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22/05/2021

le fessier, célébré à l'envi

L'empire des sens

de Boucher à Greuze

Musée Cognacq-Jay

 

Pour la réouverture des musées, enfin, j'ai choisi un petit musée peu connu, centré sur le XVIIIe siècle, fondé par Mr Cognacq et Madame Jay, fondateurs de la Samaritaine, et collectionneurs passionés.

Le 250e anniversaire de la mort de François Boucher, peintre de Louis XV,  est l'occasion de cette exposition de tableaux de corps "biens en chair". "Comme la porte d'Aix" disent les Marseillais. Les critères de beauté de l'époque n'étaient manifestement pas les mêmes qu'aujourd'hui.

Avec Watteau, Greuze et Fragonard, Boucher peint les alcôves où s'égarent le coeur et l'esprit. Les désirs charnels depuis la naissance du désir jusqu'à son assouvissement. En écho avec la littérature libertine de l'époque.

Ces oeuvres chantent le corps nu de la femme qui s'abandonne, hypnotise les regards et réveille les sens. Les corps nus dévoilés dans leur intimité, les courbes voluptueuses, les jambes enchevêtrées, le tourbillon des drapés qui masquent en même temps qu'ils soulignent et dévoilent,  soulignent la volupté audacieuse des fessiers.

Le voyeur n'est autre que celui qui regarde le tableau. Le thème du peintre et son modèle offre des opportunités pour évoquer le désir né du plaisir de voir.

La dernière salle de l'exposition, "erotica",  présente plus de 60 estampes à caractères ouvertement pornographiques, présentant des sexes et l'acte sexuel. Joyeuses orgies, échafaudages de corps. La production est clandestine donc anonyme.

Tout est prétexte au plaisir.

De toute l'exposition, combien d'oeuvres pourraient passer le filtre de Facebook ?

 

16:19 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo

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