éditeur de Frédéric Lenormand le présente comme le "San Antonio du thriller historique", ce qui est placer la barre un peu haut. Le style est vif et plein d'humour, très agréable à lire. L'énigme policière est secondaire, comme cela était le cas avec Frédéric Dard.

Ce roman met en scène un Voltaire menant l'enquête en se basant sur la raison, face à Madame du Châtelet plus intuitive. Ils aboutiront aux mêmes résultats.

Le livre est une occasion de rappeler la vie quotidienne au temps de Louis XV.

 

"Je suis le Don Quichotte des malheureux" (Voltaire)

"L'Eglise n'interdisait plus l'examen des trépassés, pourvu qu'on s'abstînt d'y chercher l'emplacement de l'âme ou le secret de la vie."

"Quand on n'est plus très beau ni très jeune, on a intérêt à être très propre."

 

08:00 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, histoire