« 2007-07 | Page d'accueil | 2007-09 »

31.08.2007

Tel père, telle fille

Tel père, telle fille

 

 

De Olivier de Plas

 

 

Avec Vincent Elbaz, Elodie Bouchez, Léa Drucker, Frédérique Bel

 

 

Il paraît que beaucoup de jeunes hommes d'aujourd'hui ont du mal à sortir de l'adolescence.

 

A moins que le phénomène ne soit pas si nouveau, puisque Brel chantait : "il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes...".

 

N'ayant pas connu cette vie là (au boulot à 19 ans !), je suppose qu'il est plus facile de glander en se rêvant une vie d'artiste, entre incrustes chez les copains/copines et petits joints, plutôt que d'être obligé de se lever pour aller bosser.

 

 

 

L'histoire du film est donc celle d'un adolescent attardé qui se découvre soudainement père d'une véritable adolescente à problèmes, qui lui sert de miroir, et se faisant l'aide à prendre conscience de la situation.

 

"Happy end" assurée !

 

 

Depuis "la vie rêvée des anges",  j'ai un faible pour la petite Elodie Bouchez, je n'ai rien contre Vincent Elbaz, mais son jeu ne varie pas beaucoup tout le long du film, alors que la situation évolue, et Frédérique Bel prouve qu'elle vaut mieux  que  "la minute blonde" de Canal +.

 

 

Un film pour les trentenaires, même s'ils n'ont pas encore d'adolescents à la maison.

 

30.08.2007

libéralisme aux armées : le mauvais exemple américain

Le libéralisme aux armées : l'exemple américain en Irak

 

 

Selon une enquête du quotidien La Croix, 180.000 hommes et femmes sont employés en Irak par des sociétés militaires privées, sous-traitantes de la guerre en Irak, sous contrats avec le ministère américain de la défense, c'est à dire 20.000 de plus que les militaires de l'armée américaine régulière.

 

Cette opération, qui échappe presque totalement au contrôle démocratique et parlementaire,  génère des milliards de $ de revenus aux frais des contribuables américains, mais au profit d'entreprises proches du pouvoir "républicain".

 

Même,  et surtout,  professionnelle, même, et surtout, sur des théâtres d'opérations extérieurs, les forces de défense ne doivent-elles pas être l'expression de la volonté du peuple ?

 

 

 

29.08.2007

Que faire de la chapelle Baudelle ?

Si la réfection de la chapelle Baudelle finit par se faire, restera la question de l'utilisation de l'édifice, sa "vraie utilité pour la ville", pour reprendre l'expression du Maire.

 

Nous sommes 9 conseillers municipaux, 1/3 de l'assemblée, au delà donc des rangs de la minorité à nous être abstenus face au projet de la majorité municipale, "porté" par Odile Cousin, de création sur le site d'un centre "d'interprétation" touristique qu'il faudrait mieux dénommer centre de "documentation".

 

Quel coût pour les contribuables ? Pour combien de visiteurs ? N'y -a-t-il pas mieux à faire ?

 

Si le projet se réalise, il ne verra le jour qu'en 2010.

 

D'ici là il y aura des élections municipales, et la possibilité de lancer de véritables concours d'idées, en particulier auprès des associations airoises,  pour l'utilisation de ces deux anciennes chapelles désaffectées (Baudelle et Saint Jean Baptiste), dont l'acquisition constitue l'essentiel du bilan de l'équipe sortante.

 

Si vous avez des idées, n'hésitez pas...

 

 

28.08.2007

conseil municiapl le 4 septembre

1/     Restauration des abats-sons de la collégiale St Pierre : approbation du programme d’investissement – plan de financement prévisionnel – demande de subvention à la DRAC

 

 

2/     Restauration des abats-sons de la tour de la collégiale St Pierre – convention d’honoraires

 

 

3/       Aménagement d’une salle polyvalente boulevard Foch – approbation du projet             lancement d’un appel d’offres 

 

 

4/       installation de 4 poteaux d’incendie DN 100 sur la canalisation d’arrivée d’eau à Aire-sur-la Lys – Convention régie municipale des eaux de la ville d’Hazebrouck/commune d’Aire-sur-la Lys

 

 

5/       Projet de parc éolien – passage de câbles et fourreaux pour lignes électriques souterraines 20 KV et transmission du poste d’Aire-sur-la Lys aux éoliennes de La Motte – convention de servitude

 

 

6/       Modification du Plan d’Occupation des Sols

 

 

7/       Régime indemnitaire – I.F.T.S – Madame Pascaline MERLE – attachée territoriale

 

 

8/       Contrat avec la Société DUPONT RESTAURATION au 01.09.2007  (*)

 

 

9/       Ecoles communales – Ecole municipale de musique : fournitures scolaires et prix de fin d’année

 

 

10/     Dépenses engagées à l’occasion des fêtes ou cérémonies nationales ou locales

 

 

11/     Prestations diverses ou gratifications versées en cours d’année

 

 

12/     Acquisition de 5 cellules à l’ex CM 625, par la société H.L.M LOGIS 62

 

 

13/     Vente d’un logement T 3 situé 52 rue Monseigneur Scott à Aire-sur-la Lys appartenant à la S.A d’H.L.M LOGIS 62 => avis du conseil municipal

 

 

14/     Contrat d’assistance et de maintenance LOGIPOL + et de ses options

 

 

15/     Subvention exceptionnelle attribuée à la section Badminton du collège Jean Jaurès d’Aire-sur-la Lys

 

 

16/     Subvention exceptionnelle attribuée au Tennis Club

 

Merci de vos commentaires !

 

27.08.2007

Fallait-il acheter la chapelle Baudelle ?

Fallait-il acheter la chapelle Baudelle ?

 

 

 

Une des premières décisions prises par l'actuelle majorité municipale a été de racheter à l'hôpital, donc à l'Etat,  la chapelle Baudelle, dont le permis de démolition avait été demandé.

 

La raison pour laquelle une partie de cette majorité municipale n'a pas voté en faveur de cet achat est simple : cette décision ne figurait pas sur leur programme ! La proposition du candidat Démaret était de lancer une souscription publique. Si un véritable engouement populaire s'était manifesté à cette occasion,  il nous aurait bien fallu en tenir compte et accompagner le mouvement. Au lieu de cela les contribuables airois paient,  par leurs impôts locaux,  la rénovation, qui va se monter à plus d'un million d'euros, en notant qu'il n'y a pas trace de la moindre subvention nationale, promise par le Maire au Conseil municipal, en notant également que les autorités religieuses, locales ou épiscopales,  n'ont jamais manifesté d'intérêt pour l'édifice !

 

La question que nous avons posée alors, et qui reste d'actualité est simple : "n'y-a-t-il rien de plus important ? Est-ce là notre priorité ?", sans même parler de l'autre question essentielle "pourquoi faire ?".

 

Tout le monde connait notre réponse : priorité à l'éducation, au scolaire et au périscolaire.

 

"Gouverner, c'est choisir !". Les choix de l'actuelle majorité ne sont pas les nôtres !

 

 

26.08.2007

Smout Rock Festival

Pour ou contre le "Smout rock festival" ?

 

 

 

Première édition à Aire du "Smout rock festival", qui a quitté Hazebrouck qui n'en voulait plus sur sa Grand place.

 

Les réactions airoises sont partagées, surtout parmi les commerçants de notre Grand Place.

 

Le Président de l'Union commerciale n'y va pas par quatre chemins : "si la municipalité nous consulte, nous nous y opposerons. Si elle ne nous consulte pas, nous ferons savoir que nous y sommes défavorables". Lourdes menaces à quelques mois des municipales, alors que le contentieux, entre le Maire et les commerçants,  né du projet d'implantation d'un hypermarché à Saint Martin n'est pas oublié.

 

Les plus gros reproches portent sur le niveau sonore et sur la difficulté à se garer.

 

Le Maire a promis une réponse pour septembre.

 

Il n'a pas consulté le Conseil municipal pour la première édition, le fera-t-il pour la seconde ?

 

Sous réserve de vos arguments, que j'attends avec impatience, j'ai plutôt tendance à penser que :

 

- tout ce qui anime la ville est bon (sous réserve de troubles), surtout quand cela se déroule sur  la Grand Place ;

 

- tous les genres de musiques doivent pouvoir être entendus à Aire, pour tous les âges ;

 

- les animations dans les lieux publics et les cafés doivent être encouragées (cf. "quand l'Art prend l'Aire" ; pourquoi pas de "fête de la musique" à Aire ?) ;

 

- le problème du niveau sonore doit pouvoir se régler à l'amiable : le rock ne s'écoute pas en sourdine, mais ce n'est pas la peine de faire trembler nos vieux murs...et nos vieilles oreilles...et cela dépend aussi de l'heure ;  

 

 - le problème du parking ne doit pas empêcher l'organisation de manifestations sur la Grand Place dont la vocation première est d'être le cœur de la cité, pas le parking central.

 

 

Et vous, qu'en pensez vous ?

 

 

25.08.2007

Les piliers de la terre

Les piliers de la terre

 

 

Ken Follet

 

 

Livre de poche n°4305

 

 

 

1135/1174, Sud de l'Angleterre.

 

 

Jack aime Aliéna et Aliéna aime Jack. Mais Jack et Aliéna sont trop pauvres pour se marier. De plus, Aliéna a promis à son père, sur son lit de mort, de veiller sur son jeune frère, Richard, qui a besoin d'un équipement, qui coûte cher, pour devenir chevalier.

 

Aliéna doit-elle accepter la proposition de mariage d'Alfred, le maître maçon et demi-frère de Jack ?

 

Et puis il y a également les amours tragiques de Tom, le maître bâtisseur,  avec Agnès puis avec Ellen.

 

Il y a les méchants, qui le sont vraiment, et les héros qui ont toutes les qualités, comme cet Abbé Gwynedd, Gallois comme l'auteur, ce qui rend les aventures un peu prévisibles...

 

C'est Bérénice ou "les feux de l'amour" selon vos références.

 

 

Heureusement il n'y a pas que cela dans ce roman historique de Ken Follet, célèbre principalement pour ses "thrillers" : il y a la vie quotidienne des pauvres, des nobles, des moines, les filles qui ne vont pas à l'école, même si ce sont les femmes qui prennent le quotidien en charge, surtout quand les hommes se font la guerre où partent aux croisades !

 

 

Il y a la lutte pour le pouvoir entre Maud (Mathilde), fille d'Henri 1er et son cousin Stephen (Etienne), car on ne va quand même pas laisser le pouvoir à une femme...et l'émergence d'Henri "Plantagenêt", fils de Maud et donc arrière petit-fils de Guillaume "le conquérant" (ou "le bâtard" si vous ne l'aimez pas), Normand donc par sa mère et Angevin par son père, marié à Aliénor d'Aquitaine qui apporte une sacrée corbeille de mariage qui lui permet de s'imposer en Angleterre. Contrairement à ce que j'ai lu dans "l'Histoire de France pour les nuls", et comme le raconte "les piliers de la terre", Henry n'est devenu Roi qu'après son mariage avec Aliénor. Deux de leurs enfants resteront dans l'Histoire : Richard "cœur de lion" et Jean "sans terre".

 

 

En bonus dans le roman : le meurtre de Thomas Beckett, archevêque de Canterbury, un peu trop rebelle à son Roi, et la pénitence d'Henry II. Mais je ne suis pas aussi optimiste que Follet quand il écrit : " le pouvoir d'un Roi n'était pas absolu : la volonté du peuple était la plus forte !". En fait le peuple n'avait, malheureusement,  rien à dire à l'époque. C'est devant la puissance de l'Eglise, et de son pouvoir politique,  qu'Henry s'est incliné.

 

 

Mais la vraie vedette de l'histoire est La Cathédrale, qui doit être parfaite, dans le moindre détail,  puisqu'elle est destinée à Dieu et qu'elle doit durer jusqu'au "jugement dernier", en respectant les proportions "cœur de la beauté". Cathédrale qui profite de la rencontre à Tolède de savants mathématiciens qui traduisent de l'arabe les travaux d'Euclide,  et de l'exemple de Saint Denis qui a créé ce que l'on appelle pas encore dans ce temps là,  le "gothique" mais le "style français" et qui allie deux techniques complètement nouvelles : les voutes à nervures et les arcs ovales,  qui font que le poids ne repose plus sur les murs mais sur les piliers (d'où le titre !). Cela permet d'avoir des murs moins épais et des fenêtres plus grandes que l'on peut colorier (par exemple en rosaces) ce qui donne une lumière inhabituelle.

 

  

 

Les mots perdus du Kalahari

Les mots perdus du Kalahari

 

 

Titre anglais : "L'école de dactylographie pour hommes du Kalahari"

 

 

Alexander McCall Smith

 

 

10/18 n°3718

 

 

Mma Ramotswe, Directrice de "l'Agence n°1 des dames détectives du Botswana", c'est l'anti SAS : tout dans la douceur, le calme, la réflexion.

 

Comme lui fait dire l'auteur : " Les femmes se révèlent plus douées pour tout ce qui réclame une attention particulière aux sentiments d'autrui. Elles cherchent à comprendre ce qui se passe dans la tête des gens."

 

L'auteur est un homme assez singulier : Ecossais né au Zimbabwe où il a longtemps vécu, professeur de "Droit appliqué à la médecine", membre du "Comité de bioéthique de l'UNESCO", rédacteur du Code pénal du Botswana, dont il parle avec tendresse dans ses romans policiers où les enquêtes de Mma Ramotswe ne sont que des prétextes à une vision humaniste de la vie qui passe ("la vie toute entière se résume à une bataille contre l'usure").

 

Une lecture reposante qui fait aimer les êtres humains.

 

 

Si vous ne connaissez pas encore, le premier de la série a pour titre : "Mma Ramotswe détective" et porte le n°3573 chez 10/18, donc en format de poche.

 

 

24.08.2007

Dialogue avec mon jardinier

Dialogue avec mon jardinier

 

 

De Jean Becker

 

 

Avec Jean-Pierre Daroussin et Daniel Auteuil

 

 

Les films de Jean Becker sont toujours dans la même veine : bucolique et nostalgique.

 

Celui-ci est dans la même ligne : si vous avez aimé "les enfants du marais", vous aimerez cette histoire de deux amis d'enfance qui se retrouvent à la fin de la cinquantaine (pas besoin de commentaires, je sais que j'ai quelques raisons de me sentir concerné !) : l'un bourgeois, bohème (Daniel Auteuil), fils du pharmacien ayant renoncé à reprendre l'officine familiale pour faire les "Beaux Arts". Il vend assez bien ses toiles pour avoir un atelier à Paris et s'installer dans la maison familiale. Il est en crise, entre sa femme,  qui veut divorcer,  et sa maitresse qui a 20 ans de moins que lui, et qui regarde un peu ailleurs,  sans parler de sa fille qui veut se marier avec un agent immobilier qui a 20 ans de plus qu'elle... Mais très rapidement il devient évident que Daniel Auteuil n'est qu'un faire valoir pour l'extraordinaire, l'époustouflant Jean-Pierre Daroussin qui joue le rôle du "prolo", tout juste retraité de la SNCF (et oui, si j'y étais resté, je serais aujourd'hui retraité...mais je ne regrette rien !) passionné par le jardinage, marié avec une immigrée qu'il aime et qu'il respecte infiniment.

 

Cette amitié entre deux hommes n'a rien de macho,  "entre mecs",  et l'humour y est tout en finesse et allusions. On rit souvent dans la salle. D'un rire intelligent.

 

Je ne vous raconte pas la fin. Elle est à l'image de toute l'histoire : un beau morceau d'humanité.

 

Un film pour ceux qui aiment la tendresse.

 

23.08.2007

l'empreinte du souvenir

L'empreinte du souvenir

 

 

 

Passionné d'Histoire locale, c'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu l'article de l'Echo sur les noms de nos rues.

 

Peu de ces noms se réfèrent à d'anciens élus de notre ville, et quand c'est le cas, je ne suis pas certain que beaucoup d'Airois(es) savent qu'Henri Velay était adjoint au Maire dans les années cinquante.

 

 

Je suis d'accord avec François Bouscatié pour considérer que le nom de François-Xavier Bécuwe mériterait d'être honoré, puisqu'il a été Maire de notre ville,  et son représentant au Conseil général,  pendant 30 ans.

 

J'en ai d'ailleurs fait, en vain puisque minoritaire,  la proposition au Conseil municipal le jour où nous avons décidé de donner à notre stade le nom de Paul Nestier.

 

 

Puisque "la plus belle des rues n'y suffirait pas" (je cite François Bouscatié) peut-être faudrait-il donner le nom de François-Xavier Bécuwe à une réalisation de ses mandats successifs ?

 

 

 

La salle des fêtes n'étant plus, le maire-adjoint chargé des sports pourrait-il proposer le stade en synthétique ? A moins que le maire adjoint chargé de la culture ne propose de donner le nom de François-Xavier Bécuwe  à l'AREA ?  (Avec l'accord de Madame Charmet ?)

 

 

Cela soulignerait ce que les successeurs ont fait de l'héritage !

 

Toutes les notes