12/12/2009
Les Catapilas, ces ingrats
Les Catapilas, ces ingrats
Venance Konan
Editions Jean Picollec
Les « Catapilas », ce sont ces hommes qui travaillent sur les « Caterpillars », « ces gros engins qui abattaient les arbres et aplatissaient les montagnes ».
Dans ce roman, il est facile de reconnaître la Côte d’ivoire et ses protagonistes.
Les « Catapilas » sont ces Ivvoiriens originaires du Mali ou du Burkina qui ont défriché la forêt pour y cultiver le cacao, et dont la réussite attire des jalousies.
Vision carrément moqueuse de l’Afrique en général, et de la Côte d’ivoire en particulier, de ses pratiques sociales et politiques.
Mais est-ce seulement en Afrique que les immigrés, et leurs descendants, sont traités d’ « ingrats », qu’on leur refuse la nationalité (qu’est-ce que l’identité nationale ? qu’est-ce que l’ « ivoirité » ?), après qu’ils aient travaillé plus que les autres à (re) construire le pays, effectué les travaux que les nationaux ne voulaient pas faire ?
« Une religion qui interdisaient de boire de l’alcool ne pouvait pas être une religion sérieuse. Celle qui interdisait à ses prêtres de coucher avec des femmes ne pouvait pas non plus être sérieuse »
« Ils leur parlaient de démocratie, de liberté, et du socialisme, un système dans lequel tout le monde aura à manger et à boire gratuitement sans travailler, même que nous serions les égaux des Blancs et pourrions coucher avec leurs femmes. »
« Depuis quand avez-vous vu un militaire au pouvoir perdre les élections ? »
« Un homme politique qui veut faire carrière se doit d’être présent à toutes les funérailles, et d’y donner de l’argent, même s’il ne connaît pas le défunt »
« Chez nous, lorsqu’un homme meurt, on considère que c’est parce que ses femmes ne se sont pas bien occupées de lui »
08:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature



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