26.06.2008
Remarquable Aung San Suu Kyi
Les médias ont parlé de la Birmanie en septembre à l'occasion des manifestations, conduites par des moines bouddhistes, et durement réprimées par les forces de l'ordre de la dictature.
Les familles sont toujours sans nouvelles de militants disparus à cette occasion.
Comment oublier ces scènes surréalistes de l'organisation d'un référendum, alors que le pays venait d'être durement touché par un cyclone...et le refus de la dictature de laisser les humanitaires avoir libre accès aux victimes ?
Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, vient de "fêter" ses 63 ans, en résidence surveillée, comme elle vient de passer 13 de ses 18 dernières années, quand elle n'était pas en prison.
Le rapport du Rapporteur de l'ONU pour les Droits Humains est si terrible que la Junte refuse de le laisser revenir.
Combien de milliers de prisonniers politiques ?
Les imprudents qui avaient eu l'audace de demander une aide humanitaire directement aux ONG les ont rejoints en prison...où les forces de l'ordre ont ouvert le feu.
Il faut renforcer les sanctions contre les membres de la Junte militaire, en particulier contre leurs avoirs à l'étranger, tant qu'il n'y aura pas d'amélioration dans le respect des Droits de l'Homme, tant qu'il n'y aura pas de retour à la démocratie et à l'Etat de Droit.
07:38 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, birmanie
04.05.2008
Droits de l'Homme en Tunisie
Droits de l'Homme en Tunisie : l'amitié ne doit pas empêcher la lucidité.
À l’instar de ceux tenus naguère par Jacques Chirac, les propos de Nicolas Sarkozy
minimisent la gravité des manquements aux droits humains et démocratiques des
Autorités tunisiennes. Tous les témoignages des organisations et des acteurs des droits
de l’homme concordent et indiquent qu’en Tunisie les libertés ont régressé et le
harcèlement policier considérablement augmenté.
La lutte contre le terrorisme ne saurait justifier le renforcement du contrôle policier sur la
population en général et les militants des droits de l’homme en particulier.
L'amitié entre la France et la Tunisie, comme les accords de partenariat entre la Tunisie
et l’Union Européenne, entraîne, a minima, une obligation de lucidité de la part desresponsables politiques européens. L'aveuglement n'est pas une position politique et
l'économie n'est pas la seule réalité à prendre en compte dans les relations entre
pays amis.
Le Chef de l'État français aurait pu faire preuve de plus de respect pour la dure
réalité quotidienne du peuple tunisien, et en particulier pour celle des journalistes et
militants persécutés.
08:02 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme


