21/06/2011
journée d'action contre l'austérité
SOLIDAIRES DE LA JOURNÉE D'ACTION DES SYNDICATS EUROPÉENS CONTRE L'AUSTÉRITÉ
Nous partageons les inquiétudes des syndicalistes européens sur les réformes de la zone euro. Tout comme les syndicats, nous nous opposons au pacte d'austérité que veulent imposer les gouvernements de droite à toute l'Europe. L'Europe ne résoudra pas la crise en taillant dans les dépenses publiques, en baissant les salaires des travailleurs et en retardant le départ à la retraite. Nous appelons à un changement de cap pour une sortie de crise plus juste.
Nous appelons tous ceux qui veulent promouvoir une Europe solidaire, garante de plus de justice sociale, d'égalité des chances et qui favorise le développement d'une croissance économique durable à signer l'appel que nous avons lancé sur internet: www.changeforeurope.eu/fr.
Pour nous, il existe une voie alternative à l'austérité pure et dure. Il s'agit de mettre en place des politiques budgétaires rigoureuses mais qui laissent la place aux investissements publics productifs, de transférer une partie de la fiscalité sur le travail vers les revenus du capital et d'instaurer une taxe sur les transactions financières pour décourager la spéculation. Les travailleurs ne doivent en aucun cas être les seuls à payer la facture de la crise.
07:58 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
20/06/2011
Colombie : la paix au prix de l'impunité ?
Vers la fin de la violence ?
La Présidence Uribe avait promulgué une Loi de démobilisation des groupes paramilitaires.
Le programme de réinsertion continue et nous avons visité le "Haut Conseil pour la réintégration".
La démobilisation des paramilitaires a été collective, en 2006 : 35.000.
Celle des guérilleros se fait sur une base individuelle : environ 17 000.
Les assassinats de "repentis" sont en baisse.
Pour tous, l'indemnité est un peu inférieure au SMIG.
Les programmes de réintégration durent de 5 à 10 ans, avec une aide de l'Union européenne.
La liberté est conditionnelle : la récidive entraîne un emprisonnement immédiat.
Les défenseurs des droits de l'Homme condamnent cette impunité offerte aux paramilitaires. Ils considèrent que la Loi "justice et paix" n'installe ni la justice, ni la paix.
Ces mesures sont qualifiées par le gouvernement de "coût de la paix", moins cher que la guerre ou la prison.
La présidence Santos veut être celle de l'indemnisation des victimes (estimées à 350.000), y compris la restitution de terres dont elles ont été spoliées, y compris au détriment des paramilitaires.
Tout le monde attend avec intérêt la mise en œuvre des mesures votées, car la moitié du pays est couvert de forêts tropicales impossibles à contrôler.
Des mesures ont été prises en faveur des 3,6 millions de déplacés officiellement enregistrés par le UNHCR.
Même si les statistiques montrent une incontestable baisse de la violence, certains problèmes demeurent.
08:14 Publié dans Amérique latine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyages


