Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/09/2011

trois fois "grand" électeur

Le plaisir d'être "grand" électeur

 

 

Signe incontestable du temps qui passe, dimanche, élu au second degré  par les élus de Paris, j'ai voté pour la troisième fois aux élections sénatoriales. Pour la première fois je ne connaissais pas les gens pour qui je votais. Sauf Marie-Noëlle Lienemann, que j'ai connu il y a trente ans conseillère générale de Massy, puis députée-maire d'Athis-Mons, également dans l'Essonne, puis dans le Pas-de-Calais, face au Front National, sans parler de ses deux passages au Parlement européen.

La voici donc à présent sénatrice de Paris, au sein d'une majorité de gauche,  dans cette auguste assemblée, dont le mode de scrutin a été conçu pour assurer à la droite une majorité inamovible.

 

La première fois que j'ai voté aux sénatoriales, c'était, dans les années 80,  dans l'Essonne, en tant qu'élu de Brétigny-sur-Orge. La tête de liste socialiste était Jean-Luc Mélanchon, tout juste 35 ans, l'âge minimum, à cette époque, pour être sénateur. Preuve qu'il contrôlait la fédération, avec des méthodes qu'il avait du apprendre à l'OCI, organisation trotskyste d'où il venait. Il n'a quitté le Sénat que pour devenir député européen en 2009. Il aura bien profité du PS avant de le quitter, ce qui n'enlève rien à ses talents politiques, en particulier oratoires...

 

La seconde fois, c'était dans le Pas-de-Calais, en tant que conseiller municipal d'Aire-sur-la-Lys. La tête de liste était Daniel Percheron, Président de la Région, que j'avais connu comme député européen jusqu'en 1983. Après 28 ans de mandat sénatorial, il vient de se faire réélire pour 6 ans. Ses cheveux ont blanchi.  Mon ami Roland Huguet, Président du Conseil général, sénateur sortant, avait été écarté de la liste socialiste. En faisant campagne comme s'il avait été lui même candidat il avait donné une grande leçon de militantisme et prouvé, une nouvelle fois, qu'il était un grand élu.

 

 

26/09/2011

améliorer la vie quotidienne des Européens

 UNE NOUVELLE STRATÉGIE SOCIALE POUR L'EUROPE

 

Dix actions pour une nouvelle stratégie sociale ambitieuse afin d'améliorer la vie quotidienne des citoyens européens frappés de plein fouet par la crise.

 

On ne peut que constater, et déplorer,  le développement "antisocial" de l'Union européenne. Cette évolution n'est pas une conséquence inévitable de la crise mais bien le résultat d'un choix politique délibéré des majorités de droite qui dominent actuellement les institutions européennes.

 

Cet agenda antisocial  est moralement honteux,  parce qu'il punit les salariés et les personnes les plus vulnérables pour les pêchés des banquiers. Ce détournement du projet européen portera un préjudice durable aux perspectives d'une plus grande intégration. Il augmentera le potentiel électoral des partis nationalistes, populistes et europhobes.

 

Dix actions clés sont proposées par les socialistes et progressistes européens :

 

1. La liberté économique dans le marché unique doit être compatible avec le respect des législations les plus avancées sur le travail, y compris l'égalité salariale et les droits syndicaux;

2. Tous les travailleurs doivent être protégés contre les horaires de travail excessifs;

3. Les ressortissants des pays tiers qui travaillent dans l'UE doivent avoir les mêmes droits que les citoyens européens;

4. Garantir et renforcer les règles sur la santé et la sécurité au travail là où c'est nécessaire;

5. Des mesures spécifiques européennes sont nécessaires pour éradiquer la pauvreté, lutter contre l'exclusion sociale et corriger le manque d'accès à l'éducation;

6. L'achèvement du marché unique exige le renforcement de sa dimension sociale. Le marché n'est pas  l'objectif en soi mais le moyen d'améliorer la qualité de vie des citoyens européens;

7. Les restructurations industrielles, bien que souvent inévitables, doivent être encadrées par des règles et des politiques européennes afin de les rendre socialement décentes;

8. En dépit de progrès, beaucoup reste à faire pour garantir le respect des principes de l'égalité de traitement et de non discrimination;

9. L'UE doit développer une stratégie de durabilité et d'égalité sociale des retraites afin d'éviter l'obligation de travailler plus longtemps et des retraites moins élevées;

10. L'égalité des salaires entre hommes et femmes dont l'écart peut atteindre 25% dans certains pays de l'UE reste un problème central auquel il convient de remédier à travers un programme d'action pour l'égalité entre hommes et femmes.

 

Pour des millions de citoyens aujourd'hui, la crise rime avec chômage et austérité. La cure imposée par la majorité des gouvernements conservateurs en Europe pour réduire les déficits et le poids de la dette entraîne baisse des salaires, des retraites et du pouvoir d'achat et un sous investissement dans la santé, l'éducation et les services sociaux, entraînant un accroissement des inégalités.

 

Aujourd'hui, c'est le modèle social européen tout entier qui est menacé.

 Ces propositions sont nécessaires si nous voulons que le modèle social européen reste une référence au niveau mondial, pour la promotion d'une plus grande justice sociale.

08:10 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe