11/01/2011
Petits meurtres entre camarades
Petits meurtres entre camarades
Enquête secrète au cœur du PS
David Revault d’Allonnes
Editions Robert Laffont
« Quatre camarades, deux garçons, deux filles, une seule possibilité ». Pas étonnant donc que tous les coups soient permis entre ces quatre là. Et ce livre est le récit de tous ces « coups ». « Quarté gagnant, quatuor sanglant ». « Le socialisme est, plus que jamais, un sport de combat ».
Et si cela n’était vrai qu’au plus haut niveau, pour la Présidence de la République…
L’auteur est le journaliste de Libération chargée de « suivre » le PS. Manifestement les protagonistes, et leurs entourages, lui ont beaucoup parlé, surtout pour dire du mal des concurrent(e)s. Concernant Ségolène, ce sont ses ex ami(e)s et allié(e)s qui en parlent le mieux…pour en dire le pire.
L’histoire commence par l’élection, contestée, de quelques voix, de Martine Aubry au poste de 1ere Secrétaire du parti, avec fraudes à tous les étages. « Palm Beach version Solferino ». Comme Al Gore en Floride, Ségolène perdra l’élection sur des votes douteux. Et Martine, pendant un an, menacera régulièrement de démissionner. En particulier pendant et après la désastreuse campagne des élections européennes.
Qui sera candidat(e) pour gagner en 2012 ? « La victoire revient à celui qui tient le dernier quart d’heure » (Carl von Clausewitz).
08:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, ps
10/01/2011
Haiti, un an après
Il y a un an : Haïti
Il y a un an : Haïti : tremblement de terre : 220 000 morts, 1 million et demi de personnes déplacées, 8 milliards de $ de dégâts.
Quelques semaines plus tard une conférence des donateurs promet 5 milliards de $ pour les 18 premiers mois + 5 autres milliards dans les trois ans. Il ne s'agit pas de reconstruire, mais bien de construire.
Situation un an après : une crise politique qui dure : toujours pas de résultat du premier tour de l'élection présidentielle. Des experts viennent d'arriver, non pas pour recompter, mais pour vérifier le collationnement des résultats.
Et le choléra qui se répand, accentuant la crise alimentaire, structurelle.
Structurels également l'absence de services publics, le manque de capacités, y compris budgétaires, du gouvernement.
Que faire ?
Le plus urgent et important, un an après la catastrophe, me semble :
1) Un investissement à long terme qui inclut le respect des engagements. 5 milliards avaient été promis sur 18 mois. 1,5 milliard seulement sont engagés.
L'ONU avait demandé 174 millions de $ spécifiquement pour lutter contre le choléra...et n'a reçu que 44 millions !
Haïti n'est plus d'actualité, et les donateurs sont passés à d'autres choses.
2) Renforcer les compétences des autorités locales.
3) Mieux coordonner les actions. Personne ne sait combien d'ONG travaillent actuellement sur place. Les sources varient entre 4 et 12.000 !
4) Agir pour le reboisement, afin d'améliorer les sols, en commençant par éviter le déboisement, en offrant une alternative au charbon de bois.
5) Mettre en place des services publics, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation.
17:10 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti


