Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/06/2026

Les derniers feux de la monarchie

Les derniers libertins

Benedetta Craveri

éditions Flammarion

 

Ce n'est pas un livre d'histoire même si ça lui ressemble. Benedetta Craveri enseigne la littérature française à l'université de Naples.

Nous suivons avec elle sept destins avant et pendant la Révolution, et même après,  en "postface".

Du duc de Lauzun au comte de Vaudreuil, en passant par les frères Ségur, le duc de Brisac, le comte de Narbonne, le chevalier de Boufflers, tous aristocrates de haut lignage. Ils se connaissent, souvent parents, parfois rivaux...et libertins dans une société où le mariage n'est que convenance. Ils aiment ailleurs, font des enfants, généralement les reconnaissent et, plus fort,  acceptent que leurs épouses fassent de même en reconnaissant souvent pour leurs les enfants que leurs épouses ont eu avec d'autres. Les maîtresses sont souvent officielles, comme les favorites du roi...

L'art est donc de séduire, par la conversation ou l'écriture.

Parfois séduire sans aimer, comme Valmont dans "les liaisons dangereuses".

Cette élite lettrée écrit beaucoup, et il n'est pas étonnant que ce soit une professeur de littérature qui écrive ce livre.

Ils sont enfants des lumières et presque tous veulent la fin de l'ancien régime, pour être remplacé par une monarchie constitutionnelle , comme en Angleterre. Les plus avancés rêvent de la République américaine.

Fiers de leurs talents ils n'imaginent pas ne pas jouer les premiers rôles, sans dépendre de l'arbitraire d'un monarque tout puissant.

 

"Ces fils de la noblesse française considéraient comme acquis d'accéder aux premières places dans l'armée ainsi qu'aux plus hautes charges de la Cour et dans les ministères, et de vivre de rentes, mais ils semblaient avoir oublié les raisons historiques d'une telle prérogative. Ils ne se demandaient pas jusqu'où ces avantages étaient compatibles avec les réformes  dont ils se faisaient les hérauts."

"les moeurs aristocratiques considéraient le mariage comme une affaire de famille et laissaient aux conjoints la liberté de disposer de leur coeur."

 

 

 

18:03 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.