10/04/2008
"Actions de groupe"
Les députés de droite du Parlement européen sont opposés au projet des Socialistes d'inclure "les actions de groupe" dans les orientations stratégiques de la politique des consommateurs pour la période 2007-2013.
La droite n'est pas prête à reconnaître au citoyen européen les droits légitimes qui leur sont dus pour acheter en toute sécurité des biens dans l'Union européenne.
Pour la Droite, l'économie et l'industrie priment. En tant que socialistes, nous estimons que la politique économique doit aussi être au service du consommateur.
Nous voulons que les citoyens de l'Union européenne aient la possibilité de se regrouper et d'intenter des recours collectifs en justice contre des opérateurs indélicats. Il ne s'agit pas d'introduire des actions de groupe à l'américaine qui déboucheraient sur des indemnités astronomiques.
08:27 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, défense des consommateurs
09/04/2008
mettre des règles au marchés financiers
La crise bancaire américaine, et surtout ses répercussions en Europe montrent qu'il n'est pas possible d'avoir une confiance aveugle dans le marché. Certains gagnent gros au jeu de l'économie "casino", mais la majorité y perd l'essentiel de ses économies. Avec des répercussions négatives sur la croissance et les emplois.
La supervision des marchés financiers est donc indispensable. Il faut des règles plus strictes de contrôle des fluctuations de capitaux, par les autorités politiques. Et cela ne peut être fait qu'à l'échelle de la Communauté européenne, en particulier dans la zone "euro".
Il n'est pas possible d'attendre que la crise s'aggrave, ou qu'une nouvelle crise apparaisse. La Communauté européenne doit mettre en place au plus vite des instruments de protection.
08:33 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, finances
07/04/2008
Chypre
Je me souviens très précisément du moment de ma dernière visite à Chypre : c'est là bas que j'ai appris le décès de François Mitterrand.
Je me souviens très bien de cette ville coupée en deux, en particulier d'une rue étroite coupée par un barrage gardé par des "casques bleus".
Je me souviens de la tentation d'aller voir de "l'autre côté", dans la partie turque, dans cet Etat reconnu par la seule Turquie qui y a envoyé ses troupes et ses colons venus d'Anatolie. Souhait freiné par la nécessité de signer une demande officielle valant quasiment reconnaissance de cet "Etat".
Je me souviens des minarets des mosquées dans cette partie de la ville.
Je me souviens de l'énorme différence de niveau de développement entre la partie hellénophone et la partie turcophone.
Je me souviens que mes camarades socialistes, qui soutenaient la demande d'adhésion à l'Union européenne, plaidaient pour que cette demande ne soit pas repoussée à cause de la partition de l'ile et donc ne pas être punis deux fois.
Aujourd'hui Chypre est membre de l'Union européenne, et une partie de son territoire est toujours occupée par l'armée d'un pays candidat à l'adhésion.
Cette semaine la rue Ledra, fermée depuis 1963, a vue disparaître sa barricade gardée par les soldats de l'ONU. Temporairement fermée, à cause d'un incident avec la police turcophone, j'espère qu'elle restera ouverte durablement, et que cette ouverture deviendra le symbole du premier pas vers la réunification du pays et la coexistence pacifique des deux communautés linguistiques.
08:18 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : europe


