15.09.2009
Le livre qui fait parler, en mal, du PS
Hold-UPS , arnaques et trahisons
Antonin André et Karim Rissouli
Editions du moment
Tout le monde est au courant des fraudes qui ont entachée l'élection de Martine Aubry au poste de leader du PS.
Il n'y a qu'au PS que cela peut arriver, puisque c'est le seul parti où le/la numéro 1 est élu(e) directement au suffrage universel des militant(e)s.
Mince consolation, je l'avoue, car jamais, pour un démocrate, la fin ne peut justifier les moyens.
Je suis bien content de ne pas y avoir participé, ni au vote, et encore moins aux fraudes.
Après plusieurs décennies au PS, je n'ai pas attendu ce livre pour savoir que, la nature humaine étant ce qu'elle est, certain(e)s n'hésitent pas à utiliser des méthodes de voyous pour parvenir à leurs fins, dès que le moindre poste est en jeu, tout en ayant les mots "camarade" et "gauche" à la bouche. J'ai cru comprendre que ce n'était guère mieux dans les organisations non politiques, malheureusement...
Puisque tout le monde est au courant, j'ai donc lu ce livre en "sautant" le premier chapitre, dont tout le monde parle.
Le problème, de fond, avec ce livre, c'est que les auteurs n'ont pas fait le travail de base de doivent faire tous les bons journalistes : vérifier et recouper les informations recueillies. C'est long et ça évite les scandales, c'est déontologique, donc ce n'est pas payant.
Trois exemples, et il y en a probablement beaucoup d'autres :
1) sur un sujet que je connais bien : l'Europe : ils reprennent l'affirmation selon laquelle "pour la première fois les socialistes européens avaient un "Manifeste" commun", alors qu'il n'était pas difficile de vérifier que les socialistes européens ont eu un Manifeste commun pour chaque élection européenne depuis 1979. Le fait que des socialistes aient répété cette sottise, ne me semble pas être une excuse valable, car cela n'en fait pas une vérité !
2) Les auteurs racontent un affrontement entre Martine Aubry et le journaliste de Libération chargé de suivre le PS. Celui-ci a non seulement démenti, mais regretté que ses confrères ne se soient pas donné la peine d'entrer en contact avec lui avant d'écrire.
3) Dans un autre chapitre, les auteurs font entrer en scène le mari de Martine Aubry, à Reims, où il n'était pas...
L'impression qui en ressort, à mes yeux, est que ces deux jeunes journalistes (28 et 35 ans) ont voulu faire un "coup", double, médiatique (ils font le "buzz !", le livre se vend bien, même moi je l'ai acheté !) et politique (belle attaque contre le PS en général et Martine Aubry en particulier qu'ils nomment "la maîtresse d'école", "la tsarine", "cette femme qui n'est pas à sa place", etc.. J'espère que la Droite sera reconnaissante), et pour cela ils répètent tout ce qu'ils ont pu entendre, et qui peut faire vendre, sans chercher à vérifier le moins du monde la véracité des faits rapportés, sans utiliser le conditionnel.
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17.05.2009
Photos de Don McCullin
100 photos de
Don McCullin
Pour la liberté de la presse
Reporters sans frontières
Les photographes de guerre constituent une catégorie à part de photographes. Pour être présents "là où ça se passe", pour être des témoins gênants et nous rapporter des images, et déjouer les volontés de contrôler l'information, ils prennent presque autant de risques que les paparazzis. Chroniqueurs travaillant pour l'Histoire, chaque année plusieurs d'entre eux sont tués, blessés ou pris en otage.
Selon Raymond Depardon, Don McCullin "est le plus grand photographe de guerre vivant".
Cet album, "pour la liberté de la presse", nous permet d'admirer 100 superbes photos en noir et blanc.
Des photos de guerre : Vietnam, Cambodge, Biafra, Chypre, Congo, Cisjordanie, Irlande du Nord, Liban, Kurdistan.
Mais aussi des photos des victimes de guerres nommées sida ou pauvreté, ou simplement des photos de la vie ordinaire, en noir et blanc, de gens ordinaires, ou célèbres comme les Beatles, en Angleterre, ou ailleurs.
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, photos
11.12.2008
Vanuatu ("notre pays")
Les pouvoirs de la coutume à Vanuatu
Traditionalisme et édification nationale
Marc Kurt Tabani
Editions L'Harmattan
Collection "connaissance des hommes"
A Vanuatu, d'où je reviens, et qui s'appelait avant "Les Nouvelles Hébrides", la coutume, la "kastom" comme on dit là bas en "pidgin", est toujours très importante.
Probablement parce qu'elle est un des signes tangibles de l'indépendance. "Elle sert aux Mélanésiens à se démarquer radicalement de la culture des Européens" ; "la transformation de survivances culturelles en des symboles identitaires ; servant à "souligner la différence entre nous et les autres".
Elle a été utilisée comme telle par la classe dominante autochtone, occidentalisée, mais qui veut montrer qu'elle reste proche du "peuple" ; "la légitimation d'élites nationales au moyen de l'illusion d'une continuité politique avec un passé ancien ou d'une pseudo-contestation des valeurs occidentales et modernes".
Ainsi ai je vu le Président de l'Assemblée nationale, ancien de l'armée française, "tuer le cochon", de façon rituelle, entouré de guerriers en armes (rudimentaires).
Cet attachement à des coutumes que l'on voudrait ancestrales, est "concomitant d'une modernisation accélérée" et d'un exode rural qui justifient d'autant la recherche de "traditions dont les origines se perdraient dans la nuit des temps".
La "République démocratique, socialiste et coutumière de Vanuatu", dont la devise est "En Dieu nous nous réalisons", a cherché, dès sa naissance, à abolir le clivage entre "kastom" et christianisme, ce qui n'était pas évident, puisque le christianisme a été apporté par les colonisateurs.
C'est pourquoi, pour le parti dominant, "la mauvaise "Kastom" est celle qui ne se réalise pas en Dieu".
"La "Kastom" devint, pour les nationalistes, une revendication dirigée contre toute interférence d'une autorité extérieure". Une façon également de "travestir la pauvreté en une glorification culturelle".
Pour la classe dominante, la "Kastom" permet d'"éviter la question du partage des richesses, en substituant au problème de l'exploitation de classe, celui de la normalisation culturelle nécessaire à l'édification nationale".
Dans un pays où 70% du PNB vient du tourisme, l'exotisme "traditionnel" est devenu, pour l'extérieur, un argument de vente. Pour l'amusement des touristes australiens, les autochtones abandonnent, le temps de quelques danses, leurs jeans et leurs T-shirts, éteignent, ou non, leurs téléphones portables pour évoquer, sans danger, leurs ancêtres anthropophages. Rêveries, et éventuellement frissons, tarifé(e)s...
"L'île idéale du Pacifique, je crois qu'elle doit rester un beau rêve. Le rêve en est infiniment plus beau que la réalité" (Flechter, 1923).
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, ethnologie, voyages
14.08.2008
L'Afrique des idées reçues
L'Afrique des idées reçues
Georges Courade
Editions Belin
Nous avons plein d'idées toute faites, reçues ou que nous pensons tirées de nos réflexions et de nos observations. Sur l'Afrique en particulier, continent pour lequel les lieux communs se multiplient, généralement dévalorisants. Ce livre en présente une cinquantaine, traitée de manière claire et rapide, par une trentaine d'auteurs spécialistes des questions soulevées. Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, chaque chapitre contient une biographie et une liste de sites internet où aller chercher des renseignements complémentaires.
Toutes ces "fiches" sont regroupées en cinq parties dont les titres sont emblématiques des "idées reçues" : -"L'Afrique est riche...mais les Africains dilapident les ressources" ; - "Lire le passé pour comprendre le présent et construire l'avenir" ; - "Comportements irrationnels, mentalités rétrogrades" ; - "Le progrès doit être imposé à des paysans archaïques" ; - "L'Afrique est partie...dans quelle direction ?"
Extraits
"L'inefficacité de l'aide, sous toutes ses formes, est aujourd'hui patente" ; "L'image dévalorisante de l'Afrique est diffusée dans le sous continent lui même" ; "80% des revenus nigérians ne bénéficient qu'à 1% de la population"
"La fuite des capitaux privés (285 milliards de $) doit être comparée à la dette externe (178 milliards)" "70% du patrimoine privé est placé hors du pays"
"Un enfant sur deux, privé de scolarité et de loisirs, est forcé de travailler"
"L'ethnie est d'abord un sentiment d'appartenance, conforté par le regard des autres. La modernité brasse les peuples ; c'est dans le sang que se construisent les identités collectives." "Les conflits africains récents se sont construits sur des conditions économiques extrêmement dégradées et des Etats déliquescents"
"L'Afrique compte 1/3 des réfugiés et la ½ des conflits dans le monde" "Ce ne sont pas les frontières qui posent problème, mais l'Etat dans sa capacité à intégrer diverses populations" "L'homme qui a plusieurs femmes ne dort jamais affamé"
"On oblige l'homme à dépenser pour limiter le nombre des co-épouses"
"Les anciens, auréolés de sagesse ou investis de pouvoirs occultes, sont à la fois admirés et craints"
"La réduction des inégalités et la lutte contre la pauvreté passent certainement par la confrontation avec le réel"
Idées reçues ? Valables ou dépassées ? Les réponses sont dans le livre...
07:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, livre
07.08.2008
Atlas du monde global
Pascal Boniface, Hubert Védrine
Cartes de Jean-Pierre Magnier
Editions Armand Colin / Fayard
Pour nous aider à comprendre le monde global : Pascal Boniface, directeur de "l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques", Hubert Védrine, conseiller diplomatique du Président Mitterrand, puis ministre des Affaires étrangères lors de la cohabitation entre Jospin et Chirac, et surtout 80 cartes autour des quelles tournent les commentaires.
Quatre grandes parties :
1) Les grands repères du passé car de nombreuses réalités stratégiques actuelles sont des héritages historiques. "La fin des empires a fait naître de nouveaux Etats et renaître d'anciens conflits".
2) Les diverses interprétations du monde global, pessimistes ou optimistes. Alliance ou clash des civilisations ?
3) Les données globales, objectives, statistiques (traduites en cartes claires) : démographie, inégalités, énergies, etc.
4) Le monde vu par...car chaque Nation possède sa propre vision stratégique, fruit de l'Histoire et de la géographie.
Peut-être la partie la plus intéressante pour nous débarrasser d'une vision euro centrée.
La terre est une sphère, toujours représentée, dans nos pays, avec l'Europe au milieu. Aux USA, bien entendu, les cartes du monde ont le continent américain pour centre. Dans mon bureau j'ai un planisphère dont le centre est le Pacifique. Dans ce petit livre, le monde est vu, à tour de rôle, à partir des pays les plus importants : on ne voit pas le monde de la même façon de Chine ou du Brésil, du Mexique ou de la péninsule coréenne...
Un petit livre clair, indispensable pour comprendre le point de vue des autres acteurs internationaux, donc pour comprendre le monde global.
07:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, globalisation
31.07.2008
Bon chat chinois prend la souris
Bon chat chinois prend la souris Chroniques de la vie ordinaire Eric Meyer Editions du Seuil "Peu importe que le chat soit blanc ou noir : le bon chat, c'est celui qui attrape la souris" Cette phrase, très célèbre, du "petit timonier" Deng Xiaoping marque, au début des années 80, la mort de l'idéologie communiste en Chine, où Eric Meyer est journaliste depuis 20 ans. Pour nous faire comprendre l'état actuel de la Chine, et sa diversité, Eric Meyer nous présente cent chroniques choisies de la vie ordinaire dans ce pays. "La vaste forêt abrite bien des oiseaux bizarres" comme le dit l'un des proverbes qui marquent chaque chapitre. Avec "une constante dans la vie quotidienne locale : un copieux ennui", à cause d'"un vieux démon, celui de toute la Chine : l'absence d'échange avec autrui, l'indifférence autiste, une enfance dépressive, comme un jeune Chinois sur trois", "qui trouvent dans le jeu en ligne des émotions par procuration", en raison de "l'interdit de l'expression publique des émotions". "Le marché et le jeu, confondus", sont le cœur de la vie" car "qui n'ose semer par peur des crickets, perd sa moisson". Il montre des Chinois dont la vie devient plus facile, plus aisée, plus confortable, mais aussi "plus précaire, déprimée, polluée et vidée du passé". "La Chine socialiste a une vieille tradition de décisions abruptes et hostiles aux citoyens", en raison de "l'absence en Chine d'Etat de droit". Mais "le parti a besoin de gens ayant confiance dans la protection de la "maison mère". Les autres, il les écarte, il en va de sa survie". Deux petits proverbes, tirés du livre, pour terminer : "Chien acculé saute le mur" "A nid renversé, pas d'œuf intact"
07:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livre, chine
24.07.2008
L'éveil de la Chine
L ' éveil de la Chine Chen Yan Editions de l ' Aube Historien en Chine, Chen Yan est réfugié en France depuis 25 ans, enseignant et journaliste (RFI et maintenant Courrier international). Son livre, essentiel pour comprendre le régime chinois, se divise en deux parties : - de la mort de Mao (1976) au drame de Tienanmen (1989) : la déconstruction de l ' idéologie communiste ("derrière l ' idéologie, le pouvoir est toujours soutenu par les fusils"), parfois même au nom d ' un communisme "originel" et idéal, en réaction aux drames de la "révolution culturelle" ; la réforme économique, la montée des idées libérales économiques...et politiques, inspirées de l ' Occident, avec toutefois des racines chinoises ; - la disparition de toute idéologie (depuis 1989), dans un système cynique de dictature, autrefois basée sur une idéologie égalitaire, aujourd ' hui "dépossédé de toute légitimité idéologique et politique" ; "l ' archaïsme politique face à la libéralisation de l ' économie", "l ' absence de critères éthiques pour la société". "Le fondement de l ' Etat n ' est plus l ' idéologie, mais la croissance" (le nombre de millionnaires en "équivalent $" a augmenté de 20% l'année dernière). "L'effondrement du système communiste en Europe de l ' Et a enlevé toute crédibilité à l ' idéologie communiste". "Reste un pays totalitaire, maintenu par la force policière", où le véritable pouvoir n ' est pas détenu par le Secrétaire général du Parti communiste mais par le Président de la commission centrale militaire. Pour remplacer cette disparition de l ' idéologie communiste, la montée du nationalisme qui explique les évènements du Tibet et les menaces sur Taiwan : "le nationalisme tient lieu de réflexion politique" ; "le nationalisme ethnique est le frein majeur qui empêche le pouvoir actuel de jouer davantage la carte du nationalisme à l ' intérieur des frontières". Extraits "Apprendre à vivre en société est avoir le réflexe de se méfier de tout le monde" "La pratique est l ' unique critère de vérification de la vérité" "Le communisme chinois n ' est que l ' amalgame de la vieille tradition féodale despotique de la Chine et de la nouvelle tradition du stalinisme" "La société traditionnelle confucéenne exerce culturellement une pression sur ceux qui se comportent différemment" "La "Révolution culturelle" a détruit la croyance des masses en une "vérité absolue". Le "Printemps de Pékin" est le fruit hérétique de la "Révolution culturelle". "Tous les moyens sont bons pour sortir la Chine de son arriération, à condition que le Parti soit aux commandes. La modernisation du pays n ' a de sens que si le Parti en garde la maîtrise complète." "Le nouvel horizon du développement économique tient lieu de défoulement et d ' espoir. Il n ' y a plus de dessein politique ni de justification idéologique" "Corollaire de la fièvre d ' enrichissement personnel : la chute des tabous sexuels" "La société marche vers une sorte de latino-américanisation : inégalité sociale, corruption généralisée, marginalisation des masses populaires" "Le marché chinois est un marché dénaturé en faveur de la bureaucratie corrompue"
08:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, chine
22.07.2008
La vraie nature de Nicolas Sarkozy
Michaël Darmon
Edition du Seuil
Il existe tellement de livres sur Sarkozy, pourquoi celui-ci ? Parce qu'il était en soldes et que son auteur, journaliste à France 2 est maintenant accrédité à l'Elysée, après avoir suivi le candidat.
Il a vu celui-ci choisir pour axe de campagne un "totem" de la Gauche : la "rupture" et la porter "comme une bannière dans tous ses discours".
"La rupture permet de dire à la fois qu'il faut retrouver des valeurs traditionnelles et en même temps qu'il faut changer ce qui ne marche pas".
Il connait bien, sinon la "vraie nature" de Sarkozy, du moins son "système" de fonctionnement, en bande, avec un réseau de sondeurs pour assurer un "quadrillage du ressenti de la société française". "Il identifie la demande politique et cale l'offre, autour de quatre sujets régaliens : la sécurité, l'immigration, l'éducation et la justice, en créant un avantage concurrentiel"."Se placer du côté des victimes, c'est le cœur de la méthode Sarkozy".
"Il préfère la compagnie des patrons à celle des technocrates", mais dispose d'un "réseau pensant" de trentenaires sortis des grandes écoles.
Citations tirées du livre :
"Dans une bataille, l'important c'est de tenir le dernier quart d'heure"
Georges Clémenceau
"C'est parce que nous aurons tout dit avant, que nous ferons tout après".
NS
"La politique me paraît la seule activité humaine qui restitue le rapport à la fuite du temps"
Yasmina Reza
Extraits
"Même s'il s'en défend vigoureusement aujourd'hui, NS et bien un père fondateur de la "politique people" en France"
"Il pense que l'Etat doit réguler une société dans laquelle les communautés religieuses organisées devraient jouer un rôle plus visible"
"Le volontarisme des religions au service d'un activité de régulation de la sphère publique constitue un des fondements d'une gouvernance Sarkozy".
"Il est sur scène comme un télévangéliste".
"Il utilise la provocation comme levier de communication et nomme la réalité en cherchant à choquer", considérant que "la perte de crédibilité des responsables politiques proviendrait de leur vocabulaire inadapté et incompréhensible". "Dans la république d'opinion, dont il est devenu le symbole, un problème nommé est à moitié réglé. Les mots fracassants habillent la pénurie".
"Tous les homme politiques sont des egos devant l'Histoire"
"Sarkozy s'est jeté dans la vie publique en quête vitale de nourriture narcissique. La politique est son fournisseur officiel de reconnaissance".
"David Martinon recommande à ses étudiants de Sciences Politiques la lecture des aventures de SAS, en invoquant leur documentation pointue en matière d'analyse géostratégique et de fiabilité des renseignements qui charpentent le récit."
07:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, livre
05.07.2008
la mêlée
La mêlée
Serge Simon
Editions Prolongations
Le Dr Simon, médecin de formation, et international de rugby par passion, Président de "l'Union des joueurs professionnels", est un intellectuel du sport, reconnu dans ce "milieu", pour ne pas dire cette "mêlée" ! Son petit livre est un poème qui nous dit tout de ce qui se passe dans la mêlée : dans les têtes, dans les yeux, dans les corps, dans les vertèbres, la peur, la joie, les douleurs : un ballet pour la conquête de la balle avant même que celle-ci ne soit invitée au festin. C'est clair : la mêlée, il y a ceux qui en sont et les autres qui n'en sont pas. Et nous, pauvres profanes, malgré toutes les caméras du monde nous n'en saurions rien, si Simon ne nous le disait, avec les mots du cœur et ceux du muscle ! A déguster entre deux étirements des cervicales...
08:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, sport, rugby
28.06.2008
Là où vont nos pères
Shaun Tan
Prix du meilleur album "Fauve d'or"
Angoulême 2008
Editions Dargaud
C'est un album sans paroles, mais aux dessins, couleur "sépia", très expressifs qui racontent l'histoire de tous les émigrés, exilés, avec une tendresse infinie qui va de la tristesse à l'espoir : difficultés du départ, difficultés du voyage, difficultés pour trouver un logement et un emploi, difficultés de l'intégration.
Bien loin des élucubrations des lepénistes et autres "identitaires"...
Touchant, même pour celles et ceux dont les pères se sont contenter de quitter le village pour la grande ville.
07:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, bd


