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04/05/2022

Au bord de la 3ème guerre mondiale

2034

Elliot Ackerman et Amiral James Stavridis

éditions Gallmeister

 

Ce roman a été écrit avant la tentative d'invasion de l'Ukraine par la Russie, mais il est difficile de le lire sans penser à la situation actuelle créée par l'agression de l'armée russe contre un de ses voisins. C'est un roman d'anticipation, mais 2034, c'est demain.

La Chine accentue sa pression pour affirmer sa mainmise sur les Paracels et les Spratleys. Elle considère donc cette partie de la mer de Chine comme ses eaux territoriales. Ce que ne reconnaissent pas ses voisins, ni le reste de la communauté internationale dont les marines entendent bien naviguer librement dans ces eaux internationales, selon les lois internationales.

Pour montrer qu'ils entendent bien affirmer leur domination, des navires chinois coulent un navire de guerre américain. D'autant plus facilement que les hackers chinois ont neutralisé tous les instruments électroniques embarqués sur les navires et avions américains. En réaction, les "faucons" de Washington parviennent à convaincre la Présidente d'envoyer une arme nucléaire tactique sur une ville chinoise. En mesure de rétorsion, les Chinois envoient une bombe nucléaire tactique sur deux grandes villes américaines. Les Américains préparent donc, en réaction, des bombes nucléaires tactiques sur trois villes chinoises de plusieurs millions d'habitants. C'est l'escalade !

Les Indiens tentent une médiation. Vont-ils réussir ? C'est le suspens de ce roman.

Et les Russes pendant ce temps là ? Ils profitent de la situation pour envahir les terres polonaises autour de Kaliningrad, encerclant les pays baltes par la même occasion !

Rien que de la fiction...

 

09/03/2022

Polar d'anticipation géopolitique

Ces guerres qui nous attendent

2030 / 2060

Red Team

Université Paris Sciences et Lettres (PSL)

édition des équateurs

 

Pour la première fois, le ministère des armées et l'université Paris Sciences et Lettres ont lancé conjointement un projet de prospection.

Analystes et chercheurs ont partagé leurs réflexions avec des auteurs de romans de sciences- fiction pour dégager les conflits possibles à l'horizon 2030, donc presque demain : création d'une nation pirate née des conséquences des changements climatiques, hacking d'implants neuronaux, fragmentation du réel, crises environnementales, bioterrorisme, désinformation de masse, hyper forteresses et hyper clouds, etc.

L'invasion de l'Ukraine par les chars et les avions russes ne fait pas partie des prospectives.

Un livre pour les amateurs de science-fiction.

 

"Depuis que la guerre existe la "surprise stratégique" a souvent été la clé de la victoire ou d'une domination durable".

"survivre aux bouleversements géopolitiques induits par le réchauffement climatique"

"La Turquie veut retrouver la grandeur ottomane calquée sur celle de Moscou en Ukraine"

"La grande angoisse du voisin israélien qui vend néanmoins ses technologies de défense et ses drones à plusieurs Etats de la zone, et aux Russes."

"l'art de la guerre redevient un art du contournement, de la fragilisation de l'adversaire, plus que du choc frontal."

"Hyper-ciblée, menée par des spécialistes surentraînés , coûteuse et très fortement technologique, la guerre de 2060 nécessite pour l'ensemble des acteurs impliqués des investissements économiques de premier plan dans l'innovation technologique."

 

29/06/2021

OPEX

Les opérations extérieures de la France

sous la direction de Julian Fernandez et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

CNRS éditions, collection Biblis

 

L'opération Barkhane, dans l'Ouest africain, et les morts des soldats français qui ont eu lieu dans le cadre de la présence des forces françaises dans le Sahel, ont attiré l'attention du "grand public" sur les "opérations extérieures" de l'armée française.

Depuis 1963, la France a conduit 120 OPEX. 44% en Afrique subsaharienne. Le budget actuel des OPEX est d'un milliard d'euros par an.

Ce livre est pluriel, puisqu'il regroupe les interventions d'une vingtaine de spécialistes, avec deux partie très différentes : d'une part le cadre d'intervention, présenté par les juristes : le Droit, en particulier le Droit international, avant l'intervention, pendant l'intervention, puis après le conflit par des opérations de maintien de la paix. Sans aucun réel contrôle du Parlement sur le Gouvernement...et l'armée

Je ne suis pas juriste, j'ai donc lu avec plus de facilité les "retours d'expérience" des responsables militaires de retour d'Afghanistan, Mali, Libye, Irak, Centrafrique...En gardant à l'esprit que ces hauts gradés n'étaient, par nature, pas très critiques de leurs propres actions. La conclusion est que "l'action militaire seule est vouée à l'échec".

 

 

29/05/2021

2 espions face à face

KGB / DGSE

Serguei Jirnov et François Waroux

Mareuil éditions

 

Pour la première fois, un espion russe et un officier français confrontent leurs expériences, leurs analyses et les méthodes utilisées. Ce livre est la suite naturelle de leurs échanges pour la télévision française (France 2 et Arte)

Loin des clichés des films hollywoodiens, et de la série française "le Bureau des Légendes", ce livre brise les mythes.

Ils ont tous les deux opérés pendant la "guerre froide" et sont d'accord pour souligner la menace que le terrorisme fait peser sur les démocraties.

 

"En France, le renseignement a toujours souffert du mépris des autorités politiques comme des élites intellectuelles."

"La France se concentrait essentiellement sur le renseignement économique" "Il s'agissait de voler des techniques et des savoir-faire, pour atteindre l'excellence et conquérir des marchés"(FW)

"Le KGB cherchait à obtenir du renseignement politique, industriel, scientifique ou militaire" (SJ)

"Nous n'étions pas des espions mais des Officiers traitants. Ce n'était pas notre rôle d'espionner, mais celui de nos sources." (FW)

"Notre métier consistait à obtenir des informations, rien de plus" (SJ)

"Si l'on a des problèmes de moralité, mieux vaut ne pas entrer dans le service. Il faut changer de métier" (FW)

"Poutine est un tel menteur qu'il croit que tous les autres chefs d'Etat travestissent la vérité." (SJ)

La formation du KGB, d'une durée de trois ans est à comparer avec l'instruction des officiers traitants en France : moins d'un an"

"Le contre-espionnage français n'a jamais démasqué aucun illégal du KGB" (SJ)

"Notre activité extérieure était surtout concentrée dans les pays qui comptaient, comme les Etats-Unis. Nous avions aussi beaucoup d'agents dans des villes qui accueillaient les principales organisations internationales, comme Genève et Bruxelles."

"Nous n'avions pas besoin de placer des hommes du KGB partout car dans tous les pays qui avaient un Parti communiste nous disposions d'une cinquième colonne." (SJ)

"Dès les années 70, les élites de l'URSS ne croyaient déjà plus à la révolution communiste, les cadres et l'élite perdant la foi dans le régime."(SJ)

"Le service actuel de renseignement russe est quatre fois plus actif que celui de l'URSS" (SJ)

 

13/12/2020

Le monde des espions

Conversations secrètes

Pierre Gastineau et Pierre Vasset

éditions Fayard et France Culture

 

D'entrée, je dois prévenir que le contenu du livre, très intéressant,  ne correspond absolument pas au titre.

Les deux auteurs sont des spécialistes du monde du renseignement. Leur ouvrage est essentiellement une comparaison des services "secrets" dans huit pays, dont le notre. Pour faire cette comparaison ils ont interrogé des anciens membres et responsables de ces services.

 

"Au Royaume-Uni, tous, sans aucune exception, sont issus des plus prestigieuses université du pays."

Aux Etats-Unis, "concilier le pouvoir de surveillance avec la démocratie reste un défi."

En Russie "aujourd'hui tous les leviers de l'exécutif sont accaparés par des anciens du KGB". "Le paradoxe de la Russie contemporaine est que ses maîtres-espions ont aujourd'hui plus de pouvoir que n'en ont jamais eu leurs prédécesseurs au sein du KGB." "80% des hauts fonctionnaires et des principaux hommes d'affaires en Russie sont passés par les services de renseignement ou bien ont des liens avec eux. Et ce sont eux qui prennent les principales décisions en Russie."

"Si au Royaume-Uni le renseignement est une affaire d'universitaires et en France de militaires, en Allemagne l'espionnage est un métier de juristes. Cela fait de l'espionnage un domaine ancré dans le droit."

"Aujourd'hui encore, débusquer les secrets d'alcôve des diplomates occidentaux restent une tactique privilégiée par les espions chinois."

En Israël, "le renseignement est vu comme un secteur d'excellence au sein de l'appareil militaire." "Le cyber est l'autre atout majeur du pays pour intimider ses ennemis." "Nombre de pays qui, officiellement, n'entretiennent aucune relation avec l'Etat hébreu, s'équipent en douce de logiciels fabriqués par les sociétés des anciens cyberespions israéliens."

"En Algérie, les services font bien plus que du renseignement : ils sont le garant du pouvoir, si ce n'est le pouvoir lui même." "Dans l'ensemble des pays arabes, les services de renseignements sont d'abord là pour protéger le régime."

"Loin de traiter d'égal à égal avec le politique, comme c'est le cas au Royaume-Uni, ou de se confondre avec lui, comme en Russie ou en Algérie, le renseignement en France a longtemps été tenu à bout de gaffe par les gouvernants." "On a conféré des pouvoirs immenses aux services ces dernières années, donc il faut absolument qu'il y ait son corollaire : le contrôle parlementaire."