03.08.2009
Francis Jeanson est décédé
Francis Jeanson vient de décéder. il avait un peu plus de 80 ans.
Je l'ai rencontré il y a presque 40 ans, à Châlons-sur-Saone, où il était directeur d'une de ces "cathédrales" de la culture, voulues par Malraux, dans une ville alors dirigée par les socialistes.
Il ne souhaitait pas parler de ce qui l'avait rendu célèbre : le réseau qu'il avait mis en place pour aider les Algériens qui luttaient pour leur indépendance. Tout le contraire d'une "grande gueule".
Certains peuvent considérer qu'il était un traitre à la France, qui faisait la guerre, même si elle ne le reconnaissait pas.
Il considérait que les Algériens avaient le droit à leur indépendance et, philosophe de formation, proche de Sartre, il avait décidé d'agir concrètement pour les aider.
Un choix philosophique, un choix de vie, estimable.
L'Histoire lui a donné raison.
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10.06.2009
Une militante socialiste exemplaire
Hommage à Danielle Darras
Danielle Darras est décédée dimanche, cruelle ironie, le jour des élections européennes.
J'ai connu Danielle dans les années 80. Elle était vice-présidente du Conseil général du Pas-de-Calais, adjoint au maire de Liévin, chargée des affaires sociales dans une ville où elles ne sont pas minces, suppléante, dans tous les sens du terme, du député-maire.
Puis Danielle a été élue députée au Parlement européen. Elle s'y est consacrée, tout naturellement, aux affaires sociales et régionales, veillant à l'utilisation, dans le Pas-de-Calais des fonds européens.
C'était une élue exemplaire, multipliant les allers et retours entre le parlement européen, sa ville et le conseil général, consacrant ses soirées aux réunions militantes et ses samedis à ses permanences sociales.
Sa "légion d'honneur" était bien méritée.
Proche de Laurent Fabius, et à ce titre membre du Conseil national du PS, elle n'avait pas hésité à prendre position en faveur du OUI au référendum sur le Traité constitutionnel.
Comme ses collaboratrices je peux témoigner de sa simplicité, sa gentillesse, de son humanité, mais aussi de sa solidité.
J'ai toujours pu compter sur son soutien actif, aussi bien sur le plan personnel que politique.
A 60 ans elle a abandonné tous ses mandats électifs et avait l'intention de voyager dans son superbe camping car. C'est alors qu'elle a appris qu'elle avait un cancer.
La dernière fois que je l'avais vu elle subissait, avec sérénité et le sourire, une séance de chimiothérapie dans un hôpital d'Arras.
J'ai éprouvé rudement les effets de son retrait de la vie politique.
Ses obsèques auront lieu vendredi, et je sais que je ne serais pas seul à ne pouvoir retenir mes larmes et à être certain de ne jamais oublier cette grande dame exemplaire du militantisme socialiste.
09:25 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique
08.03.2009
c'est pour un jour, c'est pour toujours
La journée des droits des femmes
Avoir la Saint-Valentin une fois par an n’empêche pas d’être amoureux toute l’année.
Pareil pour la journée de la femme : un rappel, aujourd’hui de leurs droits, doit faciliter leur application toute l’année.
1) Droit de disposer de son corps = droit à ne pas subir de violences, à ne pas être exigée petite fille, violée plus tard ; droit à ne pas subir de violences conjugales ; droit de choisir d’avoir, ou pas, un enfant.
2) Droit à ne pas avoir sur ses seules épaules les corvées : c’est vrai pour les petites Africaines qui vont moins à l’école que leurs frères, c’est vrai pour les « gardiennes du foyer »qui y sont cantonnées.
3) Mêmes droits que les hommes dans tous les domaines !
14:54 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 8 mars, journée des femmes
26.01.2009
Michel Rocard quitte le Parlement européen
Au revoir, et merci Michel !
Après presque 15 ans de mandat européen, 40 années de vie élective, soixante ans de vie militante, Michel Rocard va quitter le Parlement européen, et donc la vie élective, mais pas la vie militante.
Son prologue d’une trentaine de pages de l’ouvrage collectif « Notre Europe », dont je reparlerai, est une nouvelle preuve de la vigueur et de la clarté de son esprit, même si l’homme est bientôt octogénaire.
« La politique est l’activité la plus importante de l’humanité » y écrit-il. Il y a consacré sa vie.
Il explique qu’il a quitté le Sénat, où il s’ennuyait, pour le Parlement européen parce qu’il y aime sa « culture » de la recherche de compromis et de consensus entre positions antinomiques. Beaucoup d’élus européens rêvent du parcours inverse, du Parlement européen vers les Parlements nationaux.
Il est vrai que Michel Rocard considérait, avec quelques raisons, que les qualités pour être élu(e)s n’étaient pas forcément les mêmes que pour gouverner. Il se sentait d’autant plus mal à l’aise à serrer les mains sur les marchés qu’il avait un handicap sérieux pour un élu : autant il reconnaissait les femmes agréables, autant il était peu physionomiste pour les hommes.
Je suis trop jeune pour avoir connu le jeune énarque se dissimulant sous le pseudonyme de Michel Servet, du nom de cet « hérétique » brûlé par Calvin. Mais je me souviens sa candidature, qui restera la seule, à l’élection présidentielle, en 1969. J’avais 20 ans, et à l’époque avoir 20 ans ne donnait pas le droit de vote. Je n’en ai que milité davantage.
25 ans plus tard Michel Rocard a accepté de faire trajet dans ma Twingo pour animer une réunion publique à Aire-sur-la-Lys, réunion que j’avais maintenue malgré les pressions contraires du 1er Secrétaire de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais et du député de la circonscription.
Le dernier combat de Michel Rocard au Parlement européen aura été d’attirer l’attention sur l’importance de l’Arctique pour l’avenir de notre planète, et j’ai été très heureux de l’épauler sur ce sujet. Nous avons gagné, au Parlement, pour réclamer un Traité international semblable à celui de l’Antarctique, mais dont les pays riverains ne veulent pas, et nous avons échoué, face à la Droite, pour demander la démilitarisation de l’Arctique.
Nous savons qu’à l’extérieur du Parlement européen, sur ce sujet et sur quelques autres, Michel Rocard va continuer le combat !
08:00 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique
20.01.2009
St Lô : le récit de Sylvian Mary
Je n'y étais pas, je vous le livre comme je l'ai reçu :
Cher-e-s camarades,
> vous trouverez ci-dessous le long récit de la journée d'action d'hier.
> Je viens de le rédiger et j'en assume la paternité : d'aucun le trouveront
> partial, mais je pense que les camarades présents jusqu'à bout y souscriront
> sans problème.
> Si le jeu des correspondances récit-photos vous tente, je vous rappelle que les
> photos de la journée ont été mises en ligne sur notre site :
> Sylvian MARY
> sd FSU 14
>
>
> Dès 8H30, enseignants, parents d'élèves et militants partent de l'IUFM pour une
> action « Éducation ». Objectif : approcher l'école visitée par Nicolas Sarkozy
> et faire entendre notre mécontentement. La ville est quadrillée par des gardes
> mobiles et des CRS.
>
> Le parcours de la manifestation a été défini avec la préfecture et nous avons
> l'accord de celle-ci pour aller jusqu'au Rd point de la grande surface proche de
> l'école en question.
>
> A plusieurs reprises, le parcours convenu est remis en cause par les forces de
> l'ordre.
>
> Nous comprenons rapidement que les promesses du préfet ne seront pas tenues...
> D'ailleurs, il apparaît rapidement que c'est Paris qui pilote St Lô et que
> gardes mobiles et CRS parisiens (une sorte de « garde rapprochée » du président)
> ont pour ordre de nous tenir à l'écart, invisibles et inaudibles, du président.
>
> Rapidement, nous sommes bloqués dans une petite ruelle et tenus en respect par
> des gardes mobiles armés, équipés, arrogants et provocateurs. Un garde lâchera à
> Martine « on n'est pas là pour que ça se passe bien ». Nous sommes pris dans une
> souricière, à plus de 1 km de l'école. Aucune négociation n'est possible : le
> préfet ne tiendra pas ses engagements, le président en a certainement décidé
> autrement.
>
> Le prochain RDV sera donc l'interpro à 10H30 Place de la Mairie...
>
> Alors que le rassemblement est prévu de longue date, rien n'a été prévu : les
> manifestants se rassemblent donc entre les voitures stationnées comme à
> l'habitude sur la place... Ça fait du monde !
>
> Très vite les manifestants se rapprochent de la place du centre culturel où vont
> avoir lieu les voeux.
>
> Ils affluent de toutes parts et encerclent rapidement toute la place. Des
> centaines de policiers veillent sur les barrières qui tiennent à l'écart les
> manifestants. nous sommes au moins 5000.
>
>
> Place de la Licorne, l'escadron des forces de l'ordre est remonté à bloc et pas
> vraiment patient. Très vite, et sans motif valable (quelques oeufs et papiers
> jetés sur eux) ils envoient des gaz et sortent les matraques. Dans un mouvement
> de panique, une manifestante est expulsée contre une vitrine.
>
> Quelques blessés nécessitent l'intervention des pompiers.
>
> Ailleurs, les forces de l'ordre sont d'humeur inégale mais souvent remontés :
> par endroit, chahuter avec une barrière vaut interpellation !
>
> La tension monte et l'omniprésence et les provocations policières y sont pour
> beaucoup.
>
> Le cortège présidentiel arrive enfin sous les huées des manifestants. Nous
> n'aurions pas pu lui faire pire accueil !
>
> Forte mobilisation + boycott des syndicats + accueil « chaleureux » : l'action
> est un succès, elle sera largement couverte par la presse. Notre objectif est
> atteint, au-delà de nos plus folles espérances !
>
> Plus tard, le départ de Sarkozy sous les huées de la foule signe la fin de
> l'action et le retour au bercail de la majorité des participants.
>
> Pourtant, le bruit circule rapidement que 8 manifestants ont été interpellés.
> Comme un seul homme, quelques centaines de manifestants se rendent à l'hôtel de
> police pour exiger leur libération.
>
> Les responsables syndicaux, prévenant les débordements, se placent rapidement en
> tête et s'apprêtent à aller négocier... La réponse ne se fait pas attendre et
> plus de 20 cars de gardes mobiles et CRS tirent des grenades sur les
> manifestants pourtant pacifiques et calmes...
>
> Du coup ils sont moins calmes...
>
> Les responsables syndicaux organisent le retrait des troupes afin que ça ne
> tourne pas au carnage. Il est manifeste que les forces de l'ordre n'ont plus
> seulement la mission d'assurer la sécurité mais bien d'intervenir chaque fois
> que l'occasion leur est donnée.
>
> Une demande d'audience est faite auprès du préfet et une délégation
> intersyndicale se rend en préfecture pour exiger la libération des interpellés.
>
> Une vingtaine de manifestants se rend au premier étage de la mairie pour
> s'entretenir avec le Maire et le faire intervenir auprès du cabinet du préfet.
> Rapidement, ceux-ci sont évacués par la CRS.
>
> Une petite centaine de manifestants reste pacifiquement et très calmement devant
> la mairie en attendant la sortie de la délégation reçue en préfecture.
>
> Nous en profitons pour nous restaurer un peu, discuter...
>
> Les manifestants quittent un à un le rassemblement et nous sommes de moins en
> moins nombreux.
>
> Les responsables syndicaux présents décident de ne pas laisser la cinquantaine
> de jeunes encore présents seuls et restent à leurs côtés.
>
> L'histoire aurait dû s'arrêter là, et tout serait rentré dans le calme très
> rapidement.
>
> Interprétation personnelle : le président, excédé par l'accueil, a du piquer une
> colère et exiger des têtes en donnant carte blanche aux forces de l'ordre.
>
> Ce qui suit est tout simplement honteux : les forces de l'ordre sont entièrement
> responsables des incidents gravissimes de cette fin de journée :
>
> Alors que l'action se termine et que nous ne sommes plus qu'une cinquantaine
> devant la mairie, un fourgon de gardes mobiles, casqués, matraques à la main,
> s'arrête à une trentaine de mètres de nous et procède à l'interpellation musclée
> de deux jeunes, un peu à l'écart, qui sirotent tranquillement une bière. La
> réaction ne se fait pas attendre et les manifestants essaient de libérer les
> jeunes. Le camion est accompagné de coups au moment de son départ. Après 20
> mètres, celui-ci s'arrête : nouvelle provocation de ses occupants qui arrivent
> casqués et matraques à la main pour mettre au pas les récalcitrants. Un échange
> houleux s'ensuit.
>
> Pendant se temps, la BAC, dans notre dos, procède à l'interpellation d'un autre
> jeune. Pourquoi lui ? Nous ne le saurons jamais... Nouvelle tentative de libérer
> le camarade, nouvel encerclement de la voiture de la BAC. Ces derniers nous
> aspergent de gaz et forcent le passage au risque de renverser quelqu'un. Des
> manifestants sont sur le capot, la bac ne peut aller plus loin. Les renforts
> arrivent par derrière et nous matraquent à coeur joie en nous insultant. Ils
> libèrent la voiture de la BAC et nous comprenons maintenant qu'ils vont
> s'occuper de notre cas.
>
> Nous ne comprenons rien : nous sommes tenus en respect, les coups de matraque
> pleuvent au moindre mouvement. Mais on ne nous demande pas de partir...on nous
> garde juste là...
>
> Et puis très vite, leur cible est un militant de la CGT : il aurait, dans le feu
> de l'action, donné un coup de hampe de drapeau (tube PVC) sur le casque d'un
> CRS.
>
> Dès lors, les CRS n'auront de cesse de procéder à son interpellation.
>
> Nous sommes une vingtaine d'adultes à nous tenir les uns aux autres pour
> protéger notre camarade. Nous formons une "tortue", il est au centre.
>
>
> Les intimidations et les menaces fusent. 3 escadrons « s'occupent » de nous.
>
> Nous réclamons un geste d'apaisement et la possibilité de partir tous ensemble
> sans interpellation : qu'ils s'éloignent et nous partirons, il faut que tout
> cela cesse.
>
>
> Fin de non recevoir : il leur faut des têtes.
>
> Après un bon quart d'heure comme enchaînés les uns aux autres, un chef
> d'escadron de la région nous assure que nous pouvons partir tranquilles, que
> nous ne serons pas inquiétés...
>
> Toujours en nous tenant, nous tentons prudemment une sortie, avec la parole des
> CRS.
>
> Un autre escadron, de Paris celui là, nous tombe sur le râble et matraque tout
> ce qui bouge pour atteindre le camarade dont ils veulent la peau. Bagarre
> générale, les coups pleuvent, nous nous faisons matraquer sévèrement.
>
>
> Le service d'ordre de Sakozy en a eu pour sa faim...
> C'est la fin de la journée, nous sommes rompus.
>
>
>
> Suite à ces incidents, une conférence de presse intersyndicale est organisée.
> Dans la soirée, un camarade du SNES-FSU apprendra qu'il aura à répondre de ses
> actes (sans qu'on lui ai signifié ce qu'on lui reprochait).
> Le militant de la CGT sera mis en garde à vue toute la nuit. Il devait être
> relâché vers 15 H cet après midi et risque jusqu'à 10 ans de prison.
> Les autres interpellés ont été relâchés, mais seront poursuivis. Les faits son
> mineurs et ils devraient s'en tirer avec une amende.
>
> Pour les militants syndicaux, une lettre intersyndicale 50 a été écrite, une
> lettre intersyndicale 14 est en cours, Gérard Aschieri et Bernard Thibaut
> interpellent le ministère...
> Nous attendons les suites...nous sommes sur la brèche.
08:16 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : action éducation
01.01.2009
voeux
Bonne année 2009
Pour vous et toutes celles et tous ceux que vous aimez.
Une année en pleine forme, avec plein de bonheur(s).
N'oubliez pas qu'en 2009 vous aurez la possibilité de choisir vos représentant(e)s au Parlement européen.
Un Parlement qui a vu ses pouvoirs augmentés depuis sa première élection en 1979. Qui en aurait un peu plus, face au Conseil, si le Traité constitutionnel, qui en aura un tout petit peu plus si le Traité de Lisbonne est adopté.
Je souhaite donc que vous soyez inscrit sur les listes électorales...
08:00 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, voeux
25.12.2008
Noël vu du Rajasthan
Joyeuses fêtes de fin d'année
J'ai reçu un "courriel" de mon ami Feroz Jafferji, dentiste, parti pour huit semaines comme "volontaire", pour soigner des gens qui attendent, sans se plaindre, pendant des heures pour voir un praticien, et qui n'auraient jamais les moyens de se payer une consultation. Des gens qui n'ont jamais entendu parler du "boum" économique indien, ni des 20 milliards de perte en Bourse de Monsieur Mittal.
Le gentil Feroz se trouve dans une bourgade, à 18 heures de train de Bombay.
Je traduis : "Ici, dans les profondeurs du Rajasthan, il n'y aura pas de Noël. Le jour de Noël sera un jour de travail ordinaire .Les gens ici ne savent rien de Noël, ou ne s'en soucient pas. Ils luttent pour leur survie quotidienne !
Sur cette remarque, puis je profiter de l'opportunité pour vous souhaiter un joyeux Noël, plein de santé ?
Puisse la nouvelle année vous apporter prospérité et bonheur."
Je joins mes souhaits aux siens...
08:00 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noël
25.11.2008
Bonne fête Catherine !
Bonne fête, et plein de papou...illes !!!
Et bon anniversaire à ma petite fille (il va falloir que je pense à changer la photo de ce blog !)
10:00 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2008
en lisant Le Monde
Le Monde, journal de référence ?
C'est avec un peu de surprise que j'ai lu dans Le Monde, dans un article consacré aux réunions des partis politiques européens, précédant les Conseils européens : "Tony blair, mal à l'aise dans le PSE, avait toujours boudé ces réunions".
Sauf que, Secrétaire général du PSE de 1994 à 1999, ayant vécu l'arrivée au pouvoir de Tony Blair, et les premières années de son mandat, je peux certifier qu'il n'a JAMAIS manqué une seule des réunions des Chefs de gouvernements, et des ministres des affaires étrangères de notre famille politique, que nous organisions avant chaque "Sommet" européen. Je suis formel, au moins pour la période pendant laquelle j'étais Secrétaire général. Contrairement aux journalistes, je me contente de parler que de ce que je connais.
Il est vrai qu'en haut de la courbe, nous réunissions 11 des 15 Premiers ministres de l'Union européenne + 2 ministres des affaires étrangères de pays où les socialistes étaient en coalition, et qu'aucun d'entre eux n'auraient voulu ne pas y être.
Non seulement Tony Blair ne boudait pas, mais il était un élément important dans les débats.
Je me souviens, en particulier, de l'hospitalité de Tony Blair à Cardiff, pendant un semestre de Présidence britannique.
Ce n'est évidemment pas la première fois que je note un décalage entre ce qui est écrit et ce que je sais être vrai pour en avoir été un témoin privilégié, et je me demande à chaque fois pourquoi les journalistes écrivent ces erreurs, probablement d'après les témoignages de gens qui n'étaient pas présents, sans chercher à recouper les informations. Parce que ces erreurs font partie de ce qu'ils veulent croire et faire croire ?
Cela est d'autant plus dommage quand c'est écrit dans Le Monde, journal que nous considérons comme une référence...
08:00 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe
22.09.2008
une pétition d'Amnesty International
Appel au Comité des Grâces
Agissez dès maintenant et le plus rapidement auprès du Comité des Grâces de Georgie aux Etats-Unis
SIGNEZ sans tarder NOTRE APPEL ci-dessous.
Retour à la page de présentation de la situation de Troy Davis
BOARD MEMBERS
State Board of Pardons and Paroles,
Atlanta, Georgia, États-Unis d'Amérique
Je suis très attristé d’avoir appris votre décision de refuser la clémence pour Troy Davis le 12 septembre, mais, jusqu’au 23 septembre, vous pouvez revenir sur votre décision. Je vous demande fermement de le faire.
J’ai accueilli favorablement votre décision de sursoir à l’exécution de Troy Davis en juillet 2007. Lorsque vous avez rendu publiquement cette décision, vous avez déclaré que le Comité « n’autoriserait aucune exécution dans l’Etat de Georgie, à moins et jusqu’à ce que ses membres n’aient été convaincus qu’aucun doute ne puisse remettre en cause la culpabilité de l’accusé. » En mars, la Cour Suprême de Georgie a refusé une audience, et les doutes de la culpabilité de Troy Davis resteront pour toujours. Respectez votre parole et commuez la peine de mort de Troy Davis.
Comme vous le savez, M. Davis est dans les couloirs de la mort en Georgie depuis plus de 15 ans pour le meurtre d’un policier qu’il a toujours nié avoir commis. La condamnation de Troy Davis n’est basée sur aucune preuve matérielle, et l’arme du crime n’a jamais été retrouvée. Celle-ci ne s’est basée que sur des déclarations de témoins, la plupart ayant depuis déclaré avoir fait ces déclarations sous la pression de la police, et la grande majorité étant depuis revenue sur ses déclarations. Malgré un nombre très important de preuves montrant que Troy Davis serait innocent, les recours en appel pour examiner ces éléments ont été systématiquement rejetés pour des raisons de procédures.
Cette affaire a généré une attention considérable, qui reflète les préoccupations très grandes dans le monde, quant à la probabilité que la Géorgie, et plus largement, les Etats-Unis puissent exécuter une personne innocente.
Rien ne peut miner davantage la confiance dans le système judiciaire que l’exécution d’une personne pour lesquels les doutes concernant sa culpabilité n’ont pas été levés. Le pouvoir de grâce existe comme un filet de sécurité pour empêcher une erreur irréversible et préserver la confiance des citoyens dans la capacité d’un Etat à rendre justice.
L’intégrité de la justice en Georgie est en cause dans cette affaire: je vous demande dès lors de reconsidérer votre decision du 12 septembre et d’empêcher l’exécution de Troy Davis,
En vous remerciant de votre attention,
Respectueusement,
07:49 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, peine de mort, usa


