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27/04/2010

en Autriche et en Hongrie

Chaud en Autriche-Hongrie

 

 

Brillante réélection d'Heinz Fischer à la Présidence de la République, en Autriche.

J'ai bien connu Heinz à l'époque où il était vice-président du Parti Socialiste Européen, et Président de l'Assemblée nationale autrichienne.

Nous avions été ensemble fleurir la tombe d'Alexandre Dubcek, héros malheureux du "printemps de Prague". Bratislava est si proche de Vienne...

Heinz est un homme calme, pondéré, porté à la recherche de consensus. Un homme de consensus : tout ce qu'il fallait pour ce rôle de Président de la République, si éloigné en Autriche de ce qu'il est en France, surtout depuis trois ans.

 

Sachant qu'elle n'avait aucune chance, la Droite a préféré ne pas proposer de candidat. Les Verts ont adopté la même attitude.  Ce qui a entraîné une abstention record.

Inquiétude  face au score de l'extrême droite, à plus de 15%. Sa candidate a même été jusqu'à remettre en cause les lois autrichiennes antinazies.

 

Un "pied de nez" de l'Histoire a voulu que les Hongrois votent le même jour que les Autrichiens, mais pas pour les mêmes élections.

Là aussi l'extrême droite nationaliste est montée très haut.

Comme chez nous,  la droite parlementaire court derrière l'extrême droite,  pour récupérer les électeurs.

La droite hongroise propose donc de donner le droit de vote, en Hongrie,  à tous les citoyens slovaques, roumains, serbes, etc. d'origine hongroise.

La construction de l'Union européenne n'a pas encore effacé les effets de la première guerre mondiale...

 

09:10 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

26/04/2010

droit des peuples

Droit du sol ?

 

Bien sûr il y a les jeux politiciens. Bien sûr les Libéraux flamands voulaient faire payer à leurs alliés, flamands,  du gouvernement "fédéral" leur refus de les inclure dans la majorité "gouvernementale" de la Flandre, mais le problème de l'arrondissement Bruxelles / Hal/ Vilvoorde va plus loin et, à mon avis, pose le problème de l'opposition, vue ailleurs, entre le "droit du sol" et le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.

 

Le refus des Flamands de reconnaître qu'un certain nombre de communes de la périphérie de Bruxelles ne sont pas "flamandes", même si elles se trouvent sur un sol qui fut historiquement flamand, parce qu'elles sont peuplées très majoritairement de populations qui ne sont pas flamandes, me fait penser au Kosovo.

Le Kosovo est-il "serbe", parce que son sol le serait historiquement, même s'il est peuplé très majoritairement d'une population qui ne l'est pas ?

 

Le temps n'est plus où les souverains s'échangeaient les territoires, et accessoirement les populations qui y vivaient, au gré des guerres et des mariages.

Est-il acceptable qu'au sein de l'Union européenne, au XXIe siècle,  des autorités régionales puissent impunément refuser de reconnaître un maire (bourgmestre) et un conseil municipal, élus à septante cinq pour cent des suffrages parce qu'ils parlent la langue de leurs concitoyens et non pas la langue du "sol" flamand ?

    

09:19 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, belgique