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27/09/2021

Alessandro Filipepi dit Botticelli

Botticelli artiste & designer

Musée Jaccquemart-André, Paris

 

Le musée Jacquemart-André se trouve dans la superbe demeure de Mr Edouar Jacquemart, riche héritier originaire de Nîmes et de son épouse Nelly, née André, spécialiste de la peinture italienne de la Renaissance. Demeure léguée à L'"Institut de France", à condition d'y conserver tous leurs meubles. Ce qui permet, avant d'aller voir l'exposition consacrée aux oeuvres de Botticelli, de voir l'intérieur de riches bourgeois parisiens du Second Empire, et du début du XXe siècle, y compris les tableaux de la Renaissance.

Le musée a été inauguré en 1913 par le Président Poincarré.

L'exposition rassemble des oeuvres prêtées par les musées les plus prestigieux : Miami, Vatican, Munich, Milan, Berlin, Turin, Oxford...

Vous n'y verrez pas la fameuse "naissance de Vénus" restée à Florence mais deux "Vénus pudiques" dont on peut se demander en quoi elles sont pudiques. Il se dit que les maisons des riches Florentins de la Renaissance contenaient de nombreuses "belles femmes nues" peintes par l'artiste et les membres de son atelier. Jusqu'à l'arrivée du moine Savonarole, précurseur des talibans en matière de moeurs.

Botticelli était également capable de peindre des oeuvres religieuses, y compris des chasubles et d'illustrer, par de nombreux dessins,  la "Divine comédie" de Dante.

Un seul regret : malgré le "pass-sanitaire", la réservation anticipée fixant une "jauge" il est bien difficile de s'approcher des pièces exposées et impossible de respecter la distance de sécurité sanitaire...

 

08:22 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exposition

22/05/2021

le fessier, célébré à l'envi

L'empire des sens

de Boucher à Greuze

Musée Cognacq-Jay

 

Pour la réouverture des musées, enfin, j'ai choisi un petit musée peu connu, centré sur le XVIIIe siècle, fondé par Mr Cognacq et Madame Jay, fondateurs de la Samaritaine, et collectionneurs passionés.

Le 250e anniversaire de la mort de François Boucher, peintre de Louis XV,  est l'occasion de cette exposition de tableaux de corps "biens en chair". "Comme la porte d'Aix" disent les Marseillais. Les critères de beauté de l'époque n'étaient manifestement pas les mêmes qu'aujourd'hui.

Avec Watteau, Greuze et Fragonard, Boucher peint les alcôves où s'égarent le coeur et l'esprit. Les désirs charnels depuis la naissance du désir jusqu'à son assouvissement. En écho avec la littérature libertine de l'époque.

Ces oeuvres chantent le corps nu de la femme qui s'abandonne, hypnotise les regards et réveille les sens. Les corps nus dévoilés dans leur intimité, les courbes voluptueuses, les jambes enchevêtrées, le tourbillon des drapés qui masquent en même temps qu'ils soulignent et dévoilent,  soulignent la volupté audacieuse des fessiers.

Le voyeur n'est autre que celui qui regarde le tableau. Le thème du peintre et son modèle offre des opportunités pour évoquer le désir né du plaisir de voir.

La dernière salle de l'exposition, "erotica",  présente plus de 60 estampes à caractères ouvertement pornographiques, présentant des sexes et l'acte sexuel. Joyeuses orgies, échafaudages de corps. La production est clandestine donc anonyme.

Tout est prétexte au plaisir.

De toute l'exposition, combien d'oeuvres pourraient passer le filtre de Facebook ?

 

16:19 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo

12/12/2019

Voyages en Chine

Chine 1948/49 ; 58

Henri Cartier-Bresson

Fondation Henri Cartier-Bresson

79 rue des Archives, Paris

jusqu'au 2 février

 

Henri Cartier-Bresson s'est rendu en Chine en 1948 pour un reportage commandé par le magazine Life. Il y reste jusqu'à la victoire militaire des communistes, totale en octobre 49. Il parcourt plusieurs villes du pays ; Pékin, Canton, Shanghai, Nankin.

Pendant 10 mois, il est au contact de la population qu'il photographie dans ces moments de désordre et d'incertitude sur l'avenir, tout en montrant la vie traditionnelle qui semblait alors immuable.

5 000 prises de vue, 500 retenues par l'agence Magnum.

Dix ans plus tard, HBC retourne en Chine pour un séjour de quatre mois. C'est le moment du "Grand bond en avant", dont nous savons aujourd'hui qu'il fut catastrophique. Mais HBC est strictement contrôlé. Il ne peut photographier que des sites sélectionnés, à la gloire du régime.

 

 

08:43 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo

10/12/2019

Révolution et cinéma

Affiches cubaines

Musée des arts décoratifs, Paris

jusqu'au 2  février

 

Affiches cubaines des années 60 et 70. Avec l'interdiction de la publicité commerciale,  les créatifs se consacrent essentiellement aux affiches politiques, slogans, évènements, personnages comme Castro et le Che Guévarra.

Egalement beaucoup d'affiches de cinéma. De films autorisés, bien entendu.

Malgré la diversité des 300 affiches présentées, il y a incontestablement un style commun appuyé sur un code couleurs reconnaissable.

 

18:23 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo

24/10/2019

Fragments d'un discours scientifique

De l'amour

Palais de la découverte - Paris

jusqu'au 30 août 2020

Le livre qui accompagne l'exposition : Actes Sud

 

D'abord la "galerie des attachements" ("l'attachement représente la solution interpersonnelle à la peur et au danger."), avec des vidéos et de jolis écrits, puis la galerie des sciences, puisqu'il ne faut pas oublier que nous sommes au palais de la découverte. Il y est question de molécules, d'hormones, de circuits neuronaux, de dopamine, d'ocytocine, opioïdes...

Sous la direction scientifique du centre de recherches multidisciplinaires sur les émotions de l'université de Genève. Psychologues, psychiatres, mais aussi sociologues et philosophes.

Dans cette exposition, il est plus question de sentiments, y compris les chagrins d'amour, que de sexe.

Les éditions "Actes Sud" ont eu la bonne idée de publier un livre, illustré par l'artiste iranien Pooya Abbasian,  sur le même thème, mais qui n'est pas le catalogue de l'exposition.

 

"L'amour est la fusion instable, en proportions variables, de trois tendances hétérogènes : amitié, désir et passion."

"L'amour renvoie aux émotions et à l'incontrôlable."

 

 

 

08:05 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo, amour