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11/03/2016

Guillon dans les pas de Bedos

Stéphane Guillon

Certifié Conforme

Théâtre Déjazet

jusqu'au 30 avril

 

 

En 2012, le soir de l'élection de François Hollande, Stéphane Guillon a distribué des roses à la fin de son spectacle. Sur le modèle des "alcooliques anonymes", il met en scène une réunion des "hollandais anonymes". Salutaire quand les notions de droite et de gauche deviennent incertaines.

Stéphane Guillon ne parle pas que de politique, même s'il commente la formation du gouvernement . Il fait également des sketchs sur des questions de société : le mariage pour tous, les familles recomposés, l'agonie de Vincent Lambert, l'islamisme extrémiste,   etc. 

Il se livre également, avec succès, à quelques imitations, politiques, ou non. Lucchini est particulièrement réussi.

Certifié conforme, pas jamais conformiste !

Plus de deux heures d'humour, que je n'ai pas vues passer.

 

08:12 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, politique

06/03/2016

Sarah Doraghi sur scène

Je change de file

Sarah Doraghi

Comédie des boulevards

les jeudis et vendredi à 19 h

mise en scène Isabelle Nanty

 

Difficile de regarder "Télématin" sans remarquer cette jolie brune pleine d'humour. Elle est, deux soirs par semaine, sur la scène d'un petit théâtre du Sentier. Il est indispensable de réserver : la salle est pleine tous les soirs de représentation.

Ce n'est qu'à la fin du spectacle que j'en ai compris le titre. Arrivée en France à 10 ans, elle a, enfin,  obtenu un passeport français. Dans les aéroports, elle a changé de file. Maintenant elle passe avec les "passeports UE". Je la crois quand elle affirme que cela change beaucoup de choses.

Elle raconte, avec le sourire, quelques unes des remarques "gentilles" auxquelles elle a eu droit en tant qu'Iranienne. La plupart prouvant une totale ignorance. De la bêtise plus que de la méchanceté. Comme elle le dit, "heureusement, à l'époque, Marine Le Pen n'avait que 15 ans..."

Véritable déclaration d'amour à la France. Sa France, ouverte et souriante.

Je suis ressorti avec le sourire.

 

08:55 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre

04/11/2015

Galabru souffrant

De passage à Paris, j'avais réservé deux places pour profiter de la faconde de Galabru qui raconte des annecdotes, dans son théâtre de Montmartre.

Je n'ai jamais couru voir ses films, mais son passage dans "Bienvenue chez les Chtis est d'anthologie."

Je l'ai également vu au théâtre dans "la femme du boulanger".

Hélas, l'acteur, 92 ans, est souffrant et son spectacle est annulé.

Pourvu qu'il soit vite sur pied, et que ce n'est qu'une occasion remise...

14:45 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre

15/10/2015

La chair de sa chair...

Momo

de Sébastien Thierry

avec Muriel Robin, François Berléant

mise en scène de Ladislas Chollat

 

Un couple sans enfant voit débarquer un homme qui prétend être leur fils. Le mari ne veut pas en entendre parler. L'épouse, en manque d'enfant veut y croire.

Complètement invraisemblable, donc impossible d'y croire, malgré le talent du couple d'acteurs principaux.

Quelques moments désopilants surnagent, mais la façon de parler "sourd-muet" du fils est pénible.

 

11:01 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre

18/03/2015

Comment sortir du déficit de l'Etat ?

Le système

D'Antoine Rault

Avec Lorànt Deutsch, Stéphane Guillon

Théâtre Antoine

 

Il y a 300 ans, l'Etat français est très endetté, suite aux guerres de Louis XIV. Le régent cherche des expédients. L'abbé Dubois, un de ses principaux conseillers, lui présente John Law (prononcez LASS, comme dans la pièce qui reprend l'habitude de l'époque).

L'idée de Law : émettre de la monnaie papier dont la valeur sera adossée sur les richesses de la Louisiane. La pièce ne précise pas que la principale richesse de la "Compagnie des Indes Occidentales" vient non pas des bayous mais du commerce "triangulaire" des esclaves.

La monnaie de papier existe déjà en Europe, en particulier à Londres et à Amsterdam, qui s'en portent très bien. Ce que la pièce ne dit pas. La société française était, déjà, plus réticente devant le capitalisme commercial protestant.

 Comme toujours, la valeur d'une monnaie repose beaucoup sur la confiance dans les autorités qui l'émettent. 

Le système entraînera une spéculation effrénée, et donc une inflation qui ruinera bien des épargnants...et permettra à l'Etat de sortir du système moins endetté.

Le système s'écroulera quand quelques grandes familles (Duc de Bourbon, Prince de Conti) récupéreront leur mise, après avoir empoché de substantiels bénéfices.

Comme dans "Le diable rouge", une autre de ses pièces dans laquelle Claude Rich incarnait Mazarin, Antoine Rault truffe son texte d'allusion à la situation contemporaine. Facile dans les dialogues sur le déficit à combler...L'émission, par la Banque Centrale Européenne, d'une importante quantité de monnaie rend actuelles les théories monétaristes de Law.  

Stéphane Guillon rend bien les capacités de manœuvre de l'abbé Dubois et son obsession pour le chapeau de cardinal, mais ne parvient pas à faire oublier Jean Rochefort qui constituait un couple d'anthologie avec Philippe Noiret dans le rôle du Régent.

 

 

 

17:48 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre, histoire