05/09/2010
Une famille très moderne
Une famille très moderne (The Switch)
De Will Speck
Avec Jennifer Aniston et Jason Bateman
Une famille "très moderne", parce que l'enfant est conçu par insémination artificielle, "The Switch" parce que le sperme du donneur a été échangé.
C'est une comédie américaine typique, avec "happy end" ultra prévisible, tout comme les "rebondissements" de cette histoire sans aspérités.
Les deux acteurs sont charmants mais ne peuvent nous éviter quelques bâillements tant l'idée, bonne au départ, est tirée en longueur, comme une guimauve trop sucrée.
08:08 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
04/09/2010
une littérature islandaise plus contemporaine
Hiver arctique
Arnaldur Indridason
Prix du roman noir scandinave
Editions Métailié noir
Retour à l'Islande contemporaine.
Un petit garçon a été tué, poignardé.
" Ce sera bien plus difficile pour lui de rejoindre le ciel s'il doit nager à travers mes larmes."
Crime pédophile ?
Le petit garçon était, par sa maman, d'origine asiatique, mais pas "rom".
Crime raciste ?
"Les études soulignent que les Islandais ne se réjouissent pas spécialement de l'avènement d'une société multiculturelle".
"L'idée que les étrangers devraient vivre séparés de nous par des grilles est encore largement répandue".
"On entend invariablement dire qu'il ne faudrait pas qu'un trop grand nombre de "ces gens là" viennent s'installer". (Hortefeux pourra toujours tenter une nouvelle carrière politique en Islande...)
"On préconisait un arsenal de lois compliquant l'accession à la nationalité". (Où vont-ils chercher des idées pareilles, ces Islandais ?)
Pendant la dernière guerre, les Américains avaient installé une base militaire en Islande. Les autorités islandaises n'avaient posé qu'une seule condition : "l'interdiction d'y faire venir des militaires noirs".
L'enquête du commissaire Erlendur, en proie à ses propres souvenirs d'enfance, progresse très doucement dans l'hiver islandais, arctique, sur cette île "posée sur l'extrême rive nord du monde", où "ce peuple s'est obstiné à survivre pendant des siècles au sein de cette nature hostile."
Et si ce roman policier n'était qu'un prétexte pour nous parler de la xénophobie, islandaise, seulement islandaise ?
"La vie est un enchevêtrement de hasards dénués de toutes règles, des hasards qui gouvernent l'existence des gens, comme ces tempêtes qui s'abattent sans prévenir, faisant morts et blessés".
"Pourquoi faut-il qu'on soit toujours en train de dire quelque chose ?"
08:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
03/09/2010
L'âge de raison
L'âge de raison
De Yann Samuel
Avec Sophie Marceau
Le jour de ses 40 ans, une jeune femme, cadre supérieure, reçoit les lettres qu'elle avait adressée, le jour de ses 7 ans, l'âge de raison, à celle qu'elle allait devenir.
Sur ce thème, assez simple, de la confrontation entre les rêves d'enfant et la réalité de l'âge adulte, Sophie Marceau est drôle, attendrissante, touchante et assure la réussite du film, dont la conclusion est, bien entendu "deviens ce que tu es !".
Les paysages de la Drôme sont, également, superbes.
08:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
01/09/2010
le compteur du blog
Pour la première fois que ce blog existe (2005), le nombre de visites n'a pas flanché pendant la pause estivale : autour de 2.500 en juillet comme en août.
Depuis un an le compteur n'est jamais passé sous la barre des 2.000 visites par mois.
Et il n'y a pas que les visites, puisque chaque mois plus de 5.000 pages sont lues.
Lues mais peu commentées.
J'en profite pour remercier Maïtena et Frédéric de leur fidèle amitié. Ce sentiment est réciproque.
09:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)
31/08/2010
Le dernier film d'Alain Corneau
Crime d'amour
D'Alain Corneau
Avec Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier
Alain Corneau vient de décéder. Je suppose qu'il est de bon ton de dire tout le bien imaginable de ses films.
Dans le domaine des films policiers "Police python" et "Le choix des armes" sont, et resteront, des classiques.
"Fort Saganne", "Stupeur et tremblements" et surtout "Tous les matins du monde" sont également inoubliables.
"Crime d'amour", par la force des choses, malheureusement, son dernier film, n'aura probablement pas la même notoriété, mais se laisse voir sans déplaisir.
On se souvient du duel de Ludivine Sagnier face à Charlotte Rampling. Elle renouvelle l'exercice face à Kristin Scott Thomas tout aussi magistrale.
Duel de femmes, donc. D'un côté une grande patronne, sûre d'elle même et dominatrice, n'hésitant pas à utiliser la séduction et l'autorité pour manipuler, flatter ou humilier sa collaboratrice. Le monde du travail en parfois sans pitié. Alain Corneau, fidèle à l'idéal de Trotski, nous le rappelle.
Kristin Scott Thomas incarne parfaitement le personnage.
A perverse, perverse et demie, la jeune cadre intelligente apprendra vite.
Une histoire d'amour qui se termine mal...
Film à éviter si vous avez du mal à supporter votre chef, car cela pourrait vous donner des idées, à moins que, par comparaison vous ne le/la trouviez pas si mal...
Malheureusement, si Ludivine Sagnier est excellente quand son personnage joue la comédie, je ne l'ai pas trouvée crédible en "business woman", d'abord coincée puis épanouie. Ce n'est qu'une des invraisemblances de ce film.
09:36 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma


