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09/05/2022

Communucants, lobbyistes, conseillers

à l'oreille des politiques

enquêtes et rédaction : Aurore Gorius

Dessins : Vincent Sorel et Vincent Mahé

éditions "La revue dessinée"

 

Les "politiques", ceux qui sont élus et ceux qui aspirent à l'être, sont entourés par les militant-e-s, mais aussi, à un certain niveau,  par des professionnels de la communication.

Dans une société de l'image, les "communicants" ont un rôle essentiel. Souvent leurs conseils, même largement facturés, sont de simples remarques de bon sens. Au cours de ma vie au Parlement européen,   j'ai remarqué que les femmes comme les hommes politiques étaient capables d'une grande capacité d'analyse lucide...sur les autres, et beaucoup moins sur eux mêmes. Un problème d'ego, sans doute. Comment ne pas avoir un ego un peu plus gros que les autres quand on est candidat-e aux suffrages ?

Les lobbyistes ne sont pas utiles aux politiques. Je dirai même nuisibles. Ils encombrent les politiques avec leurs textes et leurs amendements déjà rédigés, éventuellement des listes de vote toutes prêtes...et ça se voit ! Je range les syndicats, à commencer par le lobby patronal, dans cette catégorie.

Le chapitre sur "les conseillers" portent sur le "cercle rapproché", constitué essentiellement d'énarques (souvent de la même "promotion"), éventuellement de polytechniciens (en perte de vitesse sauf dans les ministères techniques) , de Normaliens agrégés (pour écrire les discours), ou d'anciens d'écoles de commerce comme HEC.

 

"La guerre ne peut être victorieuse que si elle est gagnée psychologiquement" (général Jean De Lattre de Tassigny)

"L'idée est d'avoir des gens avec la même culture et le même niveau intellectuel que les journalistes"

"Une foule ne pense pas puisque seules les pulsions inconscientes s'expriment"

"Havas coaching a élargi son champ pour offrir du "digital coaching" : gestion de twitter, de Facebook, d'un blog"

"Aux Etats-Unis, pendant que le nombre de communicants ne cesse d'augmenter, celui des journalistes décroît constamment"

"Il y a dans la capitale belge autant de lobbyistes que de fonctionnaires européens"

"La fabrique du doute : cette technique consiste à manipuler l'opinion et les décideurs politiques en entretenant de fausses polémiques scientifiques"

 

18:46 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, politique

27/04/2022

Procès de Pétain, procès de la collaboration

1945

Le procès de Pétain

scénario : Philippe Saada

scénario et dessin : Sébastien Vassant

dossier historique : Farid Ameur

édition : Le Monde et Glénat

 

Un peu plus d'un an après le débarquement en Normandie, un an après la libération de Paris, trois mois après la capitulation de l'Allemagne nazie, le Maréchal, 89 ans,  se trouve devant un tribunal très politique.

Défilé de témoins, acquis à l'accusation ou à la défense. Aucun n'est neutre.

Thèse de l'accusation : Pétain a totalement collaboré avec l'ennemi. Hypothèse que j'ai entendu, enfant, de la part de mon père : Pétain un vieux réactionnaire qui a profité de la défaite pour prendre le pouvoir et mettre ses idées de Droite extrême en pratique. "La République est morte, cela vaut bien un défaite" (le Procureur Mornet)

Thèse de la défense : il a évité le pire aux Français. Hypothèse que j'ai entendu, enfant,  de la part d'une de mes grands-mère : le Maréchal et le Général de Gaulle étaient complices pour se partager les rôles.

 

"l'indemnité d'occupation de deux milliards par jour que payent les Français pour entretenir les troupe allemandes est excessive."

"la demande par Hitler que la France leur livre les réfugiés allemands qui avaient fui le régime nazi, c'est le premier déshonneur du régime de Pétain"

"Pétain multiplia les communiqués" ; "il pouvait au moins se taire !"

"en Algérie et au Maroc, les troupes alliées se trouve face à l'armée française qui ouvre le feu, comme l'avait ordonné Pétain" "Pétain persiste à faire tirer sur les troupes anglaises et américaines envoyées pour libérer le pays."

"le statut de monarque l'enivre"

"les mesures raciales ont été aggravées en 42 par un gouvernement qui était un gouvernement français"

"en mars 1942, le premier convoi de déportation quitta la France, 78 suivront"

"la loi du 20 janvier 1944 autorisa la milice à prononcer des condamnations à mort de, façon tout à fait sommaire, prononcées par un jury de trois miliciens"

 

 

 

 

 

16:18 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bd, histoire

19/04/2022

Une histoire populaire de la France

De l'Etat royal à la Commune

D'après l'ouvrage de Gérard Noiriel

Scénario : Lisa Lugrin et Clément Xavier

Dessin : Alain Gasto Rémy

Couleur : Marie Favantines

éditions Delcourt

 

Des éléments d'une histoire du peuple de France, et pas seulement les rois. L'accent mis sur les résistances et les révoltes qui ont pesé dans l'histoire de notre pays. Ce livre est un petit frère de "l'histoire populaire de l'empire américain" d'Howard Zinn, en BD.

"L'Etat ne s'est fixé définitivement qu'au début du XVe siècle" "C'est l'Etat qui représente l'élément de continuité qui nous relie au passé" ; "l'Etat s'est stabilisé grâce à deux ingrédients : les impôts et la force publique"

"Au IIIe siècle des tribus germaniques s'installèrent dans l'espace gallo-romain." En contrepartie de la protection accordée aux clercs, ces derniers légitimèrent le pouvoir des princes francs en lui donnant un caractère sacré" "Les chefs de guerre transformaient les vaincus en main d'oeuvre servile" "Les esclaves représentaient la plus grande partie de la main d'oeuvre exploitée par les propriétaires des grands domaines." "en 1367, une nouvelle ordonnance obligea les chômeurs à réparer les fossés sous peine d'être fouettés." ; "la taille fut instaurée comme impôts permanent, prélevé dans chaque famille du royaume, à l'exception des nobles et des clercs, afin de financer l'armée royale"

de 1629 à 1643, chaque année au moins une insurrection importante éclata dans le royaume" ; "le soulèvement des croquants du Périgord laissa une trace durable dans la mémoire collective." "la répression s'abattait avec férocité" "on estime que plus de la moitié des faibles revenus paysans étaient ponctionnés par les classe dirigeantes" ; "la faim, le froid , la maladie provoquèrent la mort de plus d'un million et demi d'individus en moins de deux décennies."

"entre 1625 et 1848, plus de 4200 expéditions négrières déportèrent 2 millions d'esclaves dans les territoires du premier empire colonial français"

"le Comité de Salut public décida de nommer un instituteur de langue française dans chaque commune où les habitants parlent un idiome étranger"

"le désenchantement des classes populaires à l'égard du pouvoir napoléonien apparut nettement dès que les défaites succédèrent aux victoires" ; pendant 20 ans , les campagnes militaires au cours desquelles périrent un million de Français"

18:06 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire

02/04/2022

Traquer l'info

L'obsession du pouvoir

scénario : Gérard Davet & Fabrice Lhomme

Dessin : Pierre Van Hove

Couleurs : Mathilda

éditions Delcourt

 

Deux journalistes enquêteurs du Monde ont suivi les trois derniers présidents de la République, y compris l'actuel. Leur "Un président ne devrait pas dire ça...", issu de plus de soixante rencontres avec François Hollande a probablement contribué à l'impossibilité pour celui-ci de se représenter. Avec Hollande, comme avec tous les autres, en particulier Fillon, tout était enregistré. Pas moyen de démentir.

Les auteurs montrent les trajectoires de Sarko et Hollande à partir de 81, jusqu'à l'apparition, et la victoire,  de Macron, de l'ascension à la berézina de l'un puis de l'autre.

"Trop omnibulés par leur rivalité et leur ego, ils ne sont même pas en état de se représenter."

"interviewer les témoins sensibles à deux, ça permet d'éviter les temps faibles et de ne rien oublier"

"Les journalistes ont le droit, et même le devoir d'obtenir les documents couverts par le secret de l'instruction."

"le journalisme, c'est le contact et la distance" (Hubert Beuve-Méry)

"Nicolas Sarkozy ne parvient pas à se debarasser de ses trop nombreux boulets judiciaires"

"Hollande a un atout formidable, celui de ne pas avoir été pris au sérieux par ses pairs" (Nicolas Sarkozy)

"Macron c'est moi"  (François Hollande à ceux qui s'inquiétaient)

"Je pense que Macron est authentiquement de gauche" (François Hollande lors de la nomination de Macron au ministère des finances)

"L'enfer, c'est la vérité perçue trop tard" (Thomas Hobbes)

 

 

08:48 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poliique, bd

29/03/2022

ça en fait des kilomètres

Douze voyages présidentiels

suivis et racontés par Mathieu Sapin

avec les éclairages d'Elizabeth Pineau et Clara Wright, journalistes

éditions Zadig

 

Mathieu Sapin nous a raconté la "Campagne présidentielle" de François Hollande, puis la découverte des coulisses de l'Elysée dans "Le château". Il a suivi également Gérard Depardieu.

Il raconte les douze voyages présidentiels qu'il a suivi,  "trois mois derrière Macron en France", "ça en fait des kilomètres, mais c'est rien en comparaison de tous les voyages officiels que je n'ai pas suivis !"

Des voyages certes, mais dans un contexte sanitaire particulier, Covid oblige.

Des voyages pour faire des annonces comme 1,8 milliard d'euros sur cinq ans pour les technologies quantiques, ou deux repas par jour à un euro pour tous les étudiants, dans les restaurants universitaires.

Des voyages dans la proche banlieue ou à l'autre bout du monde.

"Les présidents vivent dans la bulle de l'Elysée, c'est un lieu ouaté, qui isole, tous ont peur de perdre le contact avec le terrain, donc ils font des déplacements. Mais c'est une quête impossible." (débrief par un journaliste accrédité à l'Elysée)

"j'ai été frappé de voir à quel point tout était verrouillé'" Mathieu Sapin

 

08:16 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, politique