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29/04/2012

Galabru, parfait boulanger de Pagnol

La femme du boulanger

 

De Marcel Pagnol

 

Avec Michel Galabru

 

Théâtre Hébertot

 

 

Indémodable Pagnol, plaisir d'entendre,  à Paris, dans le quartier des Batignolles, un accent qui sent bon la Provence, inoubliable "Pomponnette"...

 

 L'histoire est connue : la femme du boulanger, beaucoup plus jeune que lui, s'enfuit avec le berger venu lui chanter la sérénade. Le boulanger n'a plus la force du faire du pain. Les villageois oublient leurs querelles ancestrales pour s'associer et faire revenir la belle. Le boulanger, "bon comme le bon pain", fait semblant de ne pas avoir compris la raison de la fugue, afin de mieux pardonner.

 

A plus de 80 ans, Michel Galabru est parfaitement dans le rôle. Dans celui de l'instituteur, son fils Jean ne peut nier la filiation. Seul bémol dans l'excellente distribution : Marianne Giraud est trop séduisante pour être convaincante dans le rôle de la vieille fille acariâtre.

 

Pour terminer une remarque que je me fais quasiment à chaque fois que je vais au  théâtre à Paris : impossible de caser mes grandes jambes, même aux places les plus chères. D'autant plus dommage que le théâtre Hébertot vient d'être refait à neuf.

 

 

08:02 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre

28/04/2012

Ode à Staline

L'hirondelle avant l'orage

 

Le poète et le dictateur

Traduction du titre original : "L'ode à Staline"

 

Robert Littell

 

Points P2348

 

 

De 1934 à 1938, la fin de vie tragique du poète russe Ossip Mandelstam.

Artiste officiel, ses ennuis commencent quand se diffuse un poème qui devait rester secret, dans lequel il moque "le montagnard du Kremlin".

Les choses s'aggravent quand il accepte d'écrire une "Ode à Staline", ridicule à force de flagornerie.

L'histoire d'un poète, prétexte pour raconter les mécanismes d'une dictature, avec un voyage dans un "camp de rééducation" en Sibérie, les atrocités des tortures et les hasards de la terreur.

 

 

"Confier des secrets intimes à une femme était un moyen infaillible de gagner sa confiance"

 

"Qui peut dire ce qui pousse quelqu'un à s'accrocher à la vie, hormis l'habitude difficile à perdre de respirer, le plaisir éphémère d'un rapport charnel ou l'extrême satisfaction de décevoir les détenteurs du pouvoir qui aimeraient vous voir mort."

 

"Rien ne vous donne autant la sensation d'être en vie que la douleur"

 

"Il vivait dans l'angoisse de ne plus avoir un jour de muse ou d'érection"

 

"Les Français ne pensent qu'à manger, boire et à forniquer"

 

"Ils n'étaient pas assez sûrs d'eux-mêmes pour être devenus ennuyeux. C'est cette fragilité, n'est-ce pas, qui attire les femmes ?"

 

"Plus on se rapproche du succès, plus votre ennemi s'active. Quand il est le plus actif et le plus destructeur, on devrait y voir un signe qu'on est au seuil de la victoire"

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

27/04/2012

Cloclo

De Florent Emilio Siri

 

Avec Jérémie Renier

 

 

Je me souviens. Grace au comité d'entreprise de Renault, où travaillait mon père, j'ai vu Jean Ferrat sur scène. Jean Ferrat, mais aussi, je me souviens, cette année là, il y a un demi siècle déjà,  Claude François. Preuve que le comité d'entreprise, géré par la CGT,  n'était pas sectaire. Ou que ses responsables avaient compris que Claude François chantait pour les pauvres des banlieues, comme son personnage le dit dans le film.

Je n'ai jamais été un fan de Claude François, je n'ai jamais acheté aucun de ses disques. A le voir courir d'un bout à l'autre de la scène à la recherche d'un marteau, j'avais été plus impressionné par la performance physique que vocale.

Mais chacun sait que ma génération, celle de "Salut les copains", est nostalgique, surtout en matière de variétés françaises. Je suis donc allé voir ce "biopic". Et j'y ai trouvé du plaisir. Deux heures et demie que je n'ai pas trouvées trop longues, au rythme des succès et des amours.

 

Tout le monde a souligné, à juste titre, la performance de Jérémie Renier. Mais les seconds rôles ne sont pas mal non plus. Benoît Magimel est méconnaissable en impresario.

Les femmes, qui ont ponctué la vie de Claude François, à commencer par sa mère, sont interprétées avec sensibilité. 

La scène qu'il fait à France Gall, sa compagne d'alors, quand elle remporte l'Eurovision, est révélatrice du personnage, jaloux à l'excès, affectivement et professionnellement, sacrifiant tout, toutes, tous, y compris ses fils, à sa carrière. Besoin de reconnaissance due au manque d'affection paternelle ?

 

En rentrant chez moi j'ai éprouvé l'envie de pianoter un peu. "Comme d'habitude",  je l'ai fait "my way"...

 

 

 

12:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

26/04/2012

Caricatures de vieux couples

Toute une vie à deux

 

Tetsu

 

Editions du Cherche Midi

 

 

Terribles, les vieux couples de Tetsu. A se demander pourquoi ils restent ensemble. Parce qu'ils se ressemblent ? Les amoureux de Peynet cinquante ans plus tard. Rien pour inspirer l'amour. Les femmes sont dominatrices,  sarcastiques, jamais tendres. Les hommes sont faibles, insignifiants, souvent pathétiques.

Désespérant, désespéré, et pourtant drôle.

 

Tout cela n'est, bien entendu, que pure fiction, et les personnages sont uniquement issus de l'imagination du dessinateur.

Quoi que...

 

A ne pas offrir à l'occasion d'un anniversaire de mariage.

Quoi que...

 

08:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/04/2012

Comment relancer la croissance, et donc la création d'emplois ?

USA : d'abord l'économie

 

 

Aux USA l'élection présidentielle aura lieu dans quatre mois.

Les sondages sont serrés, l'électorat est volatile. La raison : le chômage touche 10% de la population, chose exceptionnel dans ce pays !

Les grandes questions internationales ne font plus débat. L'Irak appartient au passé, l'Afghanistan sur la voie d'une sortie peu glorieuse. le "printemps arabe" même pas mentionné.

 

Dans le cercle restreint d'un petit déjeuner, préparatoire à notre voyage à Washington, l'ambassadeur américain à Bruxelles explique que l'important pour l'"administration" Obama,  dans les relations USA / Union européenne,  serait la conclusion d'un accord commercial permettant d'importer plus de produits américains en Europe.

Les responsables américains voient avec inquiétude la récession européenne. Moins de croissance = moins d'achats, y compris de produits américains.

Pour sortir de cette crise, qui affecte les deux rives de l'Atlantique, selon l'ambassadeur américain, une seule voie : l'innovation, l'invention, clés de la croissance et de la création d'emplois.