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09/06/2009

c'étaient des élections européennes

Ne pas se tromper d'élection

 

 

Les cartes électorales semblent montrer que la France du OUI au référendum européen soit allée plus volontiers voter que les "nonistes", et cette France du OUI de Gauche a voté largement pour Europe-Ecologie, plus que pour "Europe et socialisme" (appellation désuète qui n'a pas été retenue...).

 

En faisant campagne sur le double thème "Stop à Barroso", "Stop à Sarko", le PS semble s'être doublement trompé : personne ne connaît Mr Barroso (c'est l'avant-centre de Benfica ?), et pour dire NON à Sarkozy la palette était variée, de l'extrême droite à l'extrême gauche.

 

Tout le monde considère, probablement à juste raison, que le PS a payé dimanche son Congrès de Reims, suivi d'une calamiteuse élection de sa Première secrétaire, suivi d'une calamiteuse procédure de désignation de ses candidat(e)s aux élections européennes, sur la base des courants internes du parti.

N'a-t-il pas également payé l'image déplorable qu'il a donnée au moment du référendum sur le projet de Traité constitutionnel ? Le PS français s'est montré totalement divisé sur la question européenne, y compris (surtout ?) après le vote interne des militants. Où est le "plan B" promis alors par certains socialistes, candidat(e)s dimanche ?

La facture a été présentée dimanche aux socialistes du NON d'une partie des responsables socialistes, entraînant le NON d'une majorité de Français(e)s, plongeant l'Europe dans une crise qui l'ankylose face à la crise mondiale,  et dont elle n'est pas à la veille de sortir.

Les irréductibles du NON ont voté pour le "Front de Gauche".

  

Les électeurs d'"Europe-Ecologie" sont, pour une large part, assez clairement, des électeurs ayant voté à la présidentielle et aux élections locales pour les candidat(e)s socialistes.

 

Daniel Cohn-Bendit a déclaré, très intelligemment :

1) qu'il n'était pas candidat à la présidentielle

2) que les écologistes n'étaient pas propriétaires de leurs électeurs.

 

Les responsables et militants écologistes doivent entendre ce message : les régionales ne sont pas les européennes.

Et les autres également : les européennes ne sont pas la présidentielle.

 

Si les socialistes ne veulent pas perdre l'essentiel des régions qu'ils dirigent aujourd'hui, ils doivent retenir la leçon de dimanche :

1)  personne n'est propriétaire de ses électeurs, devant lesquels il faut rester modestes ;

2) il faut éviter les crises et les déchirements internes...au moins jusqu'au prochain congrès ;

3) les régionales ne doivent pas être la répétition générale de la présidentielle

15:19 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

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