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17/04/2007

aider les Palestiniens

 Le président du Parti socialiste européen (PSE), Poul Nyrup Rasmussen, a plaidé mercredi pour une augmentation « urgente » de l'aide économique et financière de l'Union européenne aux Palestiniens, même sans attendre que le gouvernement palestinien d'union nationale ait formellement et entièrement respecté les trois critères fixés par le Quartette international (renonciation à la violence, acceptation du droit d'Israël à exister, respect des accords conclus par l'OLP). « Nous devons avancer maintenant », car l'embargo de l'UE contre le gouvernement palestinien et le gel des aides directes « détériore sérieusement la vie quotidienne des Palestiniens ordinaires et, de ce fait, ne fait que bénéficier au Hamas », a dit M.Rasmussen à la presse après avoir reçu une haute délégation du Fatah à Bruxelles. Les conditions définies par le Quartette devront à terme être remplies par le gouvernement palestinien, mais, « parallèlement à ce processus », l'UE doit agir rapidement pour éviter que les conditions de vie des Palestiniens, qui sont déjà « désastreuses », se détériorent davantage. L'extension progressive du mécanisme international temporaire d'aide aux Palestiniens (TIM), comme l'envisage la Commission européenne sous certaines conditions est donc un pas dans la bonne direction, estime le président du PSE. Au courant du deuxième semestre de cette année, une délégation du PSE se rendra en Palestine pour poursuivre les discussions avec le Fatah. (hb

16/04/2007

non, je ne voudrais pas de cet homme comme Président de mon pays

 Communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :
Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?
Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?
Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les
locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF. 

M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

 A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !
 Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy »,  voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché  le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné . « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».
 Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.
 Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.

Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?
 La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.
 Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.
Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.
    La Société des Journalistes de France 3