Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/11/2016

Pakistan : clé de la stabilité du monde

Le syndrome pakistanais

Christophe Jaffrelot

éditions Fayard

 

Le syndrome pakistanais est un instabilité permanente ayant trois causes : les tensions entre un Etat unitaire et des identités ethniques fortes ; les tensions entre des politiques autoritaires (militaires ou civiles) et des aspirations démocratiques ; des tensions entre des conceptions concurrentes de l'Islam.

Deux racines de leur syndrome : "la peur de l'Inde et la préservation du statut des élites."

Le Pakistan a été créé, par séparation de l'Inde devenant indépendante, sur une base religieuse musulmane, voulue "par une élite décidée à défendre ses intérêts contre les hindous puis contre la plèbe."

"Première opération de "purification ethnique" de l'histoire moderne" Dix millions de personnes déplacées, un million de morts...

Résultat : "faiblesse persistante de la pression fiscale, absence de réforme agraire", "la pauvreté de masse reste la règle", "la monopolisation du pouvoir social par une mince élite, le creusement des inégalités et l'absence de forces de gauche" et "les hommes politiques restent les champions de l'enrichissement personnel."

Au nom de la lutte contre le communisme, puis contre le terrorisme, les USA apportent "une aide civile considérable" et une "manne militaire." "Dès lors qu'ils paient, les Etats-Unis obtiennent du Pakistan des concessions qui affectent sa souveraineté." Ce qui engendre "un solide antiaméricanisme."

"L'Etat pakistanais est en grande partie responsable de l'essor du sectarisme, du jihadisme et du mouvement taliban."

 

 

20/08/2010

l'Union européenne et le Pakistan

L'Union européenne et le Pakistan

 

 

Les médias commencent à parler du Pakistan, la télévision à montrer des images.

L'ONU a déclaré, il y a maintenant plusieurs semaines, que la catastrophe est pire que le tsunami.

Les zones inondées sont de la taille de l'Italie.

20 millions de personnes sont touchées.

Et la mousson n'est pas terminée...

 

La dernière récolte a été bonne, ce n'est pas la nourriture qui manque, le problème est de la distribuer, ainsi que les abris, les médicaments, les filtres pour avoir de l'eau potable...

L'aide urgente concerne la logistique.

 

Dès le 31 juillet, l'Union européenne a débloqué en urgence 30 millions d'euros, puis 10 millions supplémentaires,  le 11 août, et de nouveau 30 millions hier, soit un total de 70 millions. Les Etats membres ont débloqué 50 millions d'euros. Le total de l'aide européenne représente un tiers de l'aide demandée par l'ONU.

 

L'aide de l'Union européenne passe par son organisation spécialisée dans l'aide humanitaire ECHO, dont la situation financière, déjà très sollicitée, en particulier par la catastrophe haïtienne, va demander d'une part une augmentation budgétaire, d'autre part de repenser l'organisation de la capacité de réponses de l'Union européenne aux désastres naturels...et la suite.

Comme en Haïti, l'impact désastreux de la déforestation prouve la nécessité d'avoir une politique forestière à long terme.

Comme en Haïti, il faut déjà penser aux semailles et aux prochaines récoltes, pour que les sinistrés ne soient pas durablement dépendants.

 

Selon un sondage d'"Eurobaromètre", réalisé après  Haïti, mais avant la catastrophe pakistanaise, 79% des Européens jugent important que l'Union européenne fournisse de l'aide humanitaire en dehors de ses frontières. Chiffre réconfortant, mais en baisse par rapport à 2006, année où 88% des Européens partageaient ce sentiment.

 

58% des Européens estiment que l'aide humanitaire est plus efficace si elle est apportée collectivement par l'Union européenne.

 

   

09:24 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, pakistan