26/04/2010
droit des peuples
Droit du sol ?
Bien sûr il y a les jeux politiciens. Bien sûr les Libéraux flamands voulaient faire payer à leurs alliés, flamands, du gouvernement "fédéral" leur refus de les inclure dans la majorité "gouvernementale" de la Flandre, mais le problème de l'arrondissement Bruxelles / Hal/ Vilvoorde va plus loin et, à mon avis, pose le problème de l'opposition, vue ailleurs, entre le "droit du sol" et le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.
Le refus des Flamands de reconnaître qu'un certain nombre de communes de la périphérie de Bruxelles ne sont pas "flamandes", même si elles se trouvent sur un sol qui fut historiquement flamand, parce qu'elles sont peuplées très majoritairement de populations qui ne sont pas flamandes, me fait penser au Kosovo.
Le Kosovo est-il "serbe", parce que son sol le serait historiquement, même s'il est peuplé très majoritairement d'une population qui ne l'est pas ?
Le temps n'est plus où les souverains s'échangeaient les territoires, et accessoirement les populations qui y vivaient, au gré des guerres et des mariages.
Est-il acceptable qu'au sein de l'Union européenne, au XXIe siècle, des autorités régionales puissent impunément refuser de reconnaître un maire (bourgmestre) et un conseil municipal, élus à septante cinq pour cent des suffrages parce qu'ils parlent la langue de leurs concitoyens et non pas la langue du "sol" flamand ?
09:19 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, belgique
25/04/2010
tête de turc
Tête de turc
De Pascal Elbé
Avec Roschdy Zem, et Pascal Elbé
En banlieue, une de ces banlieues où les autobus ne peuvent pas circuler sans risques, un jeune "issu de l'immigration" balance un cocktail "Molotov" sur la voiture du rare médecin acceptant de venir y travailler, et, comprenant soudainement les conséquences de son geste, va secourir la victime...ce qui lui vaudra une belle médaille.
L'essentiel est dit dès le début : le propre de l'être humain est d'être capable du pire comme du meilleur. La vie n'est pas en noir et blanc, et il y a en chacun du Dr Jekyll et du Mister Hyde, que l'on soit d'origine arménienne, turque ou autre.
Ce n'est pas un reportage sociologique sur la vie dans ces banlieues où il ne fait pas bon vivre, mais le film montre bien le courage de ces femmes épuisées par le travail et qui tentent d'élever tout de même leurs enfants, dans l'espoir de "s'en sortir", ou, du moins, de les en sortir, de leur donner d'autres alternatives que la prison.
Une histoire de fraternité et de vengeance, mais surtout d'humanité face aux violences.
09:13 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
24/04/2010
voyage, littéraire, en Islande
Hypothermie
Arnaldur Indridason
Editions Métailié noir
Un volcan qui entre en éruption, et dont les cendres paralysent le trafic aérien du monde entier. Cela pourrait être le début d'une (science) fiction. Ce n'est qu'un prétexte pour retrouver le très islandais commissaire Erlendur, son rythme tranquille et ses enfants à problèmes.
J'avais beaucoup aimé "La voix", grand prix de la littérature policière en 2007, et "L'homme du lac", "prix du roman policier" en 2008.
J'ai été déçu.
Les histoires de revenants ne sont généralement que des histoires à dormir debout qui ne sont prétextes qu'à l'invraisemblance.
Le thème des personnes qui disparaissent sans laisser de traces méritait mieux que d'être connexe à l'enquête principale.
08:11 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
23/04/2010
fleur du désert
Fleur du désert
De Sherry Hormann
Avec Liya Kebede
Basé sur l'autobiographie du mannequin Waris Dirie, ce film raconte deux histoires :
1) un comte de fée qui permet à une jeune somalienne de devenir une vedette internationale, non sans être passée par la case "sans papiers", bien dans la ligne de l'idéologie américaine : si vous avez du talent, vous réussirez !
2) un plaidoyer contre l'horreur de l'excision et de l'infibulation. Waris Dirie a d'ailleurs été nommée par l'ONU "ambassadrice de bonne volonté" sur ce thème. Le film rappelle justement qu'il ne s'agit en rien d'une prescription religieuse, mais d'une pratique antérieure à l'islam. La preuve, malheureusement, en est donnée en Ethiopie par des populations chrétiennes et, heureusement, par les prêches d'immans, expliquant que le Coran n'évoque pas ces pratiques.
Je me souviens d'une exposition sur ce thème au Parlement européen, à Strasbourg, il y a bientôt trente ans, dont j'étais sorti très vite, tellement les images étaient insoutenables.
L'actrice Liya Kebede ne se contente pas d'être belle et nous émeut.
08:12 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
22/04/2010
"pas très catholique", florilège d'expressions françaises
Trêve de balivernes
Pour en finir avec l'hypocrisie
Un discours pas très catholique
Georges Frêche
Editions Héloïse d'Ormesson
"Un vrai projet pour décomplexer la gauche et lui apporter du sang neuf".
Des complexes, Georges Frêche ne semble pas en avoir.
Ce livre, d'une centaine de pages, sent plus le dictaphone que la plume sergent major.
Lancé pendant la campagne des élections régionales, il obtient, parait-il, un succès trois fois supérieur au livre de François Hollande, même en dehors du Languedoc-Roussillon.
Frêche donne une leçon de réalisme, pour ne pas dire de cynisme, politique : les principes du judo appliqués à la médiatisation : il profite, sans état d'âme, des décisions prises, à contre temps, à son encontre par les dirigeants du PS, ce qui lui permet de se donner une posture de héros de la province contre les élites parisiennes.
Lui, le professeur agrégé de Droit, revendique sa "beaufitude". Et ça marche !
"Qu'est ce qu'une idée si on n'a pas le pouvoir de la réaliser ?"
Sa proposition politique est simple (simpliste ?) et peut trouver un écho au lendemain des élections régionales. Il dit au PS : au lieu de "penser global, agir local", inversons la logique : réfléchissons à ce qui marche localement, régionalement, pour en tirer des conséquences pratiques pour élaborer nos propositions nationales.
Un peu dans la ligne d'une autre Présidente socialiste de Région.
Sa proposition économique est tout aussi simple (simpliste ?) : "Le vrai pouvoir économique de demain, ce sera la matière grise. Après la révolution industrielle est venu le temps de la révolution intellectuelle. C'est le seul moyen de garder le cap sur l'égalité des chances".
"Je hais l'injustice. Je n'accepte pas l'ordre des choses. C'est pour cela que je suis profondément de gauche".
"André Malraux a dit qu'un homme était la somme de ses actes. Aujourd'hui, il semble qu'il ne soit plus que le produit de son image".
"La société du spectacle, pour moi, c'est trois mots : émotionnel, instinctuel, volatile".
"Pour pouvoir faire de la politique en homme libre, il faut gagner sa vie par ailleurs."
"Le monde de la politique est sanglant. Il s'y passe de drôle de choses. Des chausse-trappes, des croche-pieds, des faux-semblants, des sous-entendus, des insinuations, des interpellations, des calomnies, des injures, des coups bas, des lynchages, des mises à mort, et même des traversées du désert. Si vous avez décidé de faire carrière sous les feux de cette rampe là, vous passerez à la casserole tôt ou tard".
08:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique

