20/05/2008
Droits des travailleurs "délocalisés"
Obliger les sociétés peu scrupuleuses à respecter les droits des salariés délocalisés en Europe
Nicos Aslamazidis, ce travailleur grec "délocalisé" à Saint-Nazaire, est mort après son retour en Grèce, suite à une grève de la faim de 19 jours en raison d'un conflit salarial avec son employeur, Elbe, un sous-traitant de second rang du chantier naval Aker Yards.
Il est temps de mettre en place un arsenal législatif efficace pour pallier les carences des sous-traitants lorsqu'ils ne respectent pas les droits des travailleurs détachés dans l'Union.
La législation européenne devrait obliger aux donneurs d'ordres à être responsables financièrement en cas de manquements de leurs sous-traitants pour cause de salaires non payés.
En raison de l'augmentation importante et constante des flux temporaires de main d'œuvre détachée au sein de l'Union, il est nécessaire que la Commission européenne fasse scrupuleusement le point sur les carences de transposition ou d'application de la directive "détachement", pays par pays.
Il est temps que l'Union européenne enquête sur les abus pratiqués par certaines sociétés employant des travailleurs détachés.
La Commission européenne doit proposer des mesures appropriées afin de protéger les travailleurs.
07:57 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, droits des travailleurs
19/05/2008
Contenir les groupes de pression
LES NOUVELLES RÈGLES POUR LES LOBBIES, UN PAS AVANT VERS PLUS DE TRANSPARENCE
Les eurodéputés socialistes ont voté en faveur de nouvelles mesures qui régiront les relations avec les quelque 15 000 lobbyistes actifs auprès des institutions de l'Union européenne.
Lorsque ces nouvelles règles entreront en vigueur, nous aurons une véritable culture de la transparence à Bruxelles.
C'est un pas en avant, même si le Parlement européen a déjà une longueur d'avance sur la plupart des parlements nationaux dans ce domaine.
Par exemple, le Parlement européen interdit toutes formes de cadeaux. Le Parlement européen dispose déjà d'un registre auquel doivent s'inscrire les lobbyistes et d'un code de conduite.
Il s'agit d'aller plus loin en négociant un accord avec les deux autres institutions, la Commission européenne et le Conseil des ministres.
Ces mesures sont un gage supplémentaire de démocratie.
Nos citoyens sont en droit d'avoir toutes les garanties sur les liens qui s'établissent entre leurs élus et les groupes de pression.
Ces mesures prévoient l'accréditation obligatoire de tous les lobbyistes auprès d'un registre commun aux institutions européennes. Les lobbyistes seraient tenus de divulguer leurs intérêts financiers et des sanctions seraient prévues en cas de non respect de ces règles.
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