11.05.2009
Hedge funds : être plus stricts
HEDGE FUNDS: LA COMMISSION EUROPEENE A MANQUÉ D'AMBITION
Les propositions de la Commission européenne visant à réglementer l'activité des hedge funds et fonds d'investissement sont insuffisantes et arrivent trop tardivement.
Par ce texte, la Commission répond enfin à une demande du Parlement européen dans un rapport d'initiative législative adopté en septembre 2008.
Visiblement, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a été obligé de donner quelques gages face à la forte mobilisation des Socialistes européens mais la proposition finale est loin de répondre aux attentes.
Le texte a par exemple été corrigé à la dernière minute pour englober un plus grand nombre de fonds spéculatifs et d'investissements alors que nous souhaitons qu'ils soient tous couverts.
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Les Socialistes reprochent à la Commission de ne réglementer que les gestionnaires de fonds et pas les Fonds eux-mêmes. C'est une énorme lacune.
Le texte ne garantit pas suffisamment de transparence sur l'activité de ces Fonds.
Les hedge funds ont une responsabilité au regard de la stabilité des marchés financiers. Nous plaidons depuis de nombreux mois pour que leurs activités soient encadrées au niveau européen et mondial. Nous regrettons que ces mesures arrivent si tardivement. Leur examen est reporté au mieux à la rentrée de septembre.
Il reviendra au législateur de combler les lacunes de ce texte afin de le rendre réellement utile à la protection des investisseurs, mais aussi à la stabilité financière.
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28.04.2009
crise financière : le rôle des agences de notation
DES AGENCES DE NOTATION PLUS RESPONSABLES ET MIEUX SURVEILLÉES À L'AVENIR
Les agences de notation de crédit, dont la responsabilité a été mise en cause dans la crise des marchés financiers, seront bientôt soumises à de nouvelles règles de surveillance et d'enregistrement en Europe.
Elles constituent une étape nécessaire vers une nouvelle architecture des marchés financiers.
Cette nouvelle réglementation européenne est une première étape importante pour renforcer la supervision des marchés financiers mais il faudra aller plus loin,
A terme, l'Union européenne devra se doter d'une autorité unique de contrôle et indépendante pour l'enregistrement et la supervision des agences de notation. Cela implique la transformation du Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières, qui n'a aujourd'hui qu'un rôle consultatif.
Elle doit aussi envisager la création d'une agence publique européenne.
Il faut un équilibre entre la nécessité d'éviter des conflits d'intérêt sans pour autant menacer la qualité de l'expertise.
A cet effet, les Agences de notation devront établir un roulement graduel de leur personnel afin d'éviter que ce soit toujours les mêmes analystes qui suivent les mêmes entités.
Les notations émises par des Agences établies en dehors de l'UE pourront être utilisées par les investisseurs européens si elles ont été validées par une agence enregistrée en Europe.
La responsabilité civile des agences pourra en outre être engagée sur les notes externes endossées par ces dernières.
Les agences seront en outre tenues de faire une mention spéciale pour les produits les plus complexes et à risques afin de protéger les investisseurs.
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16.03.2009
Réformer les marchés financiers
IL NE FAUT PAS OUBLIER LA RÉFORME DES MARCHÉS FINANCIERS
Les gouvernements de l'UE ne doivent pas oublier leur engagement à réformer le système financier mondial.
Nous devons gérer la crise actuelle sans perdre de vue la réorganisation des marchés financiers.
On commence à entendre dans les milieux financiers qu'une fois que la situation sera stabilisée, il faudra que l'Etat se désengage. Nous devons nous assurer que le désastre, dû à la dérégulation, ne se répètera pas.
Le groupe socialiste européen a fait des propositions détaillées pour renforcer la protection sociale en Europe et la régulation des marchés financiers. Quelques responsables politiques conservateurs parlent aujourd'hui comme Karl Marx en exil.
Les mesures européennes concernant la régulation et la surveillance des marchés financiers qui ne seraient pas approuvées avant les élections européennes du 7 juin devront être soumises en priorité à l'examen du Parlement européen issu des prochaines élections européennes.
D'où l'importance du choix ce jour là...
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24.11.2008
l'euro a aidé à faire face à la crise
L'EURO: UN SUCCÈS SUR LEQUEL CONSTRUIRE
Sans l'euro, l'impact de la crise financière sur l'économie européenne aurait été bien pire qu'il n'est aujourd'hui. Les pays européens qui sont en dehors de la zone euro souffrent bien plus de la crise des marchés financiers que ceux qui ont rejoint la monnaie unique.
Devant ce constat, les eurodéputés socialistes tirent un bilan très positif de la création de l'euro dix ans après son lancement.
L'euro est devenu la deuxième monnaie de réserve du monde derrière le dollar et est la monnaie commune de 16 pays de l'Union européenne.
L'euro est notre plus grand capital, notre meilleur investissement.
L'euro est un succès, c'est indéniable. Il a donné des signes de résistance et de solidité pendant les périodes de fortes turbulences que nous venons de connaître.
L'euro n'a pas permis le développement d'une croissance économique suffisamment robuste et les disparités sociales et régionales se sont accentuées dans la zone euro.
Il est grand temps que les ministres des Finances de la zone euro fassent usage de toutes les dispositions du traité de l'UE pour que la politique économique soit une question d'intérêt commun. La crise financière rend encore plus urgent une meilleure coordination des politiques économiques nationales.
Comme l'a reconnu le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker hier devant le Parlement européen, les gouvernements de la zone euro doivent consulter leurs partenaires européens avant d'adopter leurs plans de relance économique.
Les Etats membres doivent ajuster leurs plans nationaux de réforme afin de tenir compte des prévisions de croissance plus pessimistes adoptées récemment par la Commission européenne. La Commission européenne devrait examiner des initiatives européennes telles que la possibilité de créer des obligations européennes.
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27.10.2008
pour un nouveau "Bretton Woods"
Valeurs sociale-démocrates et mesures environnementales pour affronter la crise
L'idée d'un nouveau Bretton Woods avec la mise en valeur des idées sociale-démocrates devient une nécessité. Nous devons affronter la crise actuelle en prenant des mesures aussi bien économiques que sociales, car la solidarité est une condition essentielle de la réussite.
Nous devons prendre des mesures qui vont dans la direction de la solidarité et de la clarté. C'est un moment historique et c'est une chance pour l'Europe d'assumer son rôle de leader en donnant des solutions à la crise financière actuelle. Le dogme du "laissez faire" a conduit à la faillite. Ce qui s'est passé sur les marchés ne devrait plus se reproduire et pour cela il nous faut de nouvelles règles, à savoir les règles et valeurs de la Social-démocratie. Nous devons agir rapidement dans un esprit collectif et solidaire.
L'Union européenne a besoin de moyens qui lui permettront de fonctionner efficacement. Ceux qui ont voté contre le traité de Lisbonne doivent maintenant comprendre que seule une entité européenne unie, disposant de moyens efficaces, pourra effectivement affronter la crise et donner des solutions aux citoyens.
La crise financière ne doit pas non plus nous faire oublier notre engagement écologique. La protection de l'environnement est une obligation absolue et par conséquent il ne faut pas faire marche arrière sur nos objectifs climatiques et environnementaux, sous prétexte de la crise financière actuelle.
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23.10.2008
Pourquoi les socialistes veulent-ils sauver les banques ?
CRISE FINANCIERE: LE "OUI MAIS..." DES SOCIALISTES EUROPEENS AU PLAN DE SAUVETAGE EUROPEEN DES BANQUES
Les eurodéputés socialistes exigent des mesures drastiques et ambitieuses - telles que la fin des paradis fiscaux - pour éviter une répétition de la crise financière et limiter son impact sur la croissance et l'emploi en Europe.
Le plan de sauvetage des banques, décidé par le Conseil européen, était indispensable pour éviter la faillite de notre système bancaire et protéger l'épargne de nos citoyens. Le groupe socialiste européen ne donne pas pour autant un chèque en blanc à la Commission européenne et au Conseil.
Les Socialistes européens estiment que ce plan doit s'accompagner d'une action coordonnée des vingt-sept pour la sauvegarde des emplois en Europe alors que la récession menace.
Nous avons besoin d'une meilleure gouvernance économique de la zone euro pour accompagner la politique monétaire de la Banque centrale européenne. La Commission européenne devrait en outre être chargée de piloter la surveillance des plans nationaux mis en place pour sauver les banques. Si l'Etat devient actionnaire d'une banque, il doit rendre des comptes au citoyen.
Les Socialistes européens jugent en outre qu'il est grand temps de s'attaquer au problème des paradis fiscaux par lesquels transite plus de la moitié des flux financiers mondiaux, dont l'argent de la grande criminalité.
On ne peut pas demander à nos citoyens de contribuer au sauvetage de leurs banques sans réclamer des comptes à ceux qui pratiquent la fraude fiscale et planquent leur argent dans des centres off shore.
Il n'y aura pas de stabilité à long terme du système financier mondial sans la fermeture de ces centres off shore. L'UE doit donner l'exemple dans ce domaine et faire pression sur les autres pays.
Les socialistes européens proposent d'inclure tous les acteurs financiers y compris les fonds d'investissement spéculatifs dans les initiatives qui seront prises pour renforcer la supervision et la régulation des marchés financiers et du système bancaire.
Les centres off-shore abritent 2/3 des hedge funds. Certes ces fonds spéculatifs ne sont pas responsables de la crise financière mais ils sont co-responsables d'une partie substantielle des dettes. Ils sont encore moins transparents que les autres acteurs du marché. Si ion veut éviter une nouvelle crise causée par un endettement excessif et le manque de transparence, ce serait une bonne idée de les inclure dans les nouvelles règles.
Sur tous ces points, les Socialistes européens regrettent amèrement que les Droites européennes n'aient pas soutenu ces revendications dans la résolution parlementaire.
Le Groupe socialiste européen continuera à apporter sa contribution à la réflexion globale sur la refonte du système financier mondial.
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07.10.2008
la crise couvait
CRISE FINANCIÉRE: NOUS SOMMES FACE Á DES ÉVÉNEMENTS QUE L'ON AURAIT PU ANTICIPER IL Y A LONGTEMPS
La Présidence française et la Commission européenne n'ont pas anticipé l'ampleur de la crise financière alors que tous les signaux d'alerte étaient au rouge avant l'été.
On a l'impression d'un Sommet de panique, à un moment de tensions extrêmes sur les marchés alors que tous les signaux étaient là et que l'on aurait pu l'organiser de manière plus sereine.
Nicolas Sarkozy avait refusé d'inscrire les questions financières parmi les priorités de sa présidence de l'UE.
A côté des enjeux défense, bilan de la PAC, paquet énergie/climat, ces questions n'échapperaient pas à une priorité d'agenda. Il est rattrapé par la réalité des marchés financiers plutôt que de l'avoir anticipé.
Les participants au Sommet ont tourné le dos à la valeur ajoutée d'une coordination européenne.
Quel est le sens d'une réunion des membres européens du G-8 à la veille d'une rencontre des ministres des Finances de l'UE ?
On a l'impression du chacun pour soi mais au moins ils en ont parlé!
Je ne vois pas dans ces conclusions ce qui permettra aux Européens d'avoir une expression coordonnée et concertée dans la perspective d'un prochain G-8.
Nous devons changer d'approche libérale qui consiste à penser que "le marché est la solution à tous nos problèmes".
Le marché est un outil important mais qui doit suivre un certain nombre de règles pour bien fonctionner, des règles de transparence et comptables. Le marché ne peut pas survivre sans ces règles, c'est une leçon à tirer de cette crise.
Face à cette crise, L'Europe doit avoir une approche coordonnée sur la scène internationale.
Les Socialistes européens sont à l'initiative de nombreuses propositions pour améliorer la transparence, la surveillance et la stabilité des marchés financiers.
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02.10.2008
Pour une réforme urgente et profonde du système financier
UNE REFONTE DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL EST NECESSAIRE"
Alors que la crise financière s'étend à l'Europe, il est urgent d'entreprendre une réforme urgente et profonde du système financier mondial.
La crise a gagné l'Europe. Nos citoyens sont inquiets pour leurs économies et leur épargne, le financement de leur retraite. Les dirigeants européens doivent prendre des mesures pour assainir le système financier mondial et prévenir d'autres crises.
Cette crise confirme les excès et dérives du capitalisme casino qui ne répond qu'à une seule logique, l'appât du gain. C'est aussi la faillite d'un capitalisme sauvage qui n'investit plus dans les entreprises et la création d'emplois mais se contente de façon incontrôlée de faire de l'argent avec de l'argent.
Cette dérégulation totale des marchés financiers n'est plus tolérable. Faisons tout de suite ce qui est nécessaire pour éviter qu'elle ne menace l'industrie européenne et nos systèmes de protection sociale.
La solution ne peut s'appuyer uniquement sur la "nationalisation" des pertes alors que les profits, eux, seraient dans la poche des spéculateurs. Nos citoyens ne comprendraient pas qu'on leur présente la facture.
Nous avons besoin d'une nouvelle architecture du système financier mondial.
L'Europe doit mettre en place des gendarmes pour réguler nos marchés financiers et le rôle de la banque centrale européenne dans l'architecture de la supervision doit être renforcé. On ne peut pas demander à la BCE d'être prêteur de dernier ressort et refuser qu'elle ait une vue d'ensemble sur les comptes des banques.
Si l'UE veut se prémunir contre de nouvelles crises, elle doit aussi - à défaut d'un budget d'intervention - se doter d'un système de dépôt de garanties.
Seul un superviseur européen intégré, sur le modèle du système européen de banques centrales, représentant l'intérêt de la zone euro, serait audible. Cela nous permettrait de discuter d'égal à égal avec les Etats-Unis,
Nous avons en outre besoin de renforcer la régulation des agences de notations de crédit. Nous attendons enfin une proposition de la Commission européenne. Un an après les premières secousses de la crise, il est grand temps d'agir.
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01.10.2008
Réagir, enfin, à la crise financière
Les socialistes sont partisans du marché, mais ils savent que, sur un marché, il y a des acteurs honnêtes, mais il y a aussi des voleurs et que donc il y a besoin de gendarmes.
Il est étonnant de constater que, quand on cherche à mettre en place des gendarmes modernes pour réguler des voleurs modernes, eh bien tout d'un coup, on est accusé d'archaïsme.
Nous avons besoin d'une supervision et d'une régulation modernes. Et pour cela, il n'y a pas trop de risques que nous nous précipitions en adoptant une législation inadaptée, étant donné que nous sommes déjà plus d'un an après le déclenchement de la crise, et nous n'avons pourtant toujours pas de proposition concrète, ni du gouvernement français, ni des instances européennes.
Le Président de la République française annonce une initiative: il dénonce lesresponsables et va réunir tout le monde autour de la table pour discuter. Mais de quoi va-t-il discuter?
Reprendre la feuille de route qui a déjà été définie par le Forum de stabilité financière et que personne ne sait mettre en oeuvre parce que, dans le Forum de stabilité financière il n'y a pas les autorités pour mettre en oeuvre cette feuille de route?
Il est indispensable de mettre en place un système d'alerte précoce et de "renforcer le bras armé de l'Europe" en matière de régulation et de supervision des marchés financiers.
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30.07.2008
l'été risque d'être chaud...sur les marchés...financiers
De nombreux experts prédisent de nouvelles secousses dans le système bancaire européen au cours de l'été.
Le programme français tel qu'il nous a été présenté manque d'ambition stratégique sur les mesures financières à envisager en cas de nouveaux remous dans le système bancaire européen.
Les experts nous disent que nous ne sommes pas au bout de la crise et que les mauvaises nouvelles y compris celles émises par les grandes banques européennes, sont pour demain. Nous nous demandons si la France a anticipé ces risques.
Par ailleurs, au moment où l'Europe célèbre les dix ans de l'Union économique et monétaire, quelle est la capacité des membres de la zone euro à parler d'une seule voix sur la scène internationale et à avancer des mesures concrètes pour favoriser la croissance et l'emploi ?
Ce qui est en jeu aujourd'hui, face à la flambée du prix pétrole et des matières premières, c'est la capacité de la zone euro à peser dans les négociations pour un taux de changes vis-à-vis des autres devises internationales qui soit favorable à la croissance européenne et moins pénible pour les exportateurs européens.
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