28/03/2011
Non à la casse sociale
NON A LA CASSE SOCIALE DANS LE MARCHE INTERIEUR
Les eurodéputés socialistes n'ont pas approuvé le pacte pour le "marché intérieur" faute d'avoir obtenu des garanties suffisantes pour la protection des droits des travailleurs.
Il est inacceptable que les futures avancées du marché intérieur débouchent sur un recul de la protection sociale en Europe.
La mise en oeuvre la directive "services" et la jurisprudence de la Cour européenne de justice conduisent à exiger des garanties.
La Commission européenne a proposé 50 mesures pour relancer le marché intérieur. Il ne serait pas acceptable que leur mise en oeuvre remette en cause les droits sociaux fondamentaux tels que le droit de grève, les systèmes de négociations collectives. Elles ne doivent pas déboucher non plus sur du dumping social.
Il faut regretter sur ce point l'intransigeance des élus de droite, alors que le commissaire Barnier est favorable au principe d'une clause sociale. S'il persiste dans cette voie, il peut compter sur l'appui des socialistes européens. Nous continuerons à mener cette bataille.
08:21 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
27/03/2011
si vous pouvez voter aujourd'hui...
Dimanche, c’est élection dans le canton !
Il y a des gens, comme moi, qui n’ont pas la chance de pouvoir voter aujourd’hui : pas le bon canton.
Il y a beaucoup d’endroits où j’aimerais voter aujourd’hui : des endroits où je voudrais favoriser l’élection de quelqu’un(e) qui me semble bien ; beaucoup d’endroits où je voudrais pouvoir voter pour empêcher l’élection d’un(e) malfaisant(e) ; certains départements où la majorité pourrait changer à 1 ou 2 sièges près…
Malheureusement chez moi, comme dans la moitié de la France, nous ne votons pas aujourd’hui. Alors, si vous, vous pouvez voter, s’il vous plait : faîtes le pour moi !
09:58 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0)
26/03/2011
l'ingratitude des fils
L'ingratitude des fils
Pierre D'Ovidio
10/18 n°4402
Collection "grands détectives"
Paris, hiver 45 : il fait très froid et les conditions de survie sont difficiles.
Un cadavre, à moitié calciné, est découvert par des enfants jouant dans des décombres.
Un jeune inspecteur de police mène l'enquête, entre deux séances de cinéma pour aller voir Chaplin et "Les enfants du paradis".
Parallèlement, nous avons droit à des retours en arrière qui nous racontent la vie de juifs lithuaniens, à Vilnius, la "Jérusalem du nord".
1915 : l'entrée des troupes allemandes le jour du Yom Kippour. L'occupation allemande jusqu'à novembre 1918, remplacée par l'occupation bolchévique, puis par les fascistes polonais du général Pilsudski.
Le choléra et le typhus. Des pogroms.
1926 : la victoire aux élections de juin de la gauche, renversée en décembre par un coup d'Etat militaire appuyé par les "Loups de fer", milice fasciste calquée sur celles de Mussolini. S'épanouit alors "un racisme étroit, vengeur, qui aspirait à la pureté de la race et mobilisait de plus en plus contre les "étrangers" sur fond de stagnation économique".
1933 : l'arrivée d'Hitler au pouvoir en Allemagne. La propagande antisémite haineuse qui redouble.
L'exil, vers Paris, puisque les USA ont instauré des "quotas sévères pour les immigrants d'Europe centrale et septentrionale".
1936 : Les espoirs du Front populaire.
1940 : l'occupation allemande.
Août 1941 : la rafle des juifs dans le XIe arrondissement, répétition générale de la trop fameuse "rafle du Vel d'Hiv", un an plus tard.
Bien entendu, les deux histoires vont se rejoindre pour le dénouement final !
"Ceux qui oublient le passé se condamnent à le revivre" (George Santayana)
08:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)
25/03/2011
la permission de minuit
La permission de minuit
De Delphine Gleize
Avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos et Quentin Challat
La vie vaut la peine d'être vécue, car l'amour est là, tout proche. Même quand la mort menace, à cause d'une maladie "orpheline", génétique, qui provoque des cancers.
Vincent Lindon incarne un professeur de médecine, avec la même humanité qu'il incarnait hier un maître nageur, qui s'attache à une jeune malade, comme hier il s'attachait à un jeune clandestin voulant rejoindre l'Angleterre à la nage.
Un médecin qui va jusqu'à payer de sa poche, à la grande surprise de son épouse, 5 000 euros de lampes sans UV pour que son petit protégé puisse jouer au rugby en nocturne (Allez, poussez, les avants de Bayonne !).
Un médecin qui n'arrive pas à partir et à laisser la place à sa remplaçante (Emmanuelle Devos).
Le jeune Quentin Challat joue tellement bien que l'on se demande parfois s'il n'est pas réellement un "enfant de la lune", ces enfants qui ne peuvent s'exposer aux rayons UV, sous peine de mort et qui ont donc, pour sortir, la "permission de minuit", et de se déguiser en vampires...
Dans son cas le passage à l'adolescence est d'autant plus sensible. "L'important, c'est que les femmes avec qui l'on est n'aient pas à se plaindre !", lui dit son docteur alors qu'il rêve de faire l'amour au moins une fois avant de, peut-être, mourir trop tôt, en refusant tout apitoiement.
Un film touchant, poignant, sans pathos, mais qui m'a mis, quand même, les larmes au bord des yeux à plusieurs reprises.
12:19 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)
24/03/2011
Pour une Europe socialiste
Pour une Europe juste
Elisabeth Guigou
Editions du "Cherche midi"
Elisabeth Guigou répond aux questions de la journaliste de France 3 Véronique Auger sur sa passion : l'Europe. Elle n'oublie pas qu'elle a été "Garde des sceaux", donc elle parle longuement de la coopération européenne en matière de justice. "Il faut prendre les décisions nécessaires pour que les policiers et les juges puissent enfin agir aussi vite que les délinquants et les criminels".
Elle a également été ministre des affaires sociales. Elle réclame donc "des systèmes de contrôle et de solidarité".
Sur le plan économique, elle reprend les idées défendues par les socialistes européens : créer un Fonds monétaire européen, une agence de notation européenne, une agence de surveillance financière européenne, une taxe sur les transactions financières ; et ce que proposait déjà Jacques Delors : emprunter sur les marchés pour financer des investissements d'avenir, dans les grands réseaux de communication et dans l'économie de la connaissance.
Elle n'oublie pas non plus qu'elle est née sur la rive sud de la Méditerranée et pose comme postulat "la condition sine qua non pour que l'Europe reste un acteur mondial est qu'elle s'allie avec son sud". Il faut donc "bâtir une union euro-méditerranéenne, puis euro-africaine."
"La seule vraie méthode pour limiter l'immigration clandestine, c'est le développement dans les pays d'émigration".
"Les solutions, les innovations doivent être trouvées au niveau de l'Union européenne".
"Pourquoi intituler le Traité "Constitution" ? On a créé des illusions, et les peuples se sont braqués". "Il aurait fallu avoir la lucidité de défendre ce Traité constitutionnel pour ce qu'il était".
"L'Europe sera la somme des solutions qu'elle saura apporter à ses crises" (Jean Monnet)
"On projette sur l'Europe des menaces imaginaires alors qu'elle nous protège des risques bien réels" (François Mitterrand)
08:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe


