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10/02/2012

trois ans...ou toujours ?

L'amour dure trois ans

 

De Fréderic Beigbeder

 

Avec Louise Bourgoin, Gaspard Proust, Joey Starr, Nicolas Bedos, Valérie Lemercier, Frédérique Bel

 

 

Une comédie romantique.

Comédie parce que c'est drôle, plein de mots d'esprit, de répliques provocatrices, d'autodérision.

Romantique parce que sur le thème de l'amour éternel, même si parfois celui-ci tourne au marivaudage.

 

Un film qui vaut beaucoup par ses personnages très bien servis par les actrices et les acteurs, à commencer par Louise Bourgoin, dans son meilleur rôle depuis "Adèle Blanc-Sec". Gaspard Proust est agaçant et provocateur par nature, cela convient au personnage du narrateur. Beigbeder a trouvé son double. Joey Starr ne chante pas beaucoup (heureusement ?) mais il est excellent et inattendu. Valérie Lemercier est convaincante en éditrice. Nicolas Bedos et Frédérique Bel font des apparitions sympathiques qui enrichissent la narration.

 

Malgré quelques chutes de rythme, un film plaisant.

 

 

08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma

03/02/2012

50 ans à la tête du FBI

J. Edgar

 

De Clint Eastwood

 

Avec Leonardo Di Caprio, Naomi Watts

 

 

Personnage fascinant, cinquante ans à la tête du FBI. Tout pour en faire un "biopic".

 

J'ai été déçu, trouvant le film trop complaisant à l'égard de cet inventeur de l'Etat policier contemporain,  basé sur les écoutes, y compris des Présidents américains, et de leurs proches, et les fichages. Complètement obsédé par la lutte contre le "communisme", et tout ce qui était progressiste, qui représentait, selon lui, la menace d'une invasion soviétique des Etats-Unis.

Il se croyait tellement puissant qu'il pensait pouvoir faire pression sur Martin Luther King pour qu'il refuse le prix Nobel de la paix...

Un anticommuniste ne croyant ni à la démocratie, ni à la liberté...

 

Je n'ai pas trop aimé non plus les sauts continuels dans le temps. L'interprétation de Leonardo Di Caprio est impressionnante mais handicapée par un maquillage trop voyant quand il faut le vieillir.

 

Le film insiste beaucoup sur les relations de Hoover avec sa mère, et sur son homosexualité plus ou moins difficilement refoulée,  qui pourrait expliquer la psychologie de cet obsédé de l'"ordre moral".

 

Que vous ayez vu le film,  ou non, je vous signale, sur le personnage de J. Edgar Hoover,  le roman de Marc Dugain, "La malédiction d'Edgar", Folio n°4417, dont je parlerai un jour dans ce blog.  

 

08:00 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

27/01/2012

Honte ?

Shame

 

De Steve Mc Queen

 

Avec Michaël Fassbender, Carey Mulligan, Nicole Beharie

 

 

 

En ce moment,  dans les salles de cinéma, Michaël Fassbender est à la fois le Dr Jung, le Rochester de Jane Eyre et ce personnage complexe, "mâle dans sa peau",  qui lui a valu le prix du meilleur acteur à la fois à la Mostra de Venise et au "British Film Award".

Cette multiplicité montre l'étendue de son talent.

 

"Addiction sexuelle" ? Ses ordinateurs, y compris au bureau, sont plein de sites pornographiques, ses placards pleins de revues du même genre. Mais il n'agresse pas les femmes. Il ne les drague même pas. Incapable de jouer le jeu de la séduction, même avec la jolie et charmante Nicole Beharie. Eventuellement, il les paie. Sa sexualité est essentiellement masturbatoire. Honteuse ? C'est le titre du film.

Est-ce mieux ou pire que son chef et copain qui drague toutes les serveuses ?

Lui a un problème de communication.

 

Au début du film son regard croise, dans le métro,  celui d'une jeune femme. La caméra nous montre, en gros plan, sa bague de fiançailles. Une complicité semble pourtant naître. Il la suit. Elle disparait.

A la fin du film, même rencontre. Il reste sagement assis. Il est guéri... Happy end ?

 

J'avoue être un peu agacé par ces films, ou ces romans, qui montrent des scènes sexuellement explicites, impudiques et crues,  tout en faisant la morale. J'y vois beaucoup de racolage et d'hypocrisie.

 

Au delà de cette dérive moralisatrice, j'ai aimé ce personnage d'homme d'aujourd'hui,  perdu dans la grande ville, incapable d'affection, à commencer pour lui même, ou sa sœur (craquante Carey Cullingan), à qui il reproche d'avoir couché avec un homme marié, crime suprême aux Etats-Unis. Solitudes impossibles à partager.

 

08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

20/01/2012

romantique et féministe

Jane Eyre

De Cary Fukunaga

Avec Mia Wasikowska, Michaël Fassbender, Judi Dench

 

« Amor vincit omnia », l’Amour est vainqueur de toutes les épreuves. Le roman de Charlotte Brontë est un message d’espoir intemporel. Il est possible de réussir sa vie en étant orpheline, pauvre, pas particulièrement jolie, mais en ayant du caractère.

Le message actuel, de ce livre de femme, transposé pour la vingtième fois au cinéma, est féministe : soif de dignité, d’égalité, d’émancipation dans le respect. Mia Wasikowska, qui était l’Alice de Tim Burton, rend parfaitement cet aspect de lutte féminine,  au-delà du romantisme.

 

 

18:28 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

13/01/2012

parole et guérison

A dangerous method

 

De David Cronenberg

 

Avec Keira Knightley, Michael Fassbender, Viggo Mortensen, Vincent Cassel

 

D'après la pièce "Parole et guérison"

 

 

Naissance de la psychanalyse, ou psycho-analyse. Les admirations, puis les désaccords entre Freud et celui qui a été, un moment, son dauphin désigné, Jung. Sur le thème de la guérison grâce à la parole.

 

Au départ, il y avait une pièce de théâtre. Il y a donc plus de dialogues que d'actions.

Des dialogues parfois un peu difficiles pour les profanes. Parfois même très cérébraux à force d'être intellectuels.

 

Mais le spectateur comprend bien, parce que nous l'avons déjà lu ou entendu par ailleurs,  qu'il y a un lien entre sexualité et névrose, que nos rêves peuvent être interprétés, que notre enfance pèse sur notre présent, que la religion peut jouer un rôle sur notre psychisme,  etc.

 

J'aime beaucoup l'actrice Keira Knightley, mais je fais partie de ceux qui trouvent qu'elle en fait un peu trop dans les grimaces pour extérioriser l'hystérie de son personnage, premier exemple de "transfert" lors d'une cure psychanalytique.

 

A la fin,  elle devient elle même psy, ce qui prouve que c'est probablement la meilleure thérapie.

 

 

08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma