03/08/2008
la philosophie pour les nuls
Christian Godin
Editions First
J'essaie de m'initier à la philosophie, aux questions essentielles, du sens de la vie, de la mort.
Je me souviens que mon prof de philo, au lycée, Rachid Boudjedra, qui n'avait pas encore écrit tous les livres qui allait faire de lui un écrivain étudié dans les universités française, nous disait : "la philo, c'est lire Camus sur la plage".
Cela ne m'a pas empêché d'avoir 13/20 au Bac, à l'épreuve de philo, en dissertant sur "le mythe de la caverne" de Platon. Il est vrai que c'était en 68...
Le livre de Christian Godin est-il pour les nuls ?
Il m'a semblé que c'était d'abord un livre d'histoire de la philo, par sa présentation linéaire au fil de l'Histoire, plus qu'un livre de "philo pour les nuls".
Je n'y vois pas plus clair dans les concepts obscurs et certaines questions me semblent être au mieux des jeux intellectuels, au pire des "prises de tête", même si les réflexions stimulantes sur des questions essentielles ne sont pas absentes.
Dans la catégorie "initiation" à la philo, je préfère, de beaucoup, "l'anti-manuel" de Michel Onfray.
Citations de l'auteur
"Alors que les hommes, généralement, se contentent de croire, les philosophes veulent savoir"
"La religion de la plus grande espérance est aussi celle du plus grand désespoir. Avec le christianisme, le mal fait une entrée fracassante. Les Grecs ignoraient le péché. Le christianisme cultivera cette chose inédite : la mauvaise conscience"
"Saint Augustin invente le péché originel, dont la notion est absente de la Bible. Pour la première fois dans l'histoire de la pensée, le plaisir sexuel est associé à la faute. La honte des rapports sexuels est due au fait que la convoitise de la chair est indépendante de la volonté."
"Le Moyen-âge plaçait l'homme sous le regard de Dieu ; la Renaissance le place sous son propre regard"
"Les cyniques au pouvoir n'aiment rien tant que le sirop de la morale pour faire avaler leur potion"
"Le ressentiment est la force du faible : il est la seule force dont le faible soit capable."
08:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philosophie
02/08/2008
La chaussure sur le toit
Vincent Delecroix
NRF / Gallimard
Un auteur professeur de philosophie, et ayant prouvé sa capacité d'écriture poétique, une chroniqueuse télé matinale qui compare ce livre à "l'élégance du hérisson", que j'ai beaucoup aimé, et à l'arrivée, désolé de le dire, une déception à la hauteur de l'attente.
Une dizaine de scènes de la vie parisienne, ayant en commun une chaussure sur le toit, sans que cette pièce centrale ne me permette de recomposer le puzzle.
Extraits :
"C'est typique des humains : démolir consciencieusement ce qui peut les rendre heureux, ne pas savoir résister au doute"
"Depuis Hegel, il n'est plus possible d'envisager l'art sans penser sa mort"
"La rose est sans "pourquoi ?", dit Silesius cité par Heidegger, "elle fleurit parce qu'elle fleurit !"
"Les gens sont bien futiles : un rien peut détourner leur attention de la souffrance et la fixer autre part. Il faut simplement leur donner un objet et ils y déposeront tout le malheur et tout le ridicule du monde. Et dans le genre ridicule, une chaussure peut très bien faire l'affaire" : voilà toute l'histoire de "la chaussure sur le toit".
08:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
01/08/2008
pour un monde plus sûr
Les priorités du Groupe socialiste du Parlement européen dans le domaine de la sécurité et la défense
La guerre froide est terminée.
Les missions des armées des pays de l'Union européenne s'en trouvent bouleversées.
Concernant la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, les missions sont précises : humanitaires, prévention de conflits, rétablissement et maintien de la paix, avec un mandat de l'ONU, car le Groupe est très attaché au multilatéralisme.
C'est pour cette raison que durant cette législature le Groupe socialiste européen a insisté pour que la priorité soit donnée à la protection des populations plutôt qu'à la protection des territoires.
Dans cet esprit le Groupe a proposé la création d'une force européenne de réaction rapide de sécurité humaine, intégrée, civile et militaire, pour réagir au plus vite en cas de catastrophes naturelles.
Malheureusement la convergence de la Droite et des anti-européens de Gauche (GUE) a entraîné le refus de ces propositions, à l'occasion du vote du rapport sur la PESD (rapporteur Helmut Kuhne, PSE) par 307 voix contre 312.
L'amendement du Groupe, émettant des réserves sur le "bouclier anti-missiles" que les USA veulent installer dans certains pays européens a été adopté par 325 voix contre 303.
C'est dans cet esprit de priorité à la protection des populations que le Groupe socialiste européen a soutenu toutes les propositions allant dans ce sens :
- interdiction des mines anti-personnel ;
- moratoire pour l'utilisation des armes à uranium appauvri ;
- démilitarisation de l'espace ;
- contrôle des exportations d'armes en rendant le "Code de conduite" contraignant ;
- mission EUFOR Tchad/ République centrafricaine, de protection des réfugiés du Darfour, des déplacés et des travailleurs humanitaires ; le groupe est, par principe, en faveur des missions PESD ayant pour but d'aider au rétablissement ou à la construction de l'Etat de Droit ;
- observation satellitaire, en particulier pour les catastrophes naturelles, l'appui aux missions de maintien de la paix, le respect du Traité de non prolifération des armes nucléaires, la lutte contre le terrorisme.
Afin d'économiser l'argent des contribuables européens, le Groupe socialiste européen s'est prononcé en faveur de toutes les actions de convergence, de compatibilité opérationnelle, d'harmonisation des procédures, de mise en "pool" des moyens disponibles, de recherche et de développement de projets communs, afin que les missions de l'Union européenne soient assurées avec du matériel européen, avec une capacité d'autonomie de décision et d'action, y compris par le financement, par le Budget européen, de certains projets contribuant à la sécurité (Galiléo) et de certaines opérations (le Groupe socialiste est contre le fait que les coûts tombent sur les seuls pays qui acceptent de participer aux opérations PESD).
09:04 Publié dans sécurité, défense | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sécurité, défense
31/07/2008
Bon chat chinois prend la souris
Bon chat chinois prend la souris Chroniques de la vie ordinaire Eric Meyer Editions du Seuil "Peu importe que le chat soit blanc ou noir : le bon chat, c'est celui qui attrape la souris" Cette phrase, très célèbre, du "petit timonier" Deng Xiaoping marque, au début des années 80, la mort de l'idéologie communiste en Chine, où Eric Meyer est journaliste depuis 20 ans. Pour nous faire comprendre l'état actuel de la Chine, et sa diversité, Eric Meyer nous présente cent chroniques choisies de la vie ordinaire dans ce pays. "La vaste forêt abrite bien des oiseaux bizarres" comme le dit l'un des proverbes qui marquent chaque chapitre. Avec "une constante dans la vie quotidienne locale : un copieux ennui", à cause d'"un vieux démon, celui de toute la Chine : l'absence d'échange avec autrui, l'indifférence autiste, une enfance dépressive, comme un jeune Chinois sur trois", "qui trouvent dans le jeu en ligne des émotions par procuration", en raison de "l'interdit de l'expression publique des émotions". "Le marché et le jeu, confondus", sont le cœur de la vie" car "qui n'ose semer par peur des crickets, perd sa moisson". Il montre des Chinois dont la vie devient plus facile, plus aisée, plus confortable, mais aussi "plus précaire, déprimée, polluée et vidée du passé". "La Chine socialiste a une vieille tradition de décisions abruptes et hostiles aux citoyens", en raison de "l'absence en Chine d'Etat de droit". Mais "le parti a besoin de gens ayant confiance dans la protection de la "maison mère". Les autres, il les écarte, il en va de sa survie". Deux petits proverbes, tirés du livre, pour terminer : "Chien acculé saute le mur" "A nid renversé, pas d'œuf intact"
07:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : livre, chine
30/07/2008
l'été risque d'être chaud...sur les marchés...financiers
De nombreux experts prédisent de nouvelles secousses dans le système bancaire européen au cours de l'été.
Le programme français tel qu'il nous a été présenté manque d'ambition stratégique sur les mesures financières à envisager en cas de nouveaux remous dans le système bancaire européen.
Les experts nous disent que nous ne sommes pas au bout de la crise et que les mauvaises nouvelles y compris celles émises par les grandes banques européennes, sont pour demain. Nous nous demandons si la France a anticipé ces risques.
Par ailleurs, au moment où l'Europe célèbre les dix ans de l'Union économique et monétaire, quelle est la capacité des membres de la zone euro à parler d'une seule voix sur la scène internationale et à avancer des mesures concrètes pour favoriser la croissance et l'emploi ?
Ce qui est en jeu aujourd'hui, face à la flambée du prix pétrole et des matières premières, c'est la capacité de la zone euro à peser dans les négociations pour un taux de changes vis-à-vis des autres devises internationales qui soit favorable à la croissance européenne et moins pénible pour les exportateurs européens.
08:59 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, crise financière


