14/09/2026
procès-verbal de l'an 1940
L'étrange défaite
Marc Bloch
Folio Histoire
"Sans se pencher sur le présent, il est impossible de comprendre le passé"
"assez bon historien pour n'ignorer point que les prédispositions raciales sont un mythe"
"la vérité naîtra des sincérités convergentes"
"l'historien cherche beaucoup moins à juger qu'à comprendre"
"l'histoire est, par essence, science du changement. Elle sait et elle enseigne que deux évènements ne se reproduisent jamais tout à fait semblables"
"la cause directe du désastre fut l'incapacité du commandement"
"il y a des militaires de profession qui ne seront jamais des guerriers"
"nos chefs n'ont pas su penser cette guerre. Les Allemands ont fait une guerre d'aujourd'hui, sous le signe de la vitesse" "les Allemands croyaient à l'action et à l'imprévu. Nous avions donné notre foi à l'immobilité et au déjà fait"
"nos chefs ont prétendu renouveler, en 1940, la guerre de 1915-1918.Les Allemands faisaient celle de 1940."
"notre commandement était un commandement de vieillards" Notre guerre aura été une guerre de vieilles gens ou de forts en thèmes, engoncés dans les erreurs d'une histoire comprise à rebours : une guerre toute pénétrée par l'odeur de moisi qu'exhalent l'Ecole, le bureau d'état-major du temps de paix ou la caserne."
"le bon ordre dont nous étions si fiers n'était acquis qu'au prix d'une grande lenteur"
"si les états-majores avaient été mieux dotés en sous-officiers...""les états-majors ne connaissaient qu'imparfaitement et beaucoup trop tard ce qui se passait sur le front."
"il y a deux mots que je voudrais voir rayés du vocabulaire militaire : ceux de "dressage" et de "mise au pas"
"lieutenants, amis. Capitaines, camarades, Commandants, collègues. Colonels, rivaux. Généraux, ennemis"
"C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse"
11:50 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire


