01/08/2009
cadavre d'Etat
Cadavre d'Etat
Claude Marker
éditions "carnets nord"
Un vrai roman policier, avec des rebondissements jusqu'à la fin.
Avec un parti-pris : tous les politiques, et celles et ceux qui les entourent sont des pervers amoraux qui ont perdu le sens de la morale , au nom d'une "raison d'Etat" définie par eux seuls.
Bien entendu les hierarchies policières et judiciaires seraient totalement asservies à ces castes, et parties prenantes d'un système totalement fou qui ne serait accepté par le peuple que par lacheté.
L'éditeur affirme que le manuscrit lui a été remis avant le déclanchement de l'affaire "clearstream", mais un complot opposant le premier ministre et son ministre de l'intérieur, en vue d'une candidature à la présidentielle, ce n'est pas du roman.
Des circuits financiers opaques pour financer des partis : il n'y a pas besoin d'une grande imagination.
Mais passer des caisses noires aux homicides ?
Dans la vraie vie, combien de meurtres réels, non symboliques ?
C'est là que l'auteur est à la limite de la crédibilité...
08:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
31/07/2009
ne te retourne pas
Ne te retourne pas
De Marina De Van
Avec Sophie Marceau et Monica Bellucci
Sélection officielle du Festival de Cannes
Une histoire de dédoublement de la personnalité, quasiment de la schizophrénie, à faire le régal des psychanalystes, puisque l'histoire remonte à l'enfance.
Très intello, parfois un peu compliqué à suivre, mais il y a les deux actrices, sublimes, malheureusement trop souvent défigurées par le morphing, comme si Esméralda était transformée en Quasimodo.
Si un truc pareil vous arrive, n'hésitez pas à demander un placement volontaire dans un établissement spécialisé !
08:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
30/07/2009
Après la guerre
Après guerre
Tony Judt
Une histoire de l'Europe depuis 1945
Prix du livre européen 2009 (remis par le Parlement européen)
Editions Armand Colin
Un énorme ouvrage de presque 1.000 pages qui commence par l'héritage de la guerre et se termine par les guerres d'éclatement de la fédération yougoslave.
1.000 pages pour illustrer la phrase d'Hegel "l'Histoire universelle n'est pas un lieu de félicité, les périodes de bonheur y sont des pages blanches".
1.000 pages pour tenter de nous expliquer les changements intervenus depuis 65 ans.
Une histoire d'un auteur britannique marqué par sa culture : "le coût de la victoire pour l'Angleterre excéda celui de la défaite pour l'Allemagne" ; "A Bruxelles, règne une "imposante bureaucratie".
"La seconde guerre mondiale fut d'abord une expérience civile"
"Le nettoyage de la population autochtone par les Russes était sans équivalent depuis les hordes asiatiques"
"A eux deux Staline et Hitler déracinèrent, transplantèrent, déportèrent, dispersèrent quelque 30 millions de personnes"
"C'est où la véritable résistance avait été le moins en évidence, que le mythe de la Résistance importa le plus"
"Dans les procès des collaborateurs en France, trois juges sur quatre avaient été eux mêmes au service de l'Etat collaborationniste"
"En Bavière, en 1951, 94% des juges et des procureurs étaient d'ex nazis"
"La politique européenne de l'après guerre a été gouvernée par la peur d'un réveil allemand"
"Toutes les parties préféraient un pays divisé à une Allemagne unie contre eux"
"On ne pouvait compter sur lui que si c'était non (Attlee sur Staline)
"Le réarmement occidental pris une ampleur spectaculaire. Le budget américain de la défense passa de 4,7% du PNB à 17,8%"
"Le plan Marshall se transforma en un programme d'assistance militaire"
"Le centre impérial (la Russie) était en fait plus pauvre et plus arriérée que sa périphérie assujettie"
"La puissance impériale fournissait les matières premières, et les colonies exportant des produits finis"
"La destruction des classes moyennes et l'expulsion des minorités ethniques ouvrit des perspectives d'ascension sociale aux paysans, aux ouvriers, et à leurs enfants"
"Le PCF avait toujours eu à sa tête des bureaucrates impitoyables et obtus"
07:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
26/07/2009
cote 512
La cote 512
Thierry Bourcy
Folio policier n°497
Célestin est policier de profession. En 1914, il aurait pu choisir de rester "à l'arrière" pour continuer à exercer sa profession. Mais il monte bravement au front. Et quand il soupçonne un meurtre, au milieu de cette "boucherie" générale, sa passion professionnelle reprend le dessus, et il enquête.
En fait, le meurtre, et donc l'enquête, n'interviennent qu'après une centaine de pages et ne sont qu'un ingrédient pour décrire les horreurs de la guerre, et les chagrins des femmes. Le livre, dessiné, de Tardi, sur la "grande" guerre, est, de ce point de vue, probablement plus fort.
"Il était rare que les crimes de la rue le menassent chez les aristos, c'était la misère qui, d'ordinaire, engendrait la violence"
"Est-ce la guerre qui nous rend fous, ou faisons nous la guerre parce que nous sommes fous ?"
"La guerre est une manière d'assassinat. Collectif et officiel."
"L'armée, c'est comme la police : pour un poilu qui fait son devoir et va risquer sa vie, tu as deux embusqués dans les bureaux, le cul bien au chaud, et qui font tout pour te rendre la vie impossible"
"Les statistiques, c'est la jouissance des cols blancs"
"A quoi bon tout raconter, puisque la moitié des choses qui se passent ici ne sont pas croyables ?"
"Il arrive toujours un moment où la guerre est au dessus de nos forces"
08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
24/07/2009
Sans rancune
Sans rancune
D'Yves Hanchar
Avec Thierry Lhermitte, Milan Mauger, Marianne Basler
Un film sur les thèmes de l'adolescence, plus ou moins facile, sans plaisanteries de potaches, de la paternité, des relations mère ou père/fils adolescent, mais aussi sur ces gens qui recommencent une autre vie ailleurs. Cela se fait aujourd'hui. Il était relativement facile au moment de la guerre de se faire porter disparu.
L'action se déroule, juste après guerre, dans un institut accueillant, à la campagne, des orphelins de guerre.
La discipline y est douce, les professeurs originaux.
Thierry Lhermitte en est la vedette incontestable.
Un film avec plus de questions que de réponses, mais qui se laisse regarder avec plaisir, "sans rancune".
08:02 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma


