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04/01/2013

Omar Sy policier de cinéma

 

De l’autre côté du périph

 

De David Charhon

 

Avec Omar Sy et Laurent Lafitte

 

 

 

Une comédie d’action dans laquelle l’intrigue a peu d’importance.

 

L’essentiel se trouve dans l’opposition entre les deux protagonistes : le grand noir de banlieue, joué par Omar Sy,  que l’immense succès des « Intouchables » n’avait pas encore promu au statut de star quand le tournage a commencé, associé à un sociétaire de la Comédie française dont le personnage ne connaît de la banlieue qu’Auteuil.

 

Cela donne une bonne occasion de lutter contre les clichés et les idées préconçues, avec des dialogues qui fusent, écrits par les dialoguistes de l’excellent film d’animation « Les lascars ».

 

A noter que les scènes supposées se dérouler au siège du patronat ont été tournées dans le navire de béton d’Oscar Niemayer, le siège du PCF…

 

 

 

08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

28/12/2012

Tolstoï bien adapté

Anna Karénine

 

De Joe Wright

 

Avec Keira Knightley, Jude Law, Alicia Vikander

 

 

Le roman de Tolstoï ne peut pas se résumer au triangle amoureux la femme, le mari et l'amant.

Il y a donc l'idéaliste Levine, double de l'écrivain, qui affranchit ses serfs, partage avec eux les travaux des champs, et rencontre, malgré sa maladresse, son âme sœur, interprétée par Alicia Vikander (la reine Caroline Mathilde dans "Royal Affair").

Il y a la dénonciation de l'hypocrisie de la société aristocratique qui excuse les maris volages, mais pas les femmes passionnées à la recherche du bonheur (sublime Keira Knightley). Tout est permis à condition que rien ne soit montré.

 

Pour mettre en scène cette nouvelle adaptation de plus de deux heures : Joe Wright, connu pour un autre film en costumes : "Orgueil et préjugés". Egalement réalisateur d'un film moins connu mais que j'ai bien aimé : "Le soliste", histoire d'un SDF violoniste.

 

L'histoire d'Anna Karénine est racontée dans un théâtre. Choix déconcertant mais réussi, grâce à la gestuelle, souvent chorégraphique; et aux effets spéciaux.

Le résultat est un grand spectacle en costumes filmé avec virtuosité.

 

 

08:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

21/12/2012

Comme le chantaient les Beatles

Love is all we need

 

De Susanne Blier

 

Avec Pierce Brosman et Trine Dyrholm

 

 

Deux quadragénaires, l'un veuf, l'autre quittée par son mari alors qu'elle se remet difficilement d'un cancer, se retrouvent à Sorrente,  en Italie (sud de Naples, en face de Capri) pour le mariage de leur enfant respectif.

 

C'est une comédie romantique dont la fin est prévisible, même si tout est loin de se passer comme prévu.

 

Comme son nom ne l'indique pas, Susanne Blier est danoise. Elle a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger pour "Revenge". Danoise également Trine Dyrholm, que l'on aperçoit dans "A royal affair", film danois dont j'ai déjà dit du bien, encore à l'affiche. Elle avait été révélée pour son rôle dans "Festen", film danois que je n'avais pas aimé.

 

 

 

08:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

14/12/2012

Dactylo Rock

Populaire

 

De Régis Roinsard

 

Avec Romain Duris et Déborah François

 

 

1958 : de la Basse Normandie à New-York, l'ascension d'une championne de la vitesse dactylographique, à l'époque où les machines pesaient des tonnes. Une époque que l'on a du mal à imaginer,  tellement nous nous sommes habitués aux machines à traitement de textes, et même aux tablettes.

 

Une époque où le secrétariat pouvait apparaître comme un moyen d'émancipation pour de nombreuses jeunes filles des classes populaires.

 

Une comédie romantique avec le kitsch des années 50 (robes et coiffures de l'époque), avec le rythme trépidant du clavier, comme une compétition sportive.

 

Déborah François est craquante. Une autre grande actrice belge révélée par les frères Dardenne...

 

 

 

 

 

 

08:07 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma

06/12/2012

Costa-Gavras plus militant, et plus cinéaste que jamais

Le capital

 

De Costa-Gavras

 

Avec Gad Elmaleh et Natacha Régnier

 

Le capital a bien changé depuis Marx. Il ne s'agit plus d'un capitalisme industriel, mais d'un capitalisme financier.

A la fin du film, un vieux monsieur, encore plus âgé que moi, s'est penché vers moi pour me dire : "c'est vrai tout ce qu'il dit..." Oui tout est vrai : les licenciements, malgré les bénéfices, pour faire remonter le cours des actions, les actionnaires qui réclament des profits toujours plus élevés, les salaires mirobolants de certains, auxquels s'ajoutent primes et stock-options, etc.

 

La force du film de Costa-Gavras est de ne pas faire de grands discours. Tout est clairement dit en quelques répliques.

 

Le choix de Gad Elmaleh est judicieux. Il donne une humanité sympathique, distancié,  à ce personnage tellement cynique qu'il serait possible de se demander s'il n'est pas un salaud absolu, si on ne le sentait capable de basculer du côté des justiciers. Robin des bois,  il aurait pu être. Il préfère prendre aux pauvres pour donner aux riches, qui le lui rendent bien. L'argent est son maître, parce que l'argent achète le respect.

Natacha Régnier est parfaite en épouse qui profite des facilités de l'argent, mais qui refuse de faire de celui-ci le maître de leur vie.

 

Un bon moment de cinéma intelligent. Comme toujours avec Costa-Gavras.

 

12:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma