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04/03/2012

Droit de vote aux élections locales

Quand on paie ses impôts locaux depuis au moins 5 ans

 

Les étrangers qui paient leurs impôts locaux depuis au moins cinq ans pourront voter lors des prochaines élections locales. C’est ce que vient de décider le parlement…du Chili, pourtant classé à droite. Malgré, ou en raison, de la présence d’une importante communauté immigrée d’origine bolivienne. Avec bon sens, ces élus ont considéré que ce droit de vote était un puissant facteur d’intégration positive, et que les gens qui paient des impôts locaux ont le droit d’élire celles et ceux qui vont établir le budget municipal.

En France, cela ne constituerait que l’extension d’un droit que possèdent déjà les citoyens, non français, des autres pays de l’Union européenne. Sans avoir bouleversé la vie politique locale de nos villes et nos villages.

Qui pourrait croire que cela pourrait entraîner un vote « communautariste » ? Qui pourrait croire que cela pourrait nous amener à manger, malgré nous, de la viande provenant d’animaux tués selon certaines traditions religieuses ?

La vérité est que le candidat sortant, et son ministre de l’intérieur, sont prêts à tout pour tenter de retenir un pouvoir qui leur échappe.

Qui a saboté les lignes ferroviaires savoyardes ? Nous savons bien à qui profite le crime à moins de cinquante jours de l’élection présidentielle.

 

17:51 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique

03/03/2012

Artemio Cruz est mort

La mort d’Artemio Cruz

Carlos Fuentes

Folio n°856

 

Artemio Cruz est mort. Ancien combattant de la Révolution, devenu député,  fort riche pour avoir su détourner à son profit la révolution agraire, « à l’époque où Juarez mit en vente les biens du clergé et où un commerçant, à condition d’avoir quelques petites économies, pouvait se rendre maître d’immenses terres » (comme dans l’Angleterre de Cromwell et la France révolutionnaire…),  ayant oublié son idéal pour assouvir sa soif de puissance. « Tu ne seras pas coupable de la morale que tu n’as pas créée ». Sa mort est l’occasion de revoir sa vie : 1941, 1919, 1913, 1924, 1927, 1947, 1915, 1934, 1939, 1955, 1903, et pour finir 1889, année de sa naissance. Rien de linéaire donc. « En choisissant, tu cesseras d’être tous les hommes que tu aurais pu être. ». « La mémoire est le désir satisfait, aujourd’hui que ta vie et ton destin ne font qu’un ».

Plus facile à comprendre avec une connaissance minimum de l’histoire contemporaine mexicaine.

 

« Les femmes s’habituent à tout : cela dépend de l’affection qu’on leur donne »

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

02/03/2012

Tinker, Tailor, Soldier, Spy

La Taupe

 

De Tomas Alfredson

 

Avec Garry Oldman, Colin Firth

 

D'après le roman de John Le Carré

 

 

"So British", et tellement "John Le Carré".

Une histoire d'espions, dans les années 70, en Angleterre.

A la recherche de la "taupe", l'agent double, au plus haut niveau des services britanniques de renseignements.

Peu d'actions, peu de violences, mais une tension permanente.

Plus de deux heures, c'est peut-être un peu long.

Une affaire d'hommes, éventuellement homosexuels, ou bisexuels. Les femmes sont quasiment absentes.

Un billard à trois bandes où la paranoïa répond à la désinformation.

Tout le monde ment, pour intoxiquer tout le monde.

Le contraire d'un film de James Bond.

Une histoire pas complètement imaginaire, puisqu'un agent double, au service des soviétiques, opérait effectivement au plus haut niveau de "l'Intelligence Service".

 

Indispensable à voir si vous aimez le thé et les lodens,  si vous avez la nostalgie de la "guerre  froide"...ou des 70's.

 

 

 

10:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

01/03/2012

Le Clézio et le Mexique

Le rêve mexicain

 

J.M.G.  Le Clézio

 

Prix Nobel de littérature 2008

 

Folio "essais" n°178

 

 

1517 : Hernan Cortés, représentant de la Renaissance espagnole, rencontre, puis affronte, l'Empereur aztèque Moctezuma.

Le Clézio s'appuie sur les récits du soldat Bernard Diaz del Castillo, puis du franciscain Bernardino de Sahagun.

Avec cette question finale : que serait devenue notre civilisation si elle n'avait pas détruite celle des Aztèques ? "Comment auraient évolué ces civilisations, ces religions ?" "Quelle philosophie aurait pu grandir ?"  Que serait notre monde si les valeurs de cette civilisation n'avaient pas été exterminées ? "De quelle richesse les Conquérants européens nous ont-ils privés ?"

"L'homme d'Occident doit réinventer tout ce qui faisait la beauté et l'harmonie des civilisations qu'il a détruites"

 

 

"C'est l'extermination d'un rêve ancien par la fureur d'un rêve moderne"

 "De la verroterie contre de l'or, excrément du soleil, l'ère coloniale pouvait commencer"

"Les véritables symboles de la Conquête : les chaînes et les lingots"

"Ce qu'on appelle la civilisation : l'esclavage, l'or, l'exploitation des terres et des hommes, tout ce qui annonce l'ère industrielle"

"Sans l'or, sans la matière première, sans le travail des esclaves surtout, quel eût été le sort de l'Europe et de sa "révolution industrielle ?"

 

"Le rituel cruel et sanglant du peuple aztèque n'est pas un décor ; il est la vie, il est la mort, somptueux et chatoyant avec ses masques, ses costumes, sa "regalia" de plumes d'or et de turquoises"

"Il n'y a sans doute pas eu dans l'histoire du monde peuple plus occupé par le sang"

"Le sang est le symbole de cette ivresse mystique, qui permet la rencontre entre les hommes et les dieux"

"Les chants et les danses ne sont pas seulement des prières ou des actions de grâce. Ils sont aussi des scènes magiques qui matérialisent les forces mystérieuses de l'au-delà."

 

"C'est le mythe des Amazones qui guide les Conquérants vers le Nouveau Monde"

"Les grands mythes de genèse sont ceux qui se répondent d'une civilisation à l'autre"

 

"Le mépris du civilisé pour le barbare a pour corollaire l'admiration, l'envie, une sorte d'aspiration refoulée"

"Derniers visionnaires du monde moderne, les Indiens, confrontés à la violence de la Conquête européenne, trouvent dans l'illusion de l'immortalité la force d'un combat sans espoir"

"C'est la foi religieuse qui soutient la lutte des peuples barbares contre l'envahisseur chrétien. Il s'agit bien d'une guerre sainte".

"Le message d'amour et de justice des premiers missionnaires où s'exprimaient les concepts moraux de la Renaissance, ne pouvaient rencontrer que l'incompréhension, puis la méfiance au fur et à mesure que ces paroles étaient contredites par la brutalité des Conquérants militaires, spoliateurs et faiseurs d'esclaves"

"Le rêve barbare, commencé dans l'ivresse d'une guerre sainte contre les envahisseurs, est devenu au long des siècles symboles du désespoir et de la mort"

"La mort est la seule issue pour les derniers nomades, devenus hors-la-loi"

 

"Pour les Mayas, comme pour les Aztèques, le but n'était pas la maîtrise des lois de l'univers, mais la perception de la destinée"

"La vie sur la terre n'est qu'un bref instant entre le chaos initial et le chaos final"

 

"L'homme naquit d'une flèche envoyée par le soleil"

 

"Il y a une inquiétude personnelle, une interrogation sur soi-même et sur le monde qui est le propre de la création littéraire"

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature