11/06/2009
guerres d'aujourd'hui
Guerres d'aujourd'hui
Afghanistan, Israël, Palestine, Irak, Iran, Darfour, Géorgie, Tibet, Liban, Colombie
Pourquoi ces conflits ? Peut-on les résoudre ?
Sous la direction de Sara Daniel
Préface d'Hubert Védrine, Postface de Pierre Hassner
Editions Delavilla
L'intérêt de ce livre est que, pour chaque étude de cas, il a été fait appel à un(e) spécialiste incontestable de la question (universitaire, diplomate, journaliste spécialisé) : présentation du conflit, acteurs, et surtout "comment en sortir", non pas avec des "y a qu'à...", mais d'intéressantes pistes de réflexions, à chaque fois à l'échelon régional, car s'il y avait des recettes "miracles", elles seraient appliquées depuis longtemps.
Pour en savoir plus la bibliographie est complétée par l'adresse des sites internet de références.
Ces explications nous aident à mieux comprendre les informations qui continuent à arriver des pays concernés.
Malgré la globalisation, les situations sont diverses.
Si une conclusion générale pouvait être tirée, ce serait que notre monde a toujours besoin d'une autorité commune capable d'arbitrer les différents, avec la légitimité et la force pour imposer les solutions, et qu'il reste beaucoup de progrès à faire à l'ONU pour être cette force capable d'éviter les conflits, et pour faire respecter ses décisions et ses "résolutions".
11:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : géopolitique
10/06/2009
Une militante socialiste exemplaire
Hommage à Danielle Darras
Danielle Darras est décédée dimanche, cruelle ironie, le jour des élections européennes.
J'ai connu Danielle dans les années 80. Elle était vice-présidente du Conseil général du Pas-de-Calais, adjoint au maire de Liévin, chargée des affaires sociales dans une ville où elles ne sont pas minces, suppléante, dans tous les sens du terme, du député-maire.
Puis Danielle a été élue députée au Parlement européen. Elle s'y est consacrée, tout naturellement, aux affaires sociales et régionales, veillant à l'utilisation, dans le Pas-de-Calais des fonds européens.
C'était une élue exemplaire, multipliant les allers et retours entre le parlement européen, sa ville et le conseil général, consacrant ses soirées aux réunions militantes et ses samedis à ses permanences sociales.
Sa "légion d'honneur" était bien méritée.
Proche de Laurent Fabius, et à ce titre membre du Conseil national du PS, elle n'avait pas hésité à prendre position en faveur du OUI au référendum sur le Traité constitutionnel.
Comme ses collaboratrices je peux témoigner de sa simplicité, sa gentillesse, de son humanité, mais aussi de sa solidité.
J'ai toujours pu compter sur son soutien actif, aussi bien sur le plan personnel que politique.
A 60 ans elle a abandonné tous ses mandats électifs et avait l'intention de voyager dans son superbe camping car. C'est alors qu'elle a appris qu'elle avait un cancer.
La dernière fois que je l'avais vu elle subissait, avec sérénité et le sourire, une séance de chimiothérapie dans un hôpital d'Arras.
J'ai éprouvé rudement les effets de son retrait de la vie politique.
Ses obsèques auront lieu vendredi, et je sais que je ne serais pas seul à ne pouvoir retenir mes larmes et à être certain de ne jamais oublier cette grande dame exemplaire du militantisme socialiste.
09:25 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique
09/06/2009
c'étaient des élections européennes
Ne pas se tromper d'élection
Les cartes électorales semblent montrer que la France du OUI au référendum européen soit allée plus volontiers voter que les "nonistes", et cette France du OUI de Gauche a voté largement pour Europe-Ecologie, plus que pour "Europe et socialisme" (appellation désuète qui n'a pas été retenue...).
En faisant campagne sur le double thème "Stop à Barroso", "Stop à Sarko", le PS semble s'être doublement trompé : personne ne connaît Mr Barroso (c'est l'avant-centre de Benfica ?), et pour dire NON à Sarkozy la palette était variée, de l'extrême droite à l'extrême gauche.
Tout le monde considère, probablement à juste raison, que le PS a payé dimanche son Congrès de Reims, suivi d'une calamiteuse élection de sa Première secrétaire, suivi d'une calamiteuse procédure de désignation de ses candidat(e)s aux élections européennes, sur la base des courants internes du parti.
N'a-t-il pas également payé l'image déplorable qu'il a donnée au moment du référendum sur le projet de Traité constitutionnel ? Le PS français s'est montré totalement divisé sur la question européenne, y compris (surtout ?) après le vote interne des militants. Où est le "plan B" promis alors par certains socialistes, candidat(e)s dimanche ?
La facture a été présentée dimanche aux socialistes du NON d'une partie des responsables socialistes, entraînant le NON d'une majorité de Français(e)s, plongeant l'Europe dans une crise qui l'ankylose face à la crise mondiale, et dont elle n'est pas à la veille de sortir.
Les irréductibles du NON ont voté pour le "Front de Gauche".
Les électeurs d'"Europe-Ecologie" sont, pour une large part, assez clairement, des électeurs ayant voté à la présidentielle et aux élections locales pour les candidat(e)s socialistes.
Daniel Cohn-Bendit a déclaré, très intelligemment :
1) qu'il n'était pas candidat à la présidentielle
2) que les écologistes n'étaient pas propriétaires de leurs électeurs.
Les responsables et militants écologistes doivent entendre ce message : les régionales ne sont pas les européennes.
Et les autres également : les européennes ne sont pas la présidentielle.
Si les socialistes ne veulent pas perdre l'essentiel des régions qu'ils dirigent aujourd'hui, ils doivent retenir la leçon de dimanche :
1) personne n'est propriétaire de ses électeurs, devant lesquels il faut rester modestes ;
2) il faut éviter les crises et les déchirements internes...au moins jusqu'au prochain congrès ;
3) les régionales ne doivent pas être la répétition générale de la présidentielle
15:19 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
08/06/2009
la crise profite à la droite
La crise profite à la droite
Cela peut paraître paradoxal, mais c'est historiquement habituel : la crise profite à la droite, parfois même à l'extrême droite.
Surtout qu'en période de crise la droite a l'intelligence d'abandonner son discours ultralibéral et non interventionniste.
Dans le Parlement européen nouvellement élu les nationalistes seront quasiment aussi nombreux que les socialistes européens, c'est à dire un peu plus de 20% chacun.
Au sein du Groupe socialiste européen, les Français pèseront deux fois moins, même s'ils constituent la troisième délégation, loin derrière les Allemands et les Espagnols.
En France, pour la première fois, les Verts ont autant d'élus que le PS, ce qui est un grand succès pour eux, et une cuisante humiliation pour les socialistes.
Il est clair que de nombreux électeurs, habituellement socialistes, ont préféré voter pour des listes de gauche mais clairement européennes.
Au Parlement européen nouveau, le groupe des Verts pèsera 7% de l'assemblée.
Tous ceux qui ont voté NPA ou Lutte ouvrière ont favorisé l'élection de députés UMP.
15:13 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : europe
07/06/2009
aujourd'hui il y a des élections...
Rouge Liban
SAS n°166
Gérard De Villiers
En ce mois d'élections au Liban, une petite révision :
Beyrouth "fait fantasmer tous les Saoudiens, étouffés dans le carcan du wahhabisme, où tous les plaisirs de la vie sont interdits".
Pendant la guerre de 34 jours de l'été 2006, "la banlieue sud de Beyrouth, peuplée principalement de chiites, a été aplatie - 254 immeubles rasés-, les villages du sud du Liban transformés en tas de gravats. Plus de 1000 civils libanais ont trouvé la mort dans ces bombardements, détruisant de nombreuses infrastructures et déplaçant un million de réfugiés. Il a fallu trois semaines de travail acharné pour venir à bout de la nappe de mazout échappée de la centrale de Beyrouth bombardée par les Israéliens". L'aviation israélienne continue à être "chez elle" dans l'espace aérien libanais : "l'armée libanaise n'a pas d'armes antiaériennes et la FORPRONU n'a pas le droit d'utiliser les siennes sans l'autorisation des autorités onusiennes, à New-York". "Le Liban est coupé en morceaux, sans véritable autorité centrale". Les chiites représentent 35% de la population du Liban. Le Hezbollah a pour alliés le Parti communiste libanais, le parti chrétien du général Aoun et le Parti nationaliste prosyrien. Le Hezbollah est le "bras armé" de l'Iran au Liban. "Jamais aucun service de contre espionnage n'est parvenu à pénétrer le Hezbollah." "Les services de sécurité syriens ont été formés par la STASI". "Les syriens n'ont pas d'amis, ils n'ont que des alliés, et pas toujours les mêmes". Ce sont les Allemands qui servent d'intermédiaires entre Israël et le Hezbollah pour l'échange de prisonniers. Le Hezbollah a pour ennemis, entre autres, Israël et l'Arabie Saoudite. "L'amour entre Saoudiens et Israéliens, c'est un peu le pacte germano-soviétique".
Objectif fixé au héros : Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. Dès le début nous savons donc que la mission va échouer, la seule question est de savoir après quelles péripéties.
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature


