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30.11.2007
Kigali/ Aire / Beyrouth
Je n'ai pas encore eu le temps de vous parler du Rwanda, d'évoquer le génocide et les accusations que le gouvernement rwandais porte contre la France, son Président (Mitterrand à l'époque), son gouvernement (c'était Balladur, avec Juppé comme ministre des affaires étrangères), et surtout son armée (opérations "Epervier" puis "Turquoise"). Je n'ai même pas eu le temps de regarder le film réalisé par Canal + sur la question (c'est enregistré, je le regarderai et je vous reparlerai de tout cela).
Je repars, pour la Syrie et le Liban : il parait que l'actualité y est particulièrement riche en ce moment ! Si je devais vivre une deuxième vie, peut-être je voudrais être "grand reporter" ?
Est-ce en raison de mon expérience airoise que mon employeur, le groupe socialiste du Parlement européen, m'envoie dans ces situations "extrêmes" ?
Malgré des heures et des jours de conciliabule, les Libanais ne sont pas encore parvenus à se choisir un Président. Dois-je leur proposer la méthode de la fédération socialiste du Pas-de-Calais ? Deux ou trois décident, puis font entériner leur décision par un "Conseil" qui n'en a que faire : pas de discussion, pas de concertation, pas même d'information.
Un seul risque : les déchirements, les affrontements, la guerre civile...
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29.11.2007
La VdN aujourd'hui
Changez d’Aire pour une liste, peut-être, aux municipales
Une quinzaine de socialistes de la section locale se sont réunis samedi, pour évoquer la ratification par le conseil fédéral du PS de la candidature de Jean-Claude Dissaux à Aire-sur-la-Lys aux municipales et cantonales. Pour aller contre le choix de la fédération, ils ont créé une association, Changez d’Aire, qui conduira, peut-être, une liste aux municipales.
Ça lui est resté en travers de la gorge, à Jean-François Vallin, l’ancien secrétaire de la section socialiste d’Aire. Que le canton et la tête de liste du PS pour les municipales soient réservés à Jean-Claude Dissaux, qui n’est pas adhérent du parti. Qu’il n’y ait pas eu « de concertation autour du fait qu’il était réservé. M. Dissaux a-t-il une personnalité si charismatique que nous devions le reconnaître comme leader ? », s’interroge-t-il.
« Je pensais que le sondage pèserait »
A priori, ils sont une petite vingtaine à se poser la question. Ils l’avaient vu venir. Le sondage, commandité par la fédération PS, qui demandait de choisir entre Françoise Henneron et Jean-Claude Dissaux pour les cantonales, puis entre André Démaret et Jean-Claude Dissaux pour les municipales, leur avait mis la puce à l’oreille. « La décision fédérale a été prise le 19 novembre et je pensais que les résultats du sondage, dans lesquels j’arrive devant M. Dissaux, pourraient peser. Je ne pensais pas que la décision était déjà prise », insiste Jean-François Vallin. Dans notre édition des 11 et 12 novembre, Michel Lefait, député de la huitième circonscription, affirmait bien que le canton était « réservé depuis longtemps » mais que « ce n’est pas imposé, il y aura un vote le 19 novembre. » À l’issue du vote des militants le 15, Philippe Colle avait obtenu la place de premier des socialistes, qui n’a donc pas été ratifiée.
Du coup, ils sont quinze à quitter la section PS locale et à rallier Changez d’Aire, qui devient association – elle était auparavant le « courant » duquel se réclamaient Jean-François Vallin et trois autres élus au conseil municipal d’Aire-sur-la-Lys. « Certains vont demander leur adhésion à une autre section, hors de la huitième circonscription, la grosse majorité quitte le PS, moi, je vais peut-être demander mon adhésion au parti socialiste européen », confie Jean-François Vallin.
Changez d’Aire sera peut-être un tremplin pour créer une liste pour les municipales de 2008. Pas de tête pensante annoncée pour l’instant. Mais si Changez d’Aire devait devenir une liste à part entière, elle irait à l’encontre des revendications de Jean-François Vallin, qui dit « qu’il faut rassembler pour gagner ». Il n’exclut pourtant pas que son nom y figure. • J-L.D.
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08:49 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 militants décident de quitter la section socialiste airoise
2) Nous notons, avec amertume, que, contrairement à des affirmations mensongères, le Conseil fédéral n'avait pas pris cette décision antérieurement et donc que, statutairement, rien n'aurait du empêcher le vote des militants socialistes du canton d'Aire ;
3) Nous regrettons profondément que cette décisions ait été prise sans concertation aucune avec les sections socialistes concernées ;
4) Nous sommes choqués d'être tenus dans l'ignorance des motivations d'une décision aussi importante pour Aire et son canton ;
5) Nous considérons que ces pratiques vont à l'encontre de la volonté unanimement exprimée de rénovation du PS ;
6) Nous constatons que cette décision va radicalement à l'encontre des discours du PS sur la promotion des candidatures féminines ;
7) En conséquence, nous ne pouvons considérer la personne imposée aux socialistes airois comme pouvant être notre candidat, ni pour l'élection cantonale, ni pour l'élection municipale ;
8) Celles et ceux d'entre nous qui sont membres du Parti Socialiste constatent avec tristesse ne plus avoir leur place au sein de la section PS d'Aire-sur-la-Lys ;
9) Celles et ceux d'entre nous qui se sentent socialistes et européens décident de devenir adhérents directs du Parti Socialiste Européen, qui regroupe les socialistes, les sociaux-démocrates et les travaillistes de l'Union européenne ;
10) Nous décidons de poursuivre notre action en faveur de nos propositions au sein de l'association "Changez d'Aire".
Béziat Nassira, Brismalin Bernard, Casier Catherine, Casier Claude, Chovaux Gabrielle (ancienne conseillère municipale, ex trésorière de la section socialiste), Decool Véronique (conseillère municipale), Delassus Maïtena (ex candidate à l'investiture du PS pour l'élection cantonale), Dubuisson Frédéric (ex candidat à l'investiture du PS pour l'élection cantonale), Masclet Pierre, Meurin Philippe, Nasiorowski Viviane, Olejniczak Marie-Jeanne, Rigaud Chantal, Vallin Jean-François (conseiller municipal, ex secrétaire de la section socialiste d'Aire), Wident Jean-Claude (ancien conseiller municipal, ex candidat au poste de 1er des socialistes pour l'élection municipale).
Non membres du PS, mais partageant la même indignation, les personnes suivantes, membres de l'association "Changez d'Aire", ont cosigné le texte :
Ballanfat Yves et Hubert Françoise, élu(e)s sur la liste "Changez d'Aire", Hubert Philippe et Vanneste Vincent.
08:00 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.11.2007
Congo : une crise humanitaire comparable à celle du Darfour
La crise humanitaire du Kivu n’est-elle pas comparable à celle du Darfour ?
350.000 déplacés internes depuis le début de l’année, portant à plus de 800.000 le nombre de ces déplacés, sans compter les dizaines de milliers de réfugiés qui, eux aussi, fuient leurs village et continuent à affluer dans les pays voisins.
Des centaines de milliers vivent, ou survivent, dans des camps, mais des dizaines de milliers d’autres restent inaccessibles aux secours.
Malgré les efforts des agences des Nations-Unies et des ONGs soutenues par l’Union européenne, les maladies comme le choléra et la rougeole se développent.
Il y a urgence à lutter contre les causes profondes de cette situation que sont les violences causées par les forces si justement qualifiées de « négatives ».
Il faut assurer la sécurité des populations, qu’elles puissent vivre et travailler en paix.
Il faut que l’Etat de droit, qui existe dans les textes, soit appliqué, et que ceux qui le violent, comme ils violent les femmes et les petites filles, que ceux-là soient certains qu’ils ne bénéficieront d’aucune impunité, qu’ils seront poursuivis, arrêtés et jugés, éventuellement par la « Cour pénale internationale » pour les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, comme Thomas Lubanga et Germain Katanga.
Pour faire cesser ces violences, il faut désarmer toutes les milices armées, tous les groupes armés illégaux, au Nord comme au Sud Kivu, quelles que soient leurs motivations.
Tous ces combattants prétendent agir au nom des civils, mais ces civils sont leurs victimes et leurs otages.
Comme dans tous nos pays, seuls les élus, et non pas les groupes armés, représentent les populations.
Il faut désarmer les milices et les groupes armés illégaux, de façon pacifique, par la démobilisation et la réintégration, si cela est possible.
Si cela n’est pas possible, il est grand temps de mettre fin à ce problème par une politique active dans laquelle la communauté internationale doit prendre toutes ses responsabilités en donnant à la MONUC le mandat et les moyens d’apporter à l’armée congolaise une aide assez forte pour être décisive.
Il fait assurer la sécurité des populations de la République Démocratique du Congo, le développement de ce pays, la sortie de la misère de ses habitants sont à ce prix.
Et les pays voisins ont tout à y gagner, eux aussi.
08:30 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2007
Relations Union européenne / Afrique/Caraïbes/Pacifique
La délégation socialiste au sein de l’Assemblée parlementaire paritaire entre l'Union européenne et les pays d'Afrique-Caraïbes et Pacifique (ACP) a exprimé sa vive satisfaction à l’issue de l’adoption à Kigali (Rwanda), d'une Déclaration sur les Accords de partenariat économique (APE).
Pour les députés socialistes, cette Déclaration de Kigali – adoptée par acclamation – constitue un message politique fort, clair et solidaire envoyé à la Commission européenne par l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, seule instance parlementaire Nord-Sud.
Le groupe socialiste a été à la pointe de la mobilisation, travaillant main dans la main avec les représentants des pays ACP, pour rappeler avec force que ces accords doivent être des outils au service du développement. Tout au long des négociations politiques, les Socialistes ont gardé le même cap : faire prévaloir le point de vue des ACP, dont l’un des représentants a déclaré pendant les débats « nous ne sommes pas là pour mendier mais pour discuter du partage des richesses du monde ».
La Déclaration de Kigali porte tous les grands enjeux sur lesquels les Socialistes européens se sont engagés depuis le début des négociations :
- rejeter les pressions de la Commission, contraires à l’esprit du partenariat ACP-UE,
- donner davantage de temps aux Etats ACP,
- respecter l’engagement très ferme de l’Accord de Cotonou pour que les pays ou régions qui ne signent pas d’accord bénéficient d’un régime commercial au moins équivalent,
- garantir que les négociations « en deux étapes » proposées par la Commission ne menacent pas le processus d’intégration régionale en cours,
- ne pas imposer aux ACP d’étendre les négociations aux secteurs des services, de la concurrence ou de la propriété intellectuelle,
- accorder un soutien financier pour le renforcement de la compétitivité et la diversification dans les Etats ACP.
Comme le savent les lecteurs réguliers de ce blog, j'étais à Kigali la semaine dernière.
A quelques jours de la fin des négociations, l'Assemblée paritaire ACP/UE, réunie au Rwanda, a déclaré, unanimement et solennellement, que ces accords sont inacceptables en l’état. Ils risquent de menacer la survie de nombreux petits paysans du Sud, d’affecter les défenses prioritaires comme l’éducation et la santé.
Il serait politiquement et moralement inacceptable que l'UE place des pays ACP vulnérables dans la situation où ils doivent renoncer à accroître leur part de marché à moins qu'isl n'acceptent un accord qui met en danger leurs intérêts économiques. Dans la déclaration de Kigali, les députés européens et ceux des pays ACP se tiennent épaule contre épaule pour demander à l'UE de reporter la date butoir des négociations et de continuer à négocier en vue de la conclusion d'un accord juste et équilibré.
08:40 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.11.2007
Faire face à la réalité sociale
A l'initiative du Groupe socialiste, les députés européens, ont demandé à la Commission européenne, de revoir ses objectifs de politique sociale afin de tenir compte des effets néfastes de la globalisation pour le citoyen européen.
La résolution adoptée par le Parlement européen à une écrasante majorité - 435 voix contre 86 "souligne la nécessité d'assurer et d'améliorer l'intégration et la visibilité de la dimension sociale au cours du prochain cycle de la stratégie de Lisbonne et demande instamment à la Commission de présenter des lignes directrices intégrées réellement actualisées pour 2008-2010".
Le parlement européen a envoyé un message très clair à la Commission Barroso. Elle devra actualiser les lignes directrices de la stratégie de Lisbonne afin d'assurer la réalisation des objectifs sociaux fondamentaux de l'Union tels que celui de réduire le nombre de travailleurs pauvres, accroître l'accès des emplois de qualité, à l'éducation, aux soins de santé et à la protection sociale.
Pour nous, Socialistes, Il est urgent de relancer l'Europe sociale, d'augmenter les investissements dans la recherche, l'innovation, l'éducation et la protection de l'environnement et d'adopter une réglementation stricte pour lutter contre l'instabilité des marchés financiers.
08:20 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25.11.2007
Théatre : les fugueuses
Avec
Line Renaud et Muriel Robin
Au "théâtre des variétés" à Paris
Deux femmes fuguent : l'une fuit la "résidence" pour personnes âgées "les glaïeuls", l'autre, plus jeune, son rôle de femme au foyer, à la disposition du mari et des enfants.
Ce n'est pas une pièce en 5 actes, avec unité de lieu et unité de temps, mais une succession de sketches.
Le rythme est rapide et les dialogues sont vifs. Les réflexions sur la vitesse à laquelle passe la vie sont pleines d'humour, mais, vu l'âge des spectateurs, les sourires sont tout de même un peu crispés, malgré les fous rires des deux comédiennes, le soir où j'étais dans la salle.
L'appréhension face à la vieillesse qui arrive semblait assez partagée.
Muriel Robin est égale à elle même, et celles et ceux qui apprécient ses "one woman show" ne seront pas dépaysés.
Line Renaud nous fait oublier son militantisme pour Chirac. Elle est également une militante de longue date de la lutte contre le Sida, et pour le droit au respect, et c'est cet aspect que la pièce fait ressortir.
08:25 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2007
Le chat botté
Patrick Rambaud
Editions Grasset
9 Thermidor An II / Ventôse An IV
Je ne suis pas un admirateur de l'épopée napoléonienne. C'est peut-être pour cela que j'avais apprécié "La bataille", roman qui racontait la bataille d'Eylau, boucherie qui marquait "le début de la fin", et pour lequel Patrick Rambaud avait obtenu le prix Goncourt et le "prix du roman de l'académie française".
Dans la même veine il a écrit, et j'ai lu, avec plaisir : "Il neigeait", qui raconte la campagne de Russie (Prix "ciné roman / carte noire"), puis "L'absent" qui raconte l'exil à Saint Hélène.
Le dernier, (pour l'instant ?) de la série fait un "flash back" en parlant de cette période troublée, disputée entre jacobins et royalistes, pendant laquelle "des massacres nouveaux répondent aux massacres anciens", de la chute de Robespierre jusqu'au mariage de Napoléon, à travers la vie du jeune (25 ans) général d'artillerie aux dents longues, qui "monte" à Paris, ressemblant à un "chat botté", selon la future Duchesse d'Abbrantes.
Pour satisfaire son ambition, et mettre son talent en évidence, le jeune homme a des principes très simples :
- s'appuyer sur des relations utiles (il a connu Barras au siège de Toulon) ;
- utiliser les femmes ("on arrive d'abord par les femmes", disait-il) : c'est ainsi que Barras se débarrasse de la veuve de Beauharnais, Rose, future Joséphine, en faisant croire à Napoléon qu'elle est noble et riche. Ces femmes, comme dit l'auteur "importantes comme des hommes avant la grande nuit misogyne venue d'Orient, qui tomba sur la Grèce à la mort d'Hérodote, et transforma les femmes en putains ou en mères" ;
- utiliser les hommes : "il y a deux leviers pour soulever les hommes : l'intérêt et la peur" ;
- faire de la politique sans convictions politiques ("le général saluait l'absence de morale en politique"), avec cynisme et opportunisme : il fait croire aux royalistes qu'il a refusé d'aller se battre contre les Vendéens par sympathie (alors qu'il n'a refusé le poste de général d'infanterie en Vendée que parce qu'il le jugeait indigne d'un général d'artillerie)...jusqu'au moment où il les massacre devant l'église Saint Roch le 13 Vendémiaire.
Nommé gouverneur militaire de Paris, "son premier travail fut d'enrichir sa famille et ses fidèles".
08:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.11.2007
Divergences au Parlement européen
Le renforcement de la politique sociale de l'Union est l'enjeu d'un "bras de fer" entre les députés socialistes et la droite au Parlement européen.
Les députés socialistes ont vivement critiqué aujourd'hui l'attitude des députés conservateurs et la Commission qui refusent obstinément de renforcer les objectifs sociaux de la politique économique de l'Union, lors d'un débat organisé sur le défi de la Mondialisation.
Les Socialistes ont notamment dénoncé les excès de cette mondialisation marquée par la spéculation financière avec des privilégiés qui s'enrichissent et des salariés consommateurs qui s'appauvrissent.
Il existe un énorme fossé entre ce que pense la droite et le groupe socialiste. La politique économique et financière commune doit s'orienter vers le progrès social.
L'Europe doit veiller à ce que le progrès économique dans le monde conduise à plus d'équité, d'égalité, de droits dans le monde. C'est ça une véritable politique sociale.
Tous les sondages le confirment. Les citoyens veulent davantage de social, plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat et de meilleurs services publics.
L'économie européenne marque le pas. La Commission révise ses prévisions économiques à la baisse. Mais la politique proposée par la même Commission se contente d'incantations.
La globalisation est un processus nécessaire notamment pour permettre aux pays les plus pauvres d'accéder aux échanges internationaux et de relever ainsi le niveau de vie de leurs populations.
Mais ne soyons pas dupes des slogans. Le marché parfait cher aux Libéraux n'existe pas alors que des millions de consommateurs s'enfoncent dans l'endettement.
La stratégie de Lisbonne a permis d'augmenter la croissance et l'emploi mais tous n'en ont pas profité.
En réalité l'écart s'est creusé entre les salariés formés et ceux n'ayant pas de formation.
72 millions de personnes vivent dans la pauvreté qu'il y a en Europe dont 14 millions de pauvres qui travaillent.
Il faut que la nouvelle génération d'instruments économiques mette l'accent sur l'inclusion sociale et la protection sociale.
Il faut critiquer également le manque d'ambition de la Commission européenne, un programme social très maigre, très faible et qui ne dit rien de la direction à prendre.
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22.11.2007
Afrique et expérimentation de médicaments
Martin Winckler
Editions : Le cherche midi
Collection Néo
Comme beaucoup, j'ai découvert Martin Winckler à l'occasion de "La maladie de Sachs", prix du "livre Inter" 1998, réédité dans la collection "Folio" et ayant donné lieu à une adaptation cinématographique.
Je ne sais pas si Martin Winckler exerce toujours la médecine, mais il écrit, beaucoup et assez bien, et ses romans, tendance "policiers", dénoncent sans relâche le mauvais mariage entre la recherche médicale et les profits : "Touche pas à mes deux seins", "Mort in vitro", "Les trois médecins", "Camisoles", pour ne citer que ceux que j'ai lus.
Il n'est pas surprenant que cela l'ait amené à écrire un roman policier qui fasse directement allusion aux expérimentations médicales en Afrique.
John Le Carré l'a fait avant lui dans "La constance du jardinier" (adapté au cinéma).
Comme Martin Winckler est également un passionné de séries télévisées anciennes, ce roman s'inspire de la série "Le prisonnier", dont je n'ai pas beaucoup de souvenirs, car, à l'époque, je n'avais pas la télévision. C'était en noir et blanc, il y a moins d'un demi siècle...
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