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07/06/2011

C'est où le Tadjikistan ?

Dîner avec le Président du Tadjikistan

 

 

Je n'aime pas les dîners officiels : il est rare que des choses intéressantes y soient dites.

Pour ne rien arranger, si je ne suis pas un grand bavard, le Tadjik est peu causant et peu polyglotte. L'interprète s'est contenté des discours et toasts officiels et obligatoires.

 

Que faisais-je là?

Et que faisait au Parlement européen le Président du Tadjikistan ?

Il est en tournée, d'une semaine,  en Europe. Bon point pour le Parlement européen, et pour Strasbourg,  qu'il ait souhaité y passer quelques heures.

Je me suis renseigné : il y a un Parlement au Tadjikistan. Le Président y bénéficie d'une écrasante majorité. Lors des dernières élections, l'opposition a hurlé en dénonçant les fraudes multiples.

Pourquoi donc inviter ce démocrate approximatif ?

Un coup d'œil sur une carte donne la réponse : le Tadjikistan a une frontière commune avec l'Afghanistan,  et nous avons bien besoin de ce pays comme base arrière pour nos soldats qui combattent les talibans. Les Tadjiks, à cheval sur la frontière,  sont une composante essentielle de l'Afghanistan.

Il est donc facile de comprendre pourquoi nos dirigeants, et les dirigeants américains, ne sont, malheureusement,  pas très regardants concernant le respect de la démocratie et des droits de l'Homme dans ce pays.

Mais le Parlement européen ? A part la vanité d'être ainsi reconnu comme un interlocuteur à la dimension de l'Europe ?

 

Seule consolation : le Président était manifestement pressé de repartir : son avion l'attendait pour l'amener à Vienne. Le dîner ne s'est donc pas éternisé.

La soirée était douce à Strasbourg. Je suis rentré à pied...

 

 

06/06/2011

Quand Serge Moati se souvient

30 ans après

Serge Moati

Editions du Seuil

 

Souvenirs de Serge Moati, réalisateur de télévision, socialiste.

Il se raconte. Il raconte ses rencontres avec François Mitterrand, dont il fut le conseiller audiovisuel, pour l’aider à apprivoiser les cameras que cet homme du début du siècle n’aimait pas.

Conseiller, en particulier, pour les débats présidentiels de 74, 81 et 88. Metteur en scène de la cérémonie du Panthéon. Nommé directeur de France 3, il raconte comment il est amené à faire revenir Guy Lux à la télévision (« Ceux qui ont voté Mitterrand n’ont pas voté contre Guy Lux ») et fait le parallèle entre son éviction de son émission « Ripostes », par Patrice Duhamel,  et celle de Guy Lux.

Beaucoup d’émotions et de nostalgie pour « toutes ces années Mitterrand qui furent celles de mon (notre) âge d’homme » …

 

« En ce temps là, j’étais très ardent et un peu con »

« Pour le stratège de Château-Chinon, toutes les ambiguïtés étaient bonnes à prendre »

« Les « presque vieux de mon espèce adorent se dire qu’ils ont encore de beaux restes »   

« Je ne suis pas contre les vieux, mais ce qui les fait vieillir »

« Il n’y a rien de pire que les espérances différées et les déceptions amoureuses »

« C’est le traître, toujours, qui crée le héros »

08:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique