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22/04/2008

crise alimentaire

Contribution à la réflexion sur la crise alimentaire

 

 

La hausse des prix agricoles a des raisons structurelles :

 

- La disparition des excédents européens (il y a deux ans j'avais écrit un article, passé totalement inaperçu, sur les risques que cette disparation fait peser sur les "banques alimentaires". Les plus pauvres que nos pauvres sont frappés les premiers) ;

 

- L'augmentation du pétrole rend plus cher les importations, y compris celle de l'aide ;

 

-  La compétition des agro carburants (allons nous continuer à les subventionner ? Il parait qu'il faut 80 litres de pétrole pour faire 100 litres d'éthanol ? ;

 

- L'augmentation de la demande, pour des raisons démographiques ou de changements des habitudes alimentaires.

 

 

Les mouvements spéculatifs, en particulier à la Bourse de Chicago, n'arrangent rien.

 

 

"Comme nous l'avons vu par le passé, ces questions conduisent parfois à la guerre"

 

Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI.

 

 

Comment ne pas craindre, en effet, que ces émeutes n'enfoncent le monde dans des crises régionales aigües ? Combien de déstabilisations incontrôlables à prévoir ?

 

 

Le Darfour et le réveil du problème touareg nous rappellent que la lutte pour la nourriture reste d'actualité.

 

 

L'exemple haïtien me semble également révélateur :

 

- Voilà un pays où la communauté internationale a organisé, à grands frais,  des élections, et entretient sur place une force de maintien de la paix (ce n'est pas une opération PESD, mais ça pourrait l'être...), avec une aide importante pour une tentative de reconstruction de l'Etat.

 

- Les émeutes de la faim y ont fait au moins six morts, dont un "casque bleu" qui tentait de s'interposer, et plus de 200 blessés.

 

- le Premier ministre a servi de "fusible", mais combien de premiers ministres, dans combien de pays devront sauter ?

 

 

 

Qu'avons-nous à proposer ? De nouvelles élections, avec une mission d'observation,  dans le cadre d'une aide à la démocratie et au respect des Droits de l'Homme ? Une force d'interposition de l'Union européenne ?

 

 

Plus de trente pays sont concernés dans le monde.

 

Faudra-t-il monter des opérations de "Politique Européenne de Sécurité et de Défense pour garder les rizières ?

 

Combien de "missions de Petersberg" en perspective ?

 

Notre "Instrument Européen de stabilité" ne suffira pas à faire face.

 

 

En bref, et en résumé, c'est la stabilité du monde qui est en jeu : un problème géopolitique !

 

 

Commentaires

OUI....!

Pour l'instant, attendons la décision de l'OPEP qui demande d'augmenter la production de pétrole...!
Cette décision aura pour but de faire baisser le prix du baril de pétrole.....!
Afin de tenter de rétablir les choses à un juste équilibre....!

Du moins cette décision est à souhaiter...!

Je pense que si accord il y a.... il y aura.... également des contreparties...!

Car, à mon sens... les pays producteurs de pétrole ne vont certainement pas produire à perte... car les ressources en pétrole ne sont pas inépuisables donc.....!!!!!

C'est là tout le problème ....!(profit avant tout..!)

ET comment se sortir de cette "engrenage"...?

Car l'incidence du prix du pétrole est en train de mettre la planète en péril ....!
C'est encore une fois les plus démunis qui en subissent les plus lourdes conséquences et c'est DRAMATIQUE....!

Citation:
"Rien n'est jamais sans conséquence, en conséquence rien n'est jamais gratuit."
Confucius.

Écrit par : Maïténa | 22/04/2008

Les commentaires sont fermés.