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12/11/2020

Un médecin des lumières

Soigner les corps, sauver des vies

Claude-François Boncerf (1727-1792)

Un médecin des Lumières à Etampes

Présenté par Jacques Gélis et Christian Carenton

édité par Etampes Histoire

 

Il y a peu, je parlais de "La chambre des dupes" qui montre l'impuissance des médecins de Louis XV bien près de faire périr leur royal patient à force de saignées et de purges. Manifestement, au siècle des Lumières des médecins commençaient à réfléchir et à remettre en cause, au moins partiellement, ces deux piliers de la médecine de l'époque.

En ces années pré-révolutionnaires, chacun aspire à moins souffrir et à vivre plus longtemps.

Claude-François Boncerf agit à l'hôpital, dans la ville et la campagne environnante. Correspondant de la Société Royale de Médecine, il relate sa pratique, y compris avec ses interrogations. Il s'intéresse à tout : la qualité de l'eau et de l'air, les épidémies et les épizooties, l'alimentation, les comportements démographiques qui laissent entrevoir les débuts d'un contrôle des naissances, reflet d'une société en pleine mutation à la veille de la Révolution. "Cette croyance au progrès s'appuie sur l'essor spectaculaire de toutes les sciences depuis un siècle."

"Pour lui, la bonne connaissance de l'environnement naturel est la condition même d'une bonne compréhension des maladies qui y sévissent."

"éviter la proximité des fumiers, curer régulièrement les mares et les puits, aérer et désinfecter de temps en temps les demeures. La propreté et un régime de vivre sans excès contribueraient alors à prolonger la vie."

"Il établit un lien entre la dureté du travail et la boisson."

"Une population dont l'alimentation est insuffisante et carencée est une population fragilisée, confrontée rapidement à la maladie, à l'épidémie et parfois à la mort."

Il plaide pour que les cimetières sortent de l'église et du centre des villages, et que les tombes soient creusées plus profondément."

"Autre nouveauté : l'isolement des contagieux". "Il veut que les soignants se lavent les mains après avoir touché le malade."

"Il insiste sur son opposition aux cordiaux et autres médicament incendiaires alors qu'il faudrait préconiser les rafraîchissants et les purgatifs doux."

 

08:34 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire

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