21/10/2012
Ruby Sparks
Elle s'appelle Ruby
De Jonathan Dayton et Valérie Faris
Avec Zoe Kazan et Paul Dano
Toute l'équipe de "Little Miss Sunshine" s'est reformée pour nous raconter l'histoire d'un écrivain, en panne d'inspiration, après avoir connu le succès avec son premier roman.
Son psy lui suggère de décrire la femme idéale. Et sous sa plume, elle devient réalité. Y compris dans ses actions.
Zoe Kazan, petite fille d'Eli, a largement contribué à l'écriture du scénario, et elle s'est taillé un rôle sur mesures pour jouer tous les états d'âme, de la joie à la tristesse, de la dépendance à l'indifférence. Le film repose beaucoup sur ses épaules.
J'ai eu un peu de mal à adopter le prolégomène initial. Impossible fantasme de croire qu'une personne réelle peut devenir un jouet dont on tire les ficelles, comme Pinocchio.
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19/10/2012
voyeurisme littéraire
Dans la maison
De François Ozon
Avec Fabrice Luchini, Ernst Umhauer,
Kristin Scott-Thomas, Emmanuelle Seigner
Meilleur film aux festivals de San Sebastian et de Toronto
Luchini joue parfaitement le rôle d'un professeur de littérature, fasciné par les dissertations d'un élève qui émerge de la banalité de ses camarades.
Ernst Umahauer, dont je ne sais rien, sauf qu'il a 21 ans, joue avec crédibilité le rôle de l'élève de 16 ans qui rend ses copies et attend les conseils de son professeur pour poursuivre l'écriture de sa fiction.
Où s'arrête la réalité ? Quand commence la fiction ?
Trouble au moment de distinguer la frontière de la normalité.
Quand commence la manipulation de l'élève sur le maître, et réciproquement, dans l'organisation du voyeurisme ?
Un film qui met souvent mal à l'aise, rehaussé par le jeu des acteurs.
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12/10/2012
Succulent
Les saveurs du palais
De Christian Vincent
Avec Catherine Frot et Jean d'Ormesson
Jean d'Ormesson est un grand acteur. Comment ne pas s'en douter depuis les années qu'il fréquente les radios et les télévisions ? Mais cette fois ci, c'est officiel. Il a manifestement pris un plaisir jubilatoire à jouer le personnage non seulement du Président de la République, mais surtout de François Mitterrand, que cet éditorialiste du Figaro a beaucoup fréquenté. Même amour et même nostalgie de la France d'autrefois, même enracinement, et même, probablement, nombre de valeurs communes.
Claude Rich avait été pressenti pour le rôle. J'aime beaucoup Claude Rich, mais il nous aurait privés de cette prestation.
Le film vaut beaucoup pour les dialogues savoureux échangés avec la cuisinière chargée des repas privés du Président, incarnée par Catherine Frot, toujours impeccable, crédible, humaine, touchante, qui met en valeur la véritable vedette du film : la cuisine française traditionnelle, telle qu'elle se savourait les jours de fêtes. Je parie sur la réédition du livre de recettes d'Edouard Nignon, dont je n'avais jamais entendu parler.
A l'ombre du pouvoir, il y a toujours les luttes pour des fragments de pouvoir, les jalousies et les petites batailles reflets des grands enjeux.
Quand la cuisinière "craque" elle part pour l'Antarctique. En réalité, les scènes ont été tournées en Islande.
Christian Vincent, deux Césars en 1991 pour "La Discrète", devrait rencontrer l'appétit du public pour ce film succulent.
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05/10/2012
Si jeunesse savait...
Camille redouble
De et avec Noémie Lvovsky
Un soir de beuverie, Camille, 40 ans, se retrouve au lycée. Dans son corps de femme de 40 ans, mais les autres semblent la voir comme une adolescente.
Camille redouble. Elle revit cette période de sa vie, en connaissant par avance les déceptions qui suivront ses espoirs. Les chagrins à venir, comme la mort de sa maman.
Pas plausible, mais c'est au cinéma. Manière originale de revisiter le thème du temps qui passe. "Si jeunesse savait..."
Les critiques de presse ont encensé ce film que Noémie Lvovsky s'est écrit sur mesure.
Ma réserve vient peut-être du fait que cette adolescence se passe dans les années 80, donc ce n'est pas ma génération, nos mœurs n'étaient pas les mêmes, la liberté adolescente n'était alors que très relative, mai 68, et l'année 69 n'étaient pas encore passées par là...
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03/10/2012
le roman de Yasmina Khadra au cinéma
Ce que le jour doit à la nuit
D'après le roman de Yasmina Khadra
D'Alexandre Arcady
Avec Fu'ad Ait Aattou, Fellag, Anne Consigny, Anne parillaud, Vincent Perez
Avoir vingt ans, non pas dans les Aurès, mais dans une petite ville algérienne, à la fin des années 50, jusqu'en 1962. Là où coexistent Français et Espagnols, Arabes, Juifs et Musulmans. Même si les Européens font bien sentir qu'ils sont les maîtres, et entendent le rester. Une cohabitation qui permettait aux amitiés et amours de jeunesse de durer.
Plus qu'une étude politique, le film est une fresque romantique, avec au moins deux histoires d'amour, l'une difficile, l'autre impossible, dans la beauté de paysages magnifiques, même si le film a été tourné en Tunisie et non en Algérie.
Une fresque de deux heures quarante, mais que je n'ai pas trouvée trop longue.Probablement grâce à des personnages particulièrement attachants, comme cette Européenne (Anne Consigny) mariée à un pharmacien arabe (Fellag), ou encore Anne Parillaud, incarnant une "cougard" avant l'heure.
J'ai parlé à plusieurs reprises de livres de l'écrivain algérien Yasmina Khadra. "Ce que le jour doit à la nuit" avait été élu "Meilleur livre de l'année" en 2008 par le magazine "Lire".
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