29/07/2011
Cameron Diaz peu crédible en prof
Bad Teacher
De Jake Kasdan
Avec Cameron Diaz
Ce n'est pas faire injure à mes enseignantes de dire qu'aucune, parfois charmantes au demeurant, ne ressemblait à Cameron Diaz, ou à Julia Roberts (qui joue un rôle de prof dans "Il n'est jamais trop tard").
Dans le genre prof désabusée, Cameron va beaucoup plus loin que Julia. Manifestement elle n'a aucun intérêt pour ce métier et la seule chose qui l'intéresse est de trouver un mari assez riche pour lui permettre de cesser de travailler.
Mais cette espèce est peu répandue chez les enseignants...
Elle invente donc des plans délirants qui montrent, qu'au moins, elle ne manque pas d'imagination.
Et elle s'en tire à son avantage face à son opposée : la bonne prof, pédagogue mais jalouse et méchante, deux défauts qui, comme chacun sait, sont toujours punis.
Le film idéal pour les adolescent(e)s en fin d'année scolaire : "les cahiers au feu, et les profs au milieu !". Sauf les "bad teachers" !!!
Pour les autres ???
08:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
22/07/2011
le nouveau Tati ?
Ni à vendre, ni à louer
De Pascal Rabaté
Avec Jacques Gamblin, Maria de Medeiros
Une superbe distribution des rôles pour des personnages à la fois ordinaires et qui sortent du commun.
Pas vraiment d'histoire pour une suite de situations généralement loufoques et sans parole.
Les destins se croisent et les gags s'enchaînent. Impossible de ne pas sourire. Plus ou moins souvent suivant le goût, ou non, pour cette poésie burlesque atypique, ouvertement inspirée de Tati, Jacques. Je précise car je découvre que ce nom ne dit plus grand chose aux moins de 40 ans.
Parfait pour des vacances reposantes.
08:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
15/07/2011
Tom Hanks et Julia Roberts
Il n'est jamais trop tard
(Larry Crowne)
De et avec Tom Hanks, avec Julia Roberts et Gugu Mbatha-Raw
L'action se passe dans l'Amérique d'aujourd'hui : un licenciement, et il n'est plus possible de rembourser le prêt de la maison qui devra être revendue à perte, ainsi que nombre d'objets qui s'y trouvent.
Puisque le reproche fait au personnage principal est de ne pas avoir de diplôme universitaire, il décide, malgré ses cinquante ans, de s'inscrire à deux "unités de valeur" à l'université.
Son enseignante, désabusée, en pleine crise de couple, est incarnée par Julia Roberts.
Sous la pression de la nécessité économique, il délaisse sa grosse voiture pour un scooter. Sous l'influence d'une ravissante étudiante (Gugu Mbatha-Raw, qui mérite d'être revue dans d'autres films), il modernise son "look".
Pour gagner sa vie, cet ancien cadre intermédiaire reprend son métier de cuisinier.
Il s'agit d'une comédie américaine, donc, dès le début nous savons que les choses vont bien se terminer entre Tom Hanks et Julia Roberts. En partie sur le scooter, comme le montre l'affiche. Mais ce n'est quand même pas "Vacances romaines".
Un film sympathique, et qui met de bonne humeur, au moment où il faut penser à s'inscrire, ou se réinscrire, à l'université...
08:48 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
08/07/2011
Gianni et les femmes
Gianni e le donne
De et avec Gianni Di Gregorio
Même réalisateur, même acteur, même "moule", même "veine" que "Le déjeuner du 15 août", avec le risque de la répétition qui lasse un peu.
Gianni est toujours au service de sa vieille maman qui passe toujours son temps avec ses vieilles copines.
Gianni a 62 ans. Il est né en 49, un notaire nous l'apprend au début du film.
Me suis-je senti trop impliqué pour goûter la saveur des situations ?
Gianni regarde les femmes, mais il est devenu transparent pour elles. L'une lui raconte qu'elle a rêvé de lui. Elle a rêvé qu'il était son grand-père...
Un film sur le renoncement ? Sur l'acceptation de l'âge et donc de la date de préemption, comme pour les yaourts ? Même s'il est toujours possible de les consommer quand la date est, un peu, dépassée...
Un film grinçant, parfois cruel pour un antihéros malmené et désenchanté.
Un film mélancolique, et tout de même plein de tendresse. "On ne pleure que sur soi même ?".
08:33 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
01/07/2011
Pater, qui êtes aux nues, restez y !
Pater
D'Alain Cavalier
Avec Alain Cavalier et Vincent Lindon
Je n'ai jamais vu autant de spectateurs sortir de la salle avant la fin d'un film qui, il est vrai, dure presque deux heures. Le grincement des portes faisaient à peine sursauter, dans leur sommeil, celles et ceux qui restaient.
Réflexions sur la politique et le cinéma ?
Sur la politique tout sonne faux. Lindon est plus crédible en maître nageur, ou en professeur de médecine, qu'en Premier ministre. Dans le rôle du Président, il n'y a pas meilleur acteur que celui qui est en place. Le jeu des acteurs, leurs réflexions montrent une méconnaissance totale de ce qui mérite mieux que du verbiage. Exemple : le "Président" et le "Premier ministre" s'affrontent pour savoir s'il faut limiter les plus hauts salaires à 10 ou à 15 fois le salaire minimum. Dans la réalité cet écart va de 500 à 100 fois le SMIC. Et il ne s'agit que des revenus salariés... (Voir ma note sur le roman de Liliane Bettencourt).
Libération qualifie le film d'"anti-conquête". Désolé, j'ai bien aimé "La conquête" qui, au moins sonnait juste, et comportait un vrai scénario, même si on en connaissait déjà la fin.
Je suis allé voir le film sur la foi de "critiques" quasi unanimes, sur ce film 5 fois "nominé" à Cannes et salué, lors de sa projection, à Cannes, par une "standing ovation". "Ovation pour un ovni". Il y a paradoxe quand les professionnels saluent les films qui vident les salles, sauf quelques minuscules salles d"'art t d'essai".
Ma récompense d'avoir tenu jusqu'à la fin, est que le "Président" Cavalier, candidat à sa réélection, n'arrive que troisième à l'issue du premier tour, et que "Le Figaro" trouve le film "quasiment prophétique" !
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma