28/01/2007
un conte de fées républicain
Un conte de fées républicain
Safia Otokoré
Editions Robert Laffont
Safia Otokoré, secrétaire nationale du PS chargée des sports, vice-présidente de la Région Bourgogne raconte sa vie : " je suis née pauvre, je suis née femme, je suis née noire, et je suis née musulmane" : l'enfance dans un quartier pauvre de Djibouti, son excision et son infibulation à l'âge de sept ans (pas pour les âmes sensibles), ses compétitions sportives, sa vie de femme de footballeur professionnel, son engagement associatif puis politique, au PS, sa vie de femme battue (pas par le footballeur).
Un conte de fées républicain !
Le récit de sa première participation à une réunion de section du PS ne donne vraiment pas envie d'aller y voir. Que celles et ceux que cela pourrait effrayer se rassurent : ça peut être pire !!!
13:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)
27/01/2007
Boubacar Boris Diop
Je parlais, la semaine dernière, du dernier livre de Boubacar, Boris Diop, écrivain sénégalais.
C'est lui qui a dit : "Il est des gens qui, dans leur vie, ont acheté plus de Mercédès que de livres !"
J'ai une certitude : l'impossibilité de mettre tous mes livres dans ma twingo ...
11:45 Publié dans citations | Lien permanent | Commentaires (4)
26/01/2007
Timor (suite 3)
Quatre tribunaux ont été créés, manquant dramatiquement de moyens, à commencer par le personnel...qui se doit d'être lusophone, pour des raisons constitutionnelles, alors qu'au tribunal quasiment personne ne comprend le portugais.
Le Procureur général se plaint de n'avoir ni électricité, ni photocopieur, ni personnel administratif, ni voiture, etc…
Il en résulte un total manque de confiance dans la justice et ce sentiment, que l'Etat n'est pas en mesure de régler les problèmes, pousse les gens à vouloir se faire justice eux-mêmes, ce qui est particulièrement dangereux dans un pays qui sort de 24 ans de luttes clandestines et où 200 armes individuelles ont disparu lors de la récente crise.
11:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)
25/01/2007
Puisque la question se pose
Les chaînes de télévision, les radios, de nombreux journaux, se sont fait l'écho de la décision de deux maires (UDF) de la banlieue parisienne, dont le maire d'une ville d'environ 10.000 habitants, comme Aire-sur-la-Lys, de rendre gratuit l'accès à la cantine scolaire. Depuis, le nombre d'enfants inscrits à la cantine a progressé de façon significative.
Cette décision a, au moins, le mérite de poser la question.
Elle amène de notre part trois remarques :
1) Ces maires sont UDF, ce qui prouve qu'il existe une Droite sociale en France, généralement héritière du christianisme social, qui préfère instaurer un système profitant directement aux enfants plutôt que la charité clientéliste "au coup par coup", à la "tête du client". Malheureusement, cette Droite sociale est totalement absente du Conseil municipal d'Aire-sur-la-Lys. Les héritiers du christianisme social se retrouvent aujourd'hui plutôt dans les idéaux de la Gauche.
2) Depuis bientôt six ans que nous sommes élus, nous, conseillers municipaux du groupe "changez d'Aire", proposons, en vain, des tarifs modulés en fonction des revenus des parents.
Une des raisons de la décision prise par les tenants de la gratuité est que peu de familles profitaient du système des "quotients familiaux".
Nous avons proposé que les familles non imposées sur le revenu paient demi-tarif.
Presque 60% des foyers fiscaux airois ne sont pas imposables sur le revenu.
Cela constituerait pour ces familles une aide réelle, profitant directement aux enfants.
Un autre argument avancé est que cette mesure constitue une subvention aux jeunes familles.
D'autres possibilités, fiscales, existent. Les Conseils municipaux ont la possibilité de faire baisser les impôts locaux pour les foyers ayant des enfants, ou des adultes, à charge. De même, il est possible de faire baisser les impôts locaux pour les personnes non imposées sur le revenu. C'est ce que nous proposons, depuis six ans, sans succès, dans notre ville.
Nous sommes très réticents au principe de gratuité, car il faut garder la notion de la valeur des choses, car elles coûtent et il est bon que les gens contribuent, même si ce n'est que symboliquement. Nous ne proposons donc la gratuité que pour les familles qui n'ont que le RMI pour vivre, afin d'être certains que les enfants auront au moins un repas équilibré quotidien.
3) "Trop d'enfants mangent mal" ont expliqué les Maires qui ont pris la décision de la gratuité. Les médecins, les diététiciens font le même constat. La publicité, en particulier au moment des émissions de télévision pour enfants, a une large part de responsabilité.
Pourquoi ne pas faire de l'heure du repas scolaire un moment d'apprentissage du goût, de la bonne nourriture saine, des principes de la diététique ?
Toutes les études faites le montrent, en particulier celle de "Que choisir ?" réalisée l'automne dernier : plus une municipalité s'implique, implique les parents et les enseignants, meilleurs sont les repas à la cantine !
Nous pensons que la municipalité doit s'impliquer, y compris financièrement, mais autant pour la qualité que pour le prix.
09:45 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (0)
Ses livres sont encore là...
Ryszard Kapuscinski vient de mourir.
Si vous n'avez pas encore lu "Ebène", excellente occasion pour le faire.
Peut-être que cette disparition va donner l'idée à 10/18 de rééditer, enfin, "Négus" (si c'est déjà fait, merci de me prévenir).
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Kapuscinski est (était, je ne suis pas encore habitué) un journaliste polonais qui durant 20 ans a sillonné le globe, et en particulier l'Afrique où il se trouvait au moment des indépendances.
L'Afrique, c'est probablement ce Polonais qui en parle le mieux, avec tendresse, émotion et humour, sans chercher donner des leçons, sinon des leçons d'humanité.
Ses livres sont des reportages et les réalités décrites (27 révolutions et coup d'Etat) dépassent bien des fictions.
Kapuscinski a travaillé également en Amérique latine. "La guerre du foot" raconte comment Le Honduras et le Salvador sont entrés en guerre, en 1969, à l'occasion d'un match de foot. Une guerre qui a fait 6.000 morts et 15.000 blessés !
Comme il l'expliquait : "si on n'essaie pas de comprendre les différences de vue, de perception et de description, on ne comprend rien de ce monde".
Dommage que Mr Bush et ses conseillers n'aient probablement jamais lu Kapuscinski...
09:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)


