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15/10/2009

tirer les leçons de la crise économique

Tirer les leçons de la crise et préparer l'avenir

 

L'erreur serait de croire que la crise - la plus grave depuis la grande dépression de 1929 - est terminée et que tout peut recommencer comme avant.

 

Il y a eu des dysfonctionnements au moment de la crise.  Notamment le manque de coordination et de concertation entre les Etats membres de l'Union Européenne dans les plans de sauvetage des banques et les programmes de relance. Il faudra tout mettre en oeuvre pour que cela ne se reproduise jamais.

 

Et l'avenir? Les marchés financiers doivent être au service de l'économie et des gens et non l'inverse. Des défis majeurs attendent l'Europe: la sortie de crise, le modèle de croissance pour demain, la lutte contre le changement climatique, l'indépendance énergétique et le vieillissement de sa population.  Seuls des marchés financiers assainis, régulés et responsables permettront à l'Union européenne de relever ces défis.

 

 

 

15:17 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2009

mieux vaut prévenir que guérir

Compensation  financière pour les effets du réchauffement climatique ?

 

Bien entendu, ce ne sont pas les pays les plus fragiles face au réchauffement climatique qui envoient le plus de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Ainsi l'Afrique ne serait responsable que de 4% de ceux-ci.

Cela amène l'Union africaine à réclamer plusieurs dizaines de milliards d'euros par an de dédommagement.

Et les Européens de chercher de nouvelles sources de financement pour mettre en place des projets pour lutter contre la désertification.

Zapatero envisage de proposer aux pays riches de consacrer 0,7% de leur PNB à cela.

On se souvient que la même promesse avait été faite pour l'aide au développement, et qu'elle n'a jamais été tenue.

On sait bien que nos Etats sont déjà hyper endettés et que les ministres des finances cherchent plutôt à diminuer les dépenses...

Taxes sur les billets d'avion, taxes sur les transactions financières, d'autres sources de financement sont étudiées.

Et si, plutôt que de donner de l'argent aux victimes,  on faisait ce qu'il faut pour éviter de provoquer ou d'augmenter le changement climatique ?

 

12/10/2009

Nobel de la paix : un choix social-démocrate

Prix Nobel de la paix : le rôle de Thorbjorn Jagland

 

 

Le journal Le Monde de samedi souligne, à juste raison, le rôle,  dans le choix d'Obama,  du nouveau président du comité de sélection du comité du prix Nobel de la paix.

 

J'ai bien connu Thobjorn Jagland, leader du parti social-démocrate norvégien, succédant à Gro Harlem Bruntland au poste de Premier ministre,  vice-président très actif de l'Internationale socialiste, cherchant à ressusciter les accords d'Oslo entre Israël et le Fatah, par d'interminables allers et retours entre les travaillistes israéliens et les Palestiniens d'Arafat.

 

Tout le monde interprète ce prix comme un encouragement donné au Président américain. Thornjorn pensait probablement plus à un "Oslo 2" qu'à une incitation à quitter l'Irak et l'Afghanistan.

 

Pour donner le prix à Obama, il est,  peut-être,  dommage que le comité Nobel de la paix n'ait pas attendu le résultat des négociations sur le désarmement nucléaire, dans le cadre du Traité de Non Prolifération, qui doit être renouvelé l'année prochaine. Pour ne pas avoir à partager le Nobel avec les dirigeants russes ?

 

  

10/10/2009

Tokyo

Tokyo

 

Mo Hayder

 

Pocket n°12844

 

 

Sur les couvertures de ses livres son nom est écrit quatre fois plus gros que le titre de l'ouvrage : un signe qui ne trompe pas sur la notoriété de l'auteur(e).

 

Je me suis donc senti obligé de découvrir l'œuvre de cette anglaise blonde aux yeux bleus.

 

Ma spécialiste des "thrillers" m'a conseillé Tokyo, lauréat du prix SNCF du polar européen, prix des lectrices d'ELLE, et qui figure dans la sélection "100 polars" de la FNAC.

 

Ce livre est écrit à la première personne, mais il y a deux "premières personnes", dont les histoires se rejoignent : d'une part une jeune femme, anglaise, qui arrive à Tokyo pour faire des recherches historiques qui l'obsèdent, et travaille, pour survivre, comme "hôtesse" dans un club, et d'autre part un lettré chinois qui raconte l'angoisse devant l'arrivée des envahisseurs japonais, à Nankin, en décembre 1937 (300.000 morts, niés par de nombreux historiens japonais.

 

Le lecteur est conduit, doucement mais surement, vers le double suspens, intense,  des cent dernières pages, avec une phrase finale qui n'est pas franchement optimiste : "en ce monde aucun de nous n'en a pour très longtemps".

 

Remarque : je n'ai pas trouvé dans ce livre, qui ne manque pas de tendresse(s),  la moindre trace d'humour, même macabre.

 

Questions :

Comment peut-on imaginer des choses pareilles ?

Comment de telles horreurs peuvent-elles être inspirées par des faits réels ?

Jusqu'au l'être humain est-il prêt à aller dans son pacte faustien à la recherche de l'immortalité ?

 

 

"Il n'y a rien d'autre que la superstition pour éclairer les errements de notre monde"

 

"La patience transforme la feuille de mûrier en soie"

 

"Le Japon et la Chine avaient en commun d'avoir traversé des années où les seules protéines accessibles au peuple étaient celles des cocons de vers à soie"

 

"On mange d'abord avec les yeux" (proverbe japonais)

 

08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

09/10/2009

le dernier Woody Allen

Whatever works

 

(Du moment que ça marche...)

 

De Woody Allen

 

Avec Larry David et Evan Rachel Wood

 

 

Woody Allen ne joue pas dans ce film, dernier en date du maestro, mais Larry David est son double parfait dans le rôle de ce misanthrope grincheux ("comment faire confiance à l'espèce humaine pour qui il a été nécessaire d'inventer les chasses d'eau automatiques..."),  confronté à une petite jeune débarquant du sud profond.

 

Woody Allen très présent dans les thèmes et les façons de les traiter : il ne manque que le psy !

 

Il y a le sexe, mais sans scène de sexe, la mort, mais sans mort, il y a donc la vie, avec tous ces hasards, impossibles à maîtriser, ni même à rationnaliser.  Il y a New-York,  dont on ne parle pas mais que l'on voit.

 

Les répliques sont cinglantes, les dialogues d'autant plus savoureux que l'auteur se défoule sur les néoconservateurs, dans une Amérique "où un noir peut se faire élire Président, mais n'a aucune chance de se faire prendre en taxi".

 

Un film "Woody Allen pur jus",  qui donne le sourire et met de bonne humeur.

 

08:54 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma