04/01/2010
Iran entre l'espoir et le chaos
Iran, entre l’espoir et le chaos
1979/2009, 30 ans de photojournalisme iranien
Exposition à la Monnaie de Paris
Jusqu’au 15 janvier
L’exposition, initialement prévue jusqu’au 20 décembre, a été prolongée jusqu’au 15 janvier. Les évènements actuels la rendent d’une actualité qui s’impose.
Les photographes se sont autocensurés dans le choix des œuvres exposées. Certaines photos ne sont pas toujours d’une grande qualité technique, car prises dans des conditions difficiles.
Rien à voir avec la Monnaie, mais l’exposition donne l’occasion de découvrir ce bâtiment magnifique, sur les bords de la Seine, en face du Louvre, à côté de l’Académie française.
Attention aux horaires. Officiellement la fermeture est à 17 heures 30, mais à 16 heures 45 la caissière termine sa journée et décrète la fermeture. Au Louvre, les caisses ferment une heure avant le musée, dont la taille justifie une telle mesure. Mais dans une petite exposition comme celle-ci ?
08:29 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo, iran
03/01/2010
l'interprétation des meurtres
L’interprétation des meurtres
Jed Rubenfeld
Pocket 13611
Quand un universitaire, ayant consacré sa thèse à Freud, décide d’écrire un roman policier, il y est question du subconscient qui guide les actions, y compris les criminelles.
Dans ce roman policier, il est donc question de l’inconscient, de rêves, qui en sont la porte, de refoulement des désirs sexuels, de l’Oedipe, clé indispensable pour comprendre Hamlet. Mais si Freud avait compris à l’envers ? Si c’était les pères qui voulaient tuer les fils, par jalousie ? « Le secret du désir œdipien se cache dans le cœur des parents et non des enfants ». J’ai connu, au Niger, un lion qui cherchait à tuer tous ses descendants mâles…
L’action se passe au début du XXe siècle, à New-York en plein transformation, lors du seul voyage de Freud dans cette ville. Sont mélangées les personnes réels (Freud, Jung, le maire de New-York, etc.) et les personnages inventés, parfois à partir de cas connus et expliqués par Freud, en changeant à peine leur nom.
L’énigme est parfois un peu embrouillée : c’est quand elle colle à la réalité de « patients » ayant existés !
« Les malheureux se ressemblent tous. Une blessure d’autrefois, un désir jamais assouvi, un orgueil outragé, un amour naissant brisé par le mépris, ou pire, l’indifférence. »
« La psychanalyse exigeait qu’on eût conscience de ses véritables désirs sexuels, pas qu’on y succombât »
« Les traits que nous attribuons à Dieu reflètent les craintes et les désirs que nous éprouvions en tant que petit enfant »
« Le désir commence toujours par le désir du désir de l’autre » (Hegel)
08:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
02/01/2010
Pas si simple
Pas si simple
(It’s complicated)
De Nancy Meyers
Avec Meryl Streep, Alec Baldwin et Steve Martin
Divorcés depuis dix ans, ils se retrouvent à l’occasion de la remise de diplôme universitaire de leur fils.
Il n’est pas heureux dans son nouveau mariage, elle est seule, ils ont plein de, bons, souvenirs en commun, ils ont envie l’un de l’autre…
C’est une comédie romantique américaine. Comédie, avec plein de gags. Romantique, puisque basée sur de, bons, sentiments, et sur la tendresse réciproque. Américaine, riche et blanche, y compris dans sa vision de la France, à travers les pâtisseries et les chansons populaires.
Le cinéma américain sait parfaitement segmenter le marché. Les comédies pour les adolescents sont légions. La courbe démographique rend inévitables les comédies pour les quinqua et sexagénaires. Celle-ci est réussie.
08:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
01/01/2010
voeux
Je vous souhaite plein de moments de bonheur.
Que ceux-ci, ainsi que le souvenir des moments de bonheur des années passées, compensent largement les tracas de la vie.
Parmi mes moments de bonheur : vos visites sur ce blog : + de 2.000 depuis plusieurs mois. Je sais bien que certains ont ce chiffre chaque jour, mais j’accepte de ne pas courir dans la même catégorie. Une moyenne de 90 visites par jour en décembre me fait très plaisir, et je vous souhaite, à vous toutes et tous, qui venez me lire, une très bonne année 2010.
08:07 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (2)
31/12/2009
innocentes à la valise trop pleines
Dans une prison de Saint Domingue
Il y a trois ans, en République dominicaine, je suis allé visiter une prison « modèle », construite avec l’aide de l’Union européenne.
Quand on voit le rapport du Conseil de l’Europe sur l’état des prisons en Fiance, les classant au niveau de celles de la Moldavie, on espère que notre pays n’a pas servi de …modèle !
J’ai demandé à rencontrer les Françaises qui y étaient détenues, ce que j’ai pu faire sans témoins.
J’ai parlé, en particulier, avec une jeune femme comme celles qui viennent d’être graciées : sans histoire, sans « casier », bien intégrée dans la vie, en vacances à Saint Domingue, jusqu’à la découverte d’un paquet de drogue dans sa valise, déposée là « à l’insu de son plein gré ».
Elle était, bien entendu, choquée de se trouver en prison. Elle passait le temps libre en apprenant l’espagnol et en enseignant le français à ses codétenues. Elle regrettait de ne rien avoir à lire en français. Je me suis fais un plaisir de lui envoyer un paquet de livres. Le plus dur pour elle est que, depuis sa condamnation, son père refusait de la voir, et même de lui parler au téléphone. Je sais que les hommes peuvent être cons, je pensais que les hommes étaient moins cons dans leur rôle de père… J’étais touché, car quel père peut avoir la certitude que son enfant ne se trouvera jamais dans cette situation ? A l’époque, elle avait fait appel, et était pleine d’espoir. Elle regrettait également de recevoir moins de visites de nos services diplomatiques que ses compagnes des autres pays de l’Union européenne. Quand j’en ai fait la remarque à l’ambassadeur de France, il m’a répondu, laconique, qu’il était normal que les Néerlandaises, plus nombreuses, reçoivent plus de visites…Il m’a également expliqué que le « protocole » permettant à chacun(e) d’accomplir sa peine dans son pays était en négociation. Il vient enfin d’être conclu, quatre ans après l’accord entre l’Allemagne et la république dominicaine. Quels étaient les obstacles ? Pourquoi tant de temps ?
Le ministre dominicain de la justice m’avait expliqué que le nombre de jeunes filles piégées ainsi, toutes se proclamant innocentes, était en augmentation, que le scénario était toujours le même, tout comme le « profil » de ces jeunes, que la drogue était rarement découverte par hasard, que le verdict était sans surprise : 8 ans de prison, avec un retour en France à la moitié de la peine. Un moindre mal, car il n’y a pas qu’en Chine que cela est passible de la peine de mort.
Que doivent penser nos 17 nos compatriotes actuellement en prison à Saint Domingue pour ces raisons ? Qu’ils et elles n’ont pas la chance de venir de la circonscription élective d’un ministre en campagne électorale ? Que la justice n’est pas la même pour tout le monde ?
J’ai téléphoné à la maman de la jeune détenue que j’avais rencontrée, pour avoir des nouvelles. Elle a bientôt fait la moitié de sa peine. Elle a quitté la prison « modèle » qu’elle ne supportait plus. Elle espère bien revenir bientôt en France, sans ministre, sans photographes ni caméras…
15:32 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (1)


