16/09/2009
Barroso, de peu
Barroso, de peu !
Barroso 13 voix au dessus de la majorité "qualifiée", grâce au soutien des eurosceptiques, avec moins de voix qu'il y a 5 ans.
Il devra se présenter de nouveau devant le Parlement européen, son équipe au complet, pour l'approbation du programme de travail de la Commission. Le vote ne sera plus sur l'homme mais sur les politiques proposées.
Sil ne donne toujours aucune perspective de solidarité collective, notamment sur les services publics, la Gauche votera de nouveau contre, même en étant, malheureusement, minoritaire.
17:52 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
15/09/2009
Le livre qui fait parler, en mal, du PS
Hold-UPS , arnaques et trahisons
Antonin André et Karim Rissouli
Editions du moment
Tout le monde est au courant des fraudes qui ont entachée l'élection de Martine Aubry au poste de leader du PS.
Il n'y a qu'au PS que cela peut arriver, puisque c'est le seul parti où le/la numéro 1 est élu(e) directement au suffrage universel des militant(e)s.
Mince consolation, je l'avoue, car jamais, pour un démocrate, la fin ne peut justifier les moyens.
Je suis bien content de ne pas y avoir participé, ni au vote, et encore moins aux fraudes.
Après plusieurs décennies au PS, je n'ai pas attendu ce livre pour savoir que, la nature humaine étant ce qu'elle est, certain(e)s n'hésitent pas à utiliser des méthodes de voyous pour parvenir à leurs fins, dès que le moindre poste est en jeu, tout en ayant les mots "camarade" et "gauche" à la bouche. J'ai cru comprendre que ce n'était guère mieux dans les organisations non politiques, malheureusement...
Puisque tout le monde est au courant, j'ai donc lu ce livre en "sautant" le premier chapitre, dont tout le monde parle.
Le problème, de fond, avec ce livre, c'est que les auteurs n'ont pas fait le travail de base de doivent faire tous les bons journalistes : vérifier et recouper les informations recueillies. C'est long et ça évite les scandales, c'est déontologique, donc ce n'est pas payant.
Trois exemples, et il y en a probablement beaucoup d'autres :
1) sur un sujet que je connais bien : l'Europe : ils reprennent l'affirmation selon laquelle "pour la première fois les socialistes européens avaient un "Manifeste" commun", alors qu'il n'était pas difficile de vérifier que les socialistes européens ont eu un Manifeste commun pour chaque élection européenne depuis 1979. Le fait que des socialistes aient répété cette sottise, ne me semble pas être une excuse valable, car cela n'en fait pas une vérité !
2) Les auteurs racontent un affrontement entre Martine Aubry et le journaliste de Libération chargé de suivre le PS. Celui-ci a non seulement démenti, mais regretté que ses confrères ne se soient pas donné la peine d'entrer en contact avec lui avant d'écrire.
3) Dans un autre chapitre, les auteurs font entrer en scène le mari de Martine Aubry, à Reims, où il n'était pas...
L'impression qui en ressort, à mes yeux, est que ces deux jeunes journalistes (28 et 35 ans) ont voulu faire un "coup", double, médiatique (ils font le "buzz !", le livre se vend bien, même moi je l'ai acheté !) et politique (belle attaque contre le PS en général et Martine Aubry en particulier qu'ils nomment "la maîtresse d'école", "la tsarine", "cette femme qui n'est pas à sa place", etc.. J'espère que la Droite sera reconnaissante), et pour cela ils répètent tout ce qu'ils ont pu entendre, et qui peut faire vendre, sans chercher à vérifier le moins du monde la véracité des faits rapportés, sans utiliser le conditionnel.
09:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, politique
14/09/2009
Barroso (bis)
Barroso : le Parlement européen votera mercredi...malheureusement !
La Droite est majoritaire au Parlement européen : la majorité a donc décidé que le vote sur l'investiture du Président de la Commission européenne interviendrait mercredi.
Ce qui est curieux, quelques semaines avant le vote irlandais sur le Traité de Lisbonne qui prévoit d'autres procédures, avec plus de pouvoirs pour le Parlement européen.
Si les Irlandais votent OUI, le Traité de Lisbonne entrera en vigueur, et nous aurons alors une procédure différente.
La Droite au Parlement européen (avec l'appui des Verts et l'abstention des communistes) a rejeté l'idée d'un nouveau vote sur le Président de la Commission en suivant la procédure du Traité de Lisbonne.
Nous aurions donc une Commission européenne, et son Président, désignés selon deux procédures différentes !
Pourquoi ne pas attendre le verdict des électeurs irlandais, début octobre ?
08:44 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
13/09/2009
Prise d'otages dans le métro
Pelham 123
De Tony Scott
Avec Denzel Washington et John Travolta
Prise d'otages dans le métro de New-York.
Meneur des preneurs d'otages : John Travolta, plus proche de "Pulp Fiction" que de "La fièvre du samedi soir".
A l'autre bout du fil, le héros : Denzel Washington, digne d'Obama.
Les répliques fusent, non dénuées d'humour.
Deux acteurs excellents pour un film d'actions, avec course contre la montre dans les rues de New-York.
Pas vraiment de suspens : tout est bien qui finira bien !
08:12 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
11/09/2009
ennemis publics
Public enemies
De Michael Mann
Avec Johnny Depp et Marion Cotillard
C'est l'histoire de John Dilliger, braqueur de banques aux Etats-Unis, dans les années 30, au moment de la "grande dépression" économique.
Ce n'est pas un film social, mais il montre, incidemment, les difficultés de la vie dans ces années là.
Ce n'est pas un film politique, mais il fait bien comprendre que le FBI a eu du mal à se mettre en place, tant chaque Etat, à l'intérieur des Etats-Unis, est sourcilleux de son indépendance.
C'est un film d'actions, avec, en prime, une histoire d'amour qui met en valeur la "môme" Marion Cotillard.
Mais n'est-il pas dangereux de présenter comme un héros positif un braqueur de banques ?
Dilliger n'était ni Robin des bois, ni Mandrin. Il ne volait que les riches banques anonymes, mais ne redistribuait rien aux pauvres.
Le crime organisé préfère les affaires discrètes aux héros. Dilliger n'avait aucune chance.
08:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma


