09/01/2010
Le choeur des femmes
Le chœur des femmes
Martin Winckler
P.O.L. éditeur
Quel bonheur de retrouver la saveur de « La maladie de Sachs » (12 ans déjà !), en plus fort encore !
La vedette n’est plus tenue par Bruno Sachs, médecin de campagne, mais par Jean, interne en fin d’études, se destinant à la chirurgie, devant effectuer son dernier stage dans un service n’offrant aucune perspective de carrière.
On retrouve le style, si attachant, de « La maladie de Sachs », et tous les thèmes développés alors et depuis par Martin Winckler : la formation des médecins, les différentes sortes de pratiques, l’influence des laboratoires pharmaceutiques, la place des femmes, la détermination sexuelle…
J’ai eu un peu peur en voyant le « pavé » de 600 pages. Je ne regrette pas de m’en être saisi. Un livre pour les femmes, pour les hommes aussi (pour mieux aimer les femmes) et que je me vais me faire un plaisir d’offrir !
« Ne jugez pas, écoutez »
« Aucune douleur n’est justifiée, jamais »
« Tout le monde ment parce que tout n’est pas facile à dire »
08:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature
08/01/2010
Rapt
Rapt
De Lucas Delvaux
Avec Yvan Attal et Anne Consigny
Le scénario est inspiré de l'enlèvement du Baron Empain, patron du groupe industriel Empain/ Schneider, mais Delvaux situe l'action aujourd'hui, probablement pour montrer que les problématiques restent actuelles.
Et elles le sont effectivement à l'heure des "stock options" et autres parachutes dorés.
Le rapt va révéler au public ce monde de l'argent dans lequel il est possible de perdre au jeu, en une nuit, l'équivalent de plusieurs années de salaire ouvrier.
Est-on riche avec 20 millions d'euros ?
Un monde où l'avenir de l'entreprise et de ses salariés n'est pas la préoccupation principale, mais où les actionnaires haïssent les scandales.
Comme d'habitude, derrière l'histoire de gangsters et de policiers, Lucas Delvaux souligne les failles de la société.
Il montre également des personnages de grande densité que cette expérience involontaire va briser, joués magnifiquement par Yvan Attal, qui commence à ressembler à Samy Frey et Anne Consigny qui, de film en film, à la quarantaine lumineuse, s'affirme comme une des actrices les plus sensibles du cinéma français.
09:53 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
07/01/2010
expressions
Les expressions de nos grands-mères
Marianne Tillier
Points n°P2036
Collection « le goût des mots » dirigée par Philippe Delerm
J’ai appris que « les nèfles » (pas grand-chose) viennent du nom d’un fruit fade qui ne pouvait se consommer qu’en confiture.
« Chenapan » vient de l’allemand « schnapphahn » (qui attrape le coq », moins évident que « loustic » qui vient de « lustig » (gai).
« Potron minet », c’est quand le chat montre son cul (« potron » = cul en bas latin, qui a donné également postérieur).
Le « marchand de sable » qui vient nous endormir est apparu au XVIIe siècle.
J’ai été déçu d’apprendre que Morphée n’était pas une ravissante créature dans les bras de laquelle je pouvais me réfugier, mais le Dieu des songes, fils d’Hypnos (le sommeil) et Nyx (la nuit).
La « greluche » était, dans les années 30, une femme aux mœurs légères.
Il y en a 150 pages comme ça, mais je conteste que la « der des ders » fasse référence à la seconde guerre mondiale. Il s’agit de la première, ce qui rend l’expression amère, justement parce qu’’il y eu la seconde…
08:16 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature
05/01/2010
Fraternité
"Respectons nous les uns les autres.Evitons les mots et les attitudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous insulter."
"Casse toi, pauvre con"
Quand ce que tu dis contredit ce que tu es, nous savons que tu cherches à nous tromper.
18:20 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voeux, sarkozy
04/01/2010
Iran entre l'espoir et le chaos
Iran, entre l’espoir et le chaos
1979/2009, 30 ans de photojournalisme iranien
Exposition à la Monnaie de Paris
Jusqu’au 15 janvier
L’exposition, initialement prévue jusqu’au 20 décembre, a été prolongée jusqu’au 15 janvier. Les évènements actuels la rendent d’une actualité qui s’impose.
Les photographes se sont autocensurés dans le choix des œuvres exposées. Certaines photos ne sont pas toujours d’une grande qualité technique, car prises dans des conditions difficiles.
Rien à voir avec la Monnaie, mais l’exposition donne l’occasion de découvrir ce bâtiment magnifique, sur les bords de la Seine, en face du Louvre, à côté de l’Académie française.
Attention aux horaires. Officiellement la fermeture est à 17 heures 30, mais à 16 heures 45 la caissière termine sa journée et décrète la fermeture. Au Louvre, les caisses ferment une heure avant le musée, dont la taille justifie une telle mesure. Mais dans une petite exposition comme celle-ci ?
08:29 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo, iran


