29.06.2008

école ou télé ?

L'école ou la télé ?

 

 

 

"Le financement privé pour le privé et public pour le public, c'est juste la règle du bon sens".

 

Position  de bon sens,  mais inhabituelle,  de la part du Figaro qui, il est vrai, ne parlait pas, en la circonstance,  de financement de l'école, mais de financement de la télévision...dont il parait que notre Président la regarde "à peu près comme John Kennedy regardait Marilyn Monro, c'est à dire comme un objet de désir concupiscent" (Alain Duhamel).

 

 

 

 

03.06.2008

socialisme et libéralisme

Par-delà les raccourcis médiatiques, voilà ce qui est écrit sur le libéralisme, dans le livre de Bertrand DELANOË, De l’audace !, :

 

 

 

« Tenez-vous un discours social-libéral ?

 

 

Non, je ne suis pas social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, "libéral". Et quand il s’applique à une doctrine politique,  au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial. Il est donc temps que nous cessions de nous acharner sur un mot, et que nous tournions le dos à cette triste époque de notre histoire collective, qui a vu une grande partie de la gauche française rejeter une constitution européenne au motif qu’elle aurait été "libérale". C’est d’autant plus absurde – et croyez bien que je ne suis pas inspiré par le goût du paradoxe, mais par celui de la vérité – que la gauche que je défends est par essence libérale. Quant au sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture – mais nous y reviendrons –, il est profondément antilibéral. Je le dis et je tente de le prouver.  Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté. Pour moi-même : j’ai toujours voulu être un homme libre de toutes les puissances et de toutes les dominations. Et pour les autres : j’aime les peuples libres qui défient la rigueur de l’histoire, j’aime que, collectivement, s’exprime le désir d’avancer fièrement dans la voie que l’on s’est souverainement tracée. Et ce que je dis des peuples vaut pour les personnes. Chaque individu a droit au bonheur, et il a le droit de le rechercher par les moyens qu’il souhaite. Avec une seule limite, celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme, qui définit l’idée que je me fais du libéralisme : "(...) l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits." Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste. »

 

15.05.2008

Clarté et courage

Clarté et courage ! En vue du prochain congrès du PS, un texte vient d'être publié sous le titre : "Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste !". Son premier signataire est le Maire de Paris, Bertrand Delanoë. Parmi les signataires Lionel Jospin, avec qui j'ai eu l'honneur de travailler quand il était Premier Secrétaire du PS, puis Premier Ministre,  et moi Secrétaire général du Parti Socialiste Européen. Autre signataire : Guy Delcourt, maire de Lens, ce qui n'est pas une surprise. Signataire plus surprenant : un ancien "basiste" partisan de Marc Dollez, qu'il a fait venir à l'occasion d'une "fête de la rose" de "sa" circonscription,  puis Fabiusien acharné, en particulier lors du référendum sur le projet de Constitution. Pour le NON, même après le vote des militants socialistes. Fabius, lui aussi, est venu plusieurs fois le soutenir. Partisan de Ségolène au moment de la "primaire", il n'a pas réussi à la faire venir.

Homme qui se cherche ou traitre récurrent ? Je suis inquiet pour Bertrand : dans le parti, ce signataire a toujours été du côté des perdants...

Il fait venir le Maire de Paris, et signe aujourd'hui le texte "clarté et courage". Chacune et chacun pourra juger de la clarté politique du nouveau Maire d'Aire-sur-la-Lys, dont il a organisé (avec courage ?)  la campagne sur les débris de la section socialiste de la ville...

21.03.2008

Vendredi "Saint" : cela pourrait être de la politique

Une histoire de trahison, de reniement, de chemin de croix qui se termine par une cruxifixion.

J'en connais qui vont me reprocher de ressasser mon amertume.

Heureux celles et ceux qui croient aux résurrections.

 

24.02.2008

1 vote (à gauche) = 2 messages

Voter à Gauche : Un seul vote = 2 messages

 

 

"Désirs d'Aire"

 

La liste de Gauche

 

 

Pour une politique locale utile et protectrice :

 

 

- Soutien scolaire

 

- Services publics

 

- Logements

 

- Environnement

 

- Action sociale

 

- Baisse des impôts locaux pour les exemptés de l'impôt sur le revenu

 

- Tarifs modulés

 

 

 

Contre le plan de rigueur du gouvernement

 

 

- la TVA sociale

 

- La hausse de la CSG et du CRDS

 

- le blocage des salaires

 

- la baisse du pouvoir d'achat des retraités

 

- les" franchises" non remboursées pour les soins et les médicaments

 

- les cadeaux fiscaux aux plus riches

 

 

 

Nous avons été 55% à voter à gauche lors de l'élection présidentielle :

 

 

Ne nous laissons pas voler le résultat airois de l'élection présidentielle

 

 

Désirs d'Aire

 

La liste de Gauche

 

21.02.2008

Gauche / Droite : une différence pour la vie locale ?

Une différence entre la Gauche et la Droite ? Y-a-t-il une différence entre les propositions de Gauche et les propositions de Droite,  concernant la vie et l'avenir d'une cité ? Ou bien est-il possible de "laisser à la porte" ses idées politiques dans l'élaboration de propositions concrètes ? Selon que l'on est de Gauche ou de Droite n'a-t-on pas des réponses différentes sur la conception même du rôle d'une collectivité publique ? L'organisation de la solidarité ou la charité, n'y -a-il pas de différence ? Offrir,  ou non, à la population, des services publics de qualité ? La Droite et la Gauche n'ont pas les mêmes réponses. Idem pour les équipements publics, éducatifs, culturels, sportifs.  S'en remettre au jeu du marché, ou intervenir ? En matière économique, et donc d'emplois,  ou de logements,  la Gauche et la Droite (le "libéralisme") ne répondent pas de la même façon.

 

Ces différences de sensibilités, de convictions,  ne se traduisent-elles pas dans le choix des priorités ? Quand il faut choisir, que doit-on financer en premier ? La chapelle Baudelle ? La salle des fêtes ?  Ou l'école maternelle ? Comment est-il possible de déclarer, sérieusement, qu'entre l'éducation et la circulation, il n'y a pas de priorité ? Donner la priorité à tout ce qui touche la vie quotidienne et à l'éducation, fournir à la population des services publics de qualité, intervenir pour créer des emplois et des logements abordables,  baisser les impôts locaux et moduler les tarifs, en fonction des revenus, tels sont nos  choix, de gauche.

14.02.2008

Les leçons de Neuilly

Les leçons de Neuilly

 

 

 

1) Les candidats imposés par l'appareil d'un parti à des militants, ça ne marche pas. Si ça ne marche pas à l'UMP, il n'y a pas de raison pour que cela fonctionne à gauche...depuis que le stalinisme a disparu !

 

On notera, au passage, qu'à Neuilly, les responsables de l'UMP se sont donné la peine de se déplacer,  à plusieurs reprises,  pour tenter de convaincre.

 

Les militants socialistes d'Aire n'ont pas eu droit à tant d'égard et ont du se contenter d'être informés par voie de presse.

 

Martinon a jeté l'éponge. D'autres devraient peut-être y songer ?

 

 

2) Sarkozy est en chute libre.

 

En pleine gloire la contestation aurait probablement été moins forte.

 

La gauche ne doit-elle pas donner aux déçus de Sarkozy (et à tous ceux qui n'en attendaient rien de bon) la possibilité de l'exprimer dans les urnes ?

 

 

 

29.01.2008

les élections municipales seront elles politiques ?

Les élections municipales seront-elles politiques ?

 A priori, les choses sont claires : 80 % des Français considèrent que l'enjeu est d'abord local : d'où l'importance d'avoir des propositions concrètes pour la vie quotidienne des habitants.

 Sauf que ces propositions sont inspirées par des idées plus ou moins de gauche, ou plus ou moins de droite.

 Sauf qu'en janvier,  le Président Sarkozy a déclaré vouloir en faire un enjeu politique national de sa popularité.

 Sauf qu'il ne veut plus,  depuis qu'il chute dans les sondages. Sauf que le soir des résultats, au premier comme au deuxième tour, les additions seront belles et bien politiques, pour savoir, un an après l'élection présidentielle, où en est le mécontentement des Françaises et des Français. L'interprétation sera politique, car la lecture des résultats additionnés sera celle d'un test national.

 Il y a beaucoup de raisons,  pour les électeurs occasionnels de Sarkozy, déçus, de s'en détourner.

 Il y a quelques raisons pour les électeurs de Droite, choqués, de rester chez eux.

Et, il y a beaucoup de raisons pour les électeurs de gauche de se mobiliser, en votant clairement à gauche !

Ils sont 55% à Aire-sur-la-Lys. 

23.01.2008

200.000 euros

200.000 euros

 

 

200.000 euros : c'est le patrimoine moyen des Français : il faut généralement une vie de travail pour y parvenir + éventuellement un petit héritage venus des parents.

 

200.000 euros, c'est également la rémunération mensuelle moyenne des patrons français du CAC 40 !

 

Heureusement que Sarko s'est empressé de les protéger de son "bouclier fiscal".

 

C'était plus urgent que de se préoccuper des 30% de Français qui n'ont que 1.000 euros par mois pour vivre...

 

11.12.2007

Politicien !

Quelle politique pour le candidat politicien ? Politicien est un adjectif dédaigneux pour parler de ceux qui font de la politique sans principes. Politicien, je pense ne l'avoir jamais été, même quand j'étais un "apparatchik" du socialisme européen. Militant politique, socialiste, je l'ai été dès la première candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle, en 1965 (j'avais 16 ans...). Conseiller municipal politique, mais non sectaire, je l'ai été également, car mes propositions et mes oppositions formulées au sein du Conseil trouvaient leurs racines dans mes convictions profondes.  Est-il possible d'imaginer un candidat plus politicien qu'un candidat imposé par l'appareil d'un parti politique ? Un candidat au langage variable, selon les interlocuteurs ? Un candidat qui multiplie les mensonges ? Un candidat qui n'a jamais daigné militer pour ses idées ? Je n'en suis pas, je n'envie pas...

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