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26/03/2017

60 ans...

Il y a 60 ans naissait le "marché commun" entre six pays. Depuis, ce marché est devenu "unique". Pour que la concurrence au sein de ce marché ne soit pas faussée, des normes communes ont été adoptées. Souvent à la demande des producteurs français, de fromages par exemple.

Ces normes communes ont débouché, depuis 30 ans sur une politique commune de protection des consommateurs.

Malheureusement, la vérification que la concurrence n'était pas faussée a débouché principalement sur l'interdiction des subventions nationales ou locales, alors que les dumpings fiscaux et sociaux faussent bien plus cette concurrence. Il n'a pas été possible d'y mettre fin.

Il est certain que, 60 ans plus tard, l'Union européenne est arrivée bien au delà de l'union douanière de départ. Beaucoup d'autres pays l'ont rejoint. Parfois essentiellement pour bénéficier du grand marché et participer à la définition des normes communes.

Les pays qui veulent aller plus loin dans la mise en commun de leurs politiques doivent pouvoir le faire sans être bloqués par ceux qui ne veulent pas, comme cela a été le cas pour la monnaie commune.

En particulier il est urgent que les politiques de sécurité, et de défense,  soient mieux mises en commun et mieux intégrées.

 

11:45 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

15/03/2017

Un parlement de la zone Euro ?

L'idée d'un parlement de la zone euro refait surface. Bonne idée, mais pourquoi proposer qu'il soit composé de parlementaires des parlements nationaux.

Il y a un parlement,  européen,  composé de cette façon : l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Vous ne conaissez pas ? Vous n'êtes probablement pas seul(e) dans ce cas.

Jusqu'en 1979 le Parlement européen, celui de la Communauté, puis de l'Union européenne, était composé de membres des parlements nationaux. Résultat : peu d'activités à cause du cumul des mandats !

Il y a un parlement européen élu au suffrage universel direct. Pour en faire un parlement de la zone euro, il suffit de réunir, dans les locaux du parlement européen,  les parlementaires européens des seuls pays ayant l'Euro pour monnaie commune, aussi bien en commission qu'en séance plénière.

Resterait le problème du pouvoir du parlement face au Conseil composé des ministres des Etats membres. Quand on connait le pouvoir du parlement français face au gouvernement, il n'y a pas vraiment de leçon à recevoir de ce coté.

Ce qui semble évident, c'est que le maintien d'une monnaie commune suppose un minimum de convergence économique, en particulier les critères adoptés d'un commun accord. Par exemple ceux limitant les déficits.  Il faudrait faire plus, notamment adopter des règles empêchant le dumping fiscal...

 

18:35 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

26/06/2016

Ils ont voté...et puis après ?

Comme le chantait Léo Férré, il y a bien longtemps de ça...

Je suis ébahi devant le titre en Une du Monde "L'Union européenne peut-elle se relever ?"

Il me semblait que l'Union européenne existait avant d'être rejointe par le Royaume-Uni !

Il m'a semblé, au cours de toutes ces années, que le Royaume-Uni était plus un frein qu'un élément moteur, cherchant, depuis le premier jour, à changer les règles communes...ou à en être exempté.

Il me semble que les conséquences seront plus importantes pour le Royaume-Uni que pour l'Union européenne. C'est la Livre Sterling qui a chuté, pas l'Euro. De nombreuses entreprises envisagent de quitter le Royaume-Uni pour le "continent", pas l'inverse.

Conséquences concrètes pour cet Anglais retraité, installé dans le sud de la France: sa retraite, en sterling vient de perdre 15% de sa valeur, son passeport n'est plus européen, il devra demander un permis de séjour, etc.

Le reveil a d'autant plus une allure de "gueule de bois" que le leader du UKIP a reconnu qu'un de ses slogans phares de la campagne était vide de sens.

Ils l'étaient quasiment tous, et j'ai été atterré par les arguments que j'ai entendu de la part des partisans du BREXIT. Par exemple, que l'Union européenne allait ruiner la sécurité sociale britannique...

La presse britannique anti-européenne se déchaîne contre l'Europe depuis toujours avec les arguments les plus démagogiques, digne du Front National.

Combien de fois ai-je du expliquer que la "bureaucratie de Bruxelles", ne décide rien, que les décisions sont prises par les ministres et par le Parlement européen, et non par d'obscurs fonctionnaires, moitié moins nombreux que les fonctionnaires de la ville de Londres ! Et que la moitié d'entre ceux sont des traducteurs ou des interprêtes car l'anglais n'est pas l'unique langue de l'Union européenne, n'en déplaise aux Anglais. Combien de fois m'a-t-il fallu expliquer que la réglementation européenne était indispensable à ce "marché unique" qui était la seule raison pour les Britanniques de rejoindre la Communauté européenne ?

Comment ne pas être choqué par la campagne sur l'immigration des partisans de la sortie de l'UE, avec photos de colonnes de réfugiés à la clef ? Il n'y aura plus personne fuyant les guerres et la misère parce que la Grande- Bretagne a quitté l'UE ? Ils cesseront de s'entasser à Calais dans des abris de fortune ? Mensonges et démagogie, dignes du Front National et de Donal Trump.

Et maintenant ? Pour nous, les Européens ?

Je vois beaucoup d'appels à renforcer l'Europe des Nations. Voie sans issue qui renforcerait les égoïsmes nationaux. 

Je vois beaucoup d'appels à renforcer l'axe franco-allemand. Je pense qu'il ne faut pas négliger les autres. En particulier l'Italie, dont le Premier Ministre a fait des propositions concrètes de relance. Relance économique et institutionnelle.

Je vois beaucoup d'appels à renforcer la démocratie. Cela passe par plus de pouvoirs donnés au Parlement européen. Malheureusement, ce n'est jamais la France qui a été à la pointe des propositions dans ce domaine, mais le Chancelier Kohl...Il est vrai que notre Parlement national est bien faible face à l'exécutif, même sans 49.3 ! Et que nie des parlements nationaux ont beaucoup plus de pouvoir que le notre sur les décisions prises par les ministres dans les réunions européennes.

Les choses ne peuvent pas continuer à l'identique ? Certainement ! 

Il faudrait mettre fin au dumping fiscal et social, dont Londres était un des plus beaux exemples. Malheureusement pas le seul...

Il faudrait un vrai budget européen qui ne serait pas limité à 1% de la richesse des pays de l'Union, ne dépendant pas de la bonne volonté des Etats membres, et capable d'organiser une véritable solidarité au sein de l'Union.

Il faudrait la mise en place de véritables politiques européennes concrètes et visibles pour les Européens, comme ERASMUS.

Il faudrait une mise en commun de projets qui aboutiraient mieux s'ils étaient entrepris au-delà de l'échelle nationale, comme l'Agence Spatiale Européenne...

Il faudrait que les pays de la zone EURO revoient les règles du "pacte de stabilité" afin de permettre des politiques communes de relance, quand cela est nécessaire.

Il y a beaucoup de choses à faire, sans les Anglais, mais, peut-être dans quelques années avec les Ecossais !

 

14:56 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, brexit

09/05/2016

9 mai : journée de l'Europe

Que faudrait-il faire pour que les gens comprennent que face aux problèmes mondiaux actuels l'Union européenne serait plus forte unie que divisée ? Qu'aucun Etat membre, même la France, ne peut faire face seule. Que la souveraineté n'est réelle que partagée. Qu'unie l'Union européenne est la première puissance économique du monde.

Comment faire comprendre aux pays de l'Europe centrale que l'Union européenne, ce n'est pas seulement des subventions en contrepartie de l'ouverture de leurs marchés ?

Peut-être le Brexit serait l'électrochoc indispensable ? J'en suis désolé pour mes amis Britanniques, mais la sortie de leur pays de l'Union européenne leur créerait de tels problèmes que cela ferait taire Madame Le Pen et ses amis, au moins sur ce thème.

Le fonctionnement de l'Union européenne a bien des lacunes, et il faudra beaucoup travailler pour y remédier. La solution n'est-elle pas plus et non pas moins d'Europe ?

 

20:27 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

11/04/2016

Décrypter l'accord transatlantique

Pourquoi Bruxelles brade l'Europe ?

Charlotte Dammane

éditions Hikari

 

J'ai connu Charlotte à une époque où elle portait son nom de jeune fille...puisqu'elle n'était pas encore mariée. Elle était l'assistante de Kader Arif, alors parlementaire européen, membre actif de la commission du commerce extérieur. Elle l'a suivi à son cabinet de ministre des anciens combattants. Beau symbole pour ce fils de harki !

Quand Charlotte m'a informé de la sortie de son livre, je lui ai répondu "Bruxelles", je ne sais pas qui sait. Raccourci habituel, et agaçant, des médias.

A la lecture du livre, la charge porte clairement contre la Commission européenne, bouc-émissaire bien pratique. 

Je n'ai jamais travaillé à la Commission européenne. Je travaillais au Parlement européen. Il me faut donc préciser que la Commission ne décide de rien. Elle propose au Conseil (les représentants de nos 28 Etats membres), ainsi, dans la plupart des cas au le Parlement européen.

La Commission est chargée de négocier au nom de l'Union européenne. Est-il possible d'imaginer 28 négociateurs européens ? Sans parler des ONG qui rêvent d'être présentes pour surveiller les négociateurs.

Les Etats membres donnent à la Commission un mandat. Et elle rend compte à chaque étape, au Conseil et au Parlement. Si la Commission parvient à un accord avec un éventuel partenaire, celui-ci est soumis à l'approbation de chaque Etat membre + du Parlement européen. L'exemple récent de l'accord avec l'Ukraine montre que rien n'est acquis d'avance, et qu'un seul Etat, ou le Parlement européen, peut tout bloquer.

Concernant les négociations avec les USA pour un accord transatlantique, les partis, ONG et médias opposés par principe se sont déjà largement déchaînés. En particulier au moment des élections européennes. Comme si, par principe, un tel échange ne pouvait être que mauvais. Comme si, par postulat, l'Europe était "bradée". Comme si les Etats membres allaient oublier leurs intérêts économiques, et la sensibilité de leur électorat sur ces questions.

Charlotte pose d'entrée la question : "qui gagnera ?". Vraiment pas possible d'imaginer un accord gagnat/gagnant ?

Principaux problèmes : respect des normes, en particulier sanitaires, européennes, "exception culturelle", service public, produits "sensibles" qui seraient en difficulté face à une concurrence américaine, protection des "indications géographiques", accès aux marchés publics et surtout la question de l'arbitrage en cas de désaccord.

Charlotte Dammane a raison d'attirer l'attention sur tous ces problèmes...loin d'être résolus ! Au point que je me demande si je verrai de mon vivant la conclusion positive de ces négociations.