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22/06/2009

Iran : résultats pas crédibles = colère

Le risque des élections truquées

 

 

Auparavant le régime iranien ne faisait pas semblant d'organiser des élections libres : n'étaient autorisés à concourir que les candidats ne posant pas de problème, et servant de faire-valoir au candidat choisi par le clan dominant du pouvoir.

 

Le problème, cette fois ci, vient de l'autorisation à être candidat donnée à un homme qui, bien qu'ayant pris comme symbole le vert de l'Islam, paradoxe dans ce pays où la population est une des moins religieuses, traditionnellement, de la région, cet homme, qui connait bien les arcanes du pouvoir,  est devenu un symbole pour tous ceux, et semble-t-il surtout toutes celles,  qui n'en peuvent plus de l'oppression.

 

A vouloir forcer le destin électoral, ont été publiés des résultats peu crédibles : pour parvenir à un tel score,  dès le premier tour,  le Président sortant aurait rassemblé sur son nom, en plus de ses électeurs de la dernière fois, tous les nouveaux inscrits et la moitié des électeurs "réformateurs".

 

Difficile à croire quand la crise sévit et provoque un chômage important, surtout chez les jeunes, et que l'inflation ruine les classes épargnantes.

 

Ces deux thèmes ont dominés la campagne électorale, et pas la question nucléaire, qui nous inquiète tant, et qui semble faire consensus.

L'Iran a-t-il besoin d'une bombe atomique pour se défendre ?

Personne ne le croit vraiment, mais celle-ci donnerait un autre "statut" au pays (aucun candidat ne pouvait donc être contre), et un prestige certain à ses dirigeants, permettant au régime de survivre.

 

 

15:59 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran

20/06/2009

Looking for Eric

Looking for Eric

De Ken Loach

Avec Eric Cantona, Steve Evets et Stephanie Bishop

 

Il ne s’agit pas d’un film sur Eric Cantona. Il ne tient même pas le rôle vedette, même s’il en est la « star » qui illumine l’écran à chaque apparition, avec décontraction, humour, second degré et autodérision. C’est un film de Ken Loach, avec sa vision sociale, son amour des héros ordinaires, en l’occurrence un supporter de Manchester United et d’Eric Cantona.

Cantona joue le rôle de celui qui fait la passe décisive, dans la vie de son supporter comme il le faisait sur le terrain. Cantona, bien plus qu’un footballeur, comme cela était déjà le cas avant qu’il ne prenne sa retraite sportive. Cantona qui explique l’importance de la dignité, de la confiance en soi, de la solidarité, de l’équipe et que « nous avons toujours plus de choix que nous le pensons ».

C’est aussi un film d’Amour d’un couple qui retrouve leurs années Rock and Roll et leurs « blue suede shoes » autour de leur petite fille.

Un film sur la difficulté des relations entre parents et grands adolescents et leur mal être.

 

Phrase culte : « Quand les mouettes suivent le chalutier, c’est qu’elles espèrent que des poissons seront rejetés à la mer ».

 

09:42 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma

19/06/2009

Ne pas oublier Aung San Suu Kyi

Anniversaire difficile pour Aung Saan Suu Kyi, 64 ans aujourd'hui.

Prix Nobel de la paix, la junte militaire birmane lui a fait passer 13 de ses 19 dernières années en détention, tant par son calme et sa détermination elle menace, sans violence, leur dictature.

18/06/2009

Premier Conseil européen après les élections européennes

 Le Conseil européen doit faire preuve de responsabilité et d’ambition dans la gestion de la crise 

 

 

 La communication sur la réforme de la supervision des marchés financiers en Europe,  présentée par la Commission européenne  à partir du rapport de Larosière constitue un premier pas indispensable vers un modèle de supervision efficace des marchés financiers. Le Parlement européen attend les propositions législatives de la Commission et veillera à ce que les recommandations du groupe présidé par Jacques de Larosière soient traduites de la manière la plus ambitieuse possible.

 

Une supervision effective et efficace appelle des moyens financiers et administratifs conséquents et la responsabilité du Conseil est de faire en sorte que de tels moyens soient déployés.

 

A voir les derniers chiffres sur la croissance et l’emploi,  l’heure de la stabilisation budgétaire n’est pas encore venue et il convient de faire un effort supplémentaire pour relancer l’activité économique. Les chefs d’Etat et de gouvernement sont responsables des réponses insuffisantes qui sont actuellement apportées aux conséquences sociales de la crise. Les effets  de cette crise en matière de répartition des revenus et de paupérisation persisteront à long terme. 

 

 L’abstention des citoyens européens lors des élections du 7 juin dernier est un message d’avertissement lancé à l’ensemble des formations politique. Nos concitoyens sont abasourdis par le poids des difficultés économiques et sociales qu’ils ont à surmonter et les réponses apportées jusqu’à présent ne les satisfont pas. Face à ce constat, la reconduction de José Manuel Barroso, qui a brillé par son manque de réactivité et de volontarisme, à la tête de la Commission serait incompréhensible. Il est de la responsabilité des chefs d’Etat et de gouvernement d’envoyer un message à la hauteur de la gravité de la situation.

Le Parlement européen ne votera probablement pas l'investure de Mr Barroso avant la ratification du Traité de Lisbonne.

 

08:39 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

17/06/2009

rénovation du PS et primaires

L'exemple italien

 

 

Il y a bien des années, nous aimions les communistes italiens : ils étaient si différents des communistes français, tellement moins inféodés à Moscou, tellement plus proches du socialisme démocratique.

J'étais présent, invité,  au congrès du PCI qui a décidé de se transformer en "Parti Démocratique de la Gauche", et j'ai assisté à la scission de ceux qui voulaient rester communistes.

Puis, par souci de rénovation, le mot "parti" a disparu. Probablement trop "stalinien" ? Ils sont devenus,  simplement,  "les Démocrates de gauche".

Mais être "de gauche" leur a semblé probablement de trop pour attirer à eux l'électorat centriste, anti-Berlusconi, qu'ils convoitaient.

Rêvant probablement d'Amérique, avant même l'élection d'Obama, ils sont devenus "les Démocrates".

Le résultat est effarant : ils ont perdu leur électorat traditionnel, populaire, ainsi que l'électorat intellectuel "de gauche", sans gagner les classes moyennes.

Désorientés, démobilisés, ces électeurs ne se sont pas reportés sur celles et ceux qui refusaient cette course vers le centre, et qui n'auront aucun élu(e).

Sur la vingtaine de parlementaires européens "Démocrates", un sur cinq seulement peut-être qualifié "de gauche".

 

Est-ce le même cheminement que propose Manuel Valls aux socialistes français ?

 

La question peut être posée également à propos des "primaires". Là encore l'exemple est américain, et là bas, il est entré dans les mœurs.

Les Démocrates italiens ont vécu l'expérience, plutôt réussie. Non pas pour l'élection présidentielle, qui ne se fait pas au suffrage universel direct, mais pour la "présidence du Conseil des ministres". Cela a été un grand moment médiatique et de mobilisation, sans enjeu interne car il y avait un archi favori. Cela n'a, malheureusement, pas empêché la victoire de Berlusconi.

Le PS français, connu pour sa démocratie interne, y compris avec ses inconvénients, peut-il tenter l'aventure, et faire voter tous ceux qui le souhaiteraient ?

Il me semble peu probable que les autres organisations de gauche renoncent à présenter un(e) candidat(e) au premier tour de la présidentielle.

 

08:00 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, ps