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10/05/2019

CIA, pétrodollards et Djihad

La guerre de l'ombre en Syrie

Maxime Chaix

éditions Erick Bonnier

 

Depuis le début du soulèvement en Syrie, les "experts" et la presse nous expliquent qu'il y a ( avait ?) deux sortes de rebelles : d'un côté les islamistes djihadistes et de l'autre l'"Armée Syrienne Libre" composée de militaires hostiles à Assad.

Maxime Chaix réfute cette distinction en affirmant que l'ASL "sert en fait de forces d'appui et de sources d'armes, de fonds et de combattants à la nébuleuse djihadiste.", "essentiellement financée par les pétromonarchies".

"Les puissances de l'OTAN soutenaient la nébuleuse djihadiste par l'entremise de l'ASL. Les "rebelles modérés" n'auraient été qu'un "alibi."

"L'Etat islamique" n'aurait été que "la réponse saoudienne à l'influence iranienne."

"L'administration Bush déléguera à ses alliés saoudiens le financement de réseaux islamistes sunnites à travers le Moyen-Orient afin d'y refouler l'influence iranienne."

L'idée était de "créer une sorte de barrage sunnite pour empêcher la continuité territoriale entre l'Iran et le Hezbollah libanais", de "couper le Hezbollah de ses sources d'approvisionnement en armes venant de l'Iran via l'Irak et la Syrie."

Obama craignait "le renversement de Bachar el-Assad sans aucune alternative politique viable et modérée", avec "un risque de génocides des minorités."  "Obama a mis en priorité le contre-terrorisme en Syrie au détriment des tentatives de forcer le président Bachar el-Assad à quitter le pouvoir." Ce qui entraîna "de profonds désaccords entre la royauté saoudienne et Obama." Obama refusa "de livrer des missiles sol-air à la rébellion de peur qu'ils n'équipent des groupes terroristes."

N'y a-t-il vraiment, comme l'affirme l'auteur, aucune opposition non islamiste en Syrie ? Pas de "société civile" ?

Il ne mentionne à aucun moment la lutte des Kurdes, appuyés par les Américains, à la fureur du président turc.

 

 

 

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